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Troisieme mystere
glorieux du Rosaire ( chapelet ) :

Pentecote : descente du Saint Esprit
1- d’après les visions et paroles de Jésus
données à Maria Valtorta dans « l’Evangile tel qu’il m’a été
révélé » :
2
- puis d’après les visions de Anne Catherine
Emmerich , cliquez ici pour y accéder
Il n’y a pas de voix ni de bruits dans la maison du Cénacle. Il
n’y a pas de disciples présents, du moins je n’entends rien qui me permette de
dire que dans les autres pièces de la maison sont rassemblées des personnes. Il
y a seulement la présence et les voix des douze et de Marie très Sainte,
rassemblés dans la salle de
La pièce semble plus vaste car le mobilier, disposé différemment,
laisse libre tout le milieu de la pièce et aussi deux des murs. Contre le
troisième on a poussé la table qui a servi pour
Il n’y a pas de nappe ni de vaisselle sur la table, les crédences sont dégarnies et aussi les murs de leurs ornements. Seul le lampadaire brûle au centre, mais avec la seule flamme centrale allumée; l’autre cercle de petites lampes qui sert de corolle au bizarre lampadaire est éteint.
Les fenêtres sont fermées et barrées par une lourde barre de fer qui les traverse. Mais un rayon de soleil s’infiltre hardiment par un petit trou et descend comme une aiguille longue et fine jusqu’au pavé où il dessine une tache lumineuse.
Marie est vêtue de bleu foncé. Elle a sur ses cheveux son voile blanc et par-dessus un pan de son manteau. Les autres ont tous la tête découverte.
Marie lit lentement à haute voix, mais à cause du peu de lumière qui arrive jusque là, je crois plutôt qu’au lieu de lire elle répète de mémoire les paroles écrites sur le rouleau qu’elle tient déplié. Les autres la suivent en silence, en méditant. De temps à autre ils répondent si le cas se présente.
225> Marie a le visage transfiguré par un sourire
extatique. Qui sait ce qu’elle voit, de si capable d’allumer ses yeux comme
deux claires étoiles, et de rougir ses joues d’ivoire comme si une flamme rose
se réfléchissait sur elle ? C’est vraiment
Les apôtres se penchent en avant, en se tenant un peu de biais
pour voir son visage pendant qu’elle sourit si doucement et qu’elle lit. Sa
voix semble un cantique angélique. Pierre en est tellement ému que deux grosses
larmes tombent de ses yeux et, par un sentier de rides gravées aux côtés de son
nez, elles descendent se perdre dans le buisson de sa barbe grisonnante. Mais
Jean reflète son sourire virginal et s’enflamme d’amour comme elle, pendant
qu’il suit du regard ce que lit
La lecture est finie. La voix de Marie s’arrête et on n’entend plus le bruissement des parchemins déroulés et enroulés. Marie se recueille en une oraison secrète, en joignant les mains sur sa poitrine et en appuyant sa tête contre le coffre. Les apôtres l’imitent...
Un grondement très puissant et harmonieux, qui
rappelle le vent et la harpe, et aussi le chant d’un homme et le son d’un orgue
parfait, résonne à l’improviste dans le silence du matin. Il se rapproche,
toujours plus harmonieux et plus puissant, et emplit
Les apôtres lèvent la tête effrayés. Ce bruit puissant et très
beau, qui possède toutes les notes les plus belles que Dieu ait données au Ciel
et à
226>
Et puis voilà
Mais la flamme qui descend sur Marie n’est pas une flamme dressée
sur son front qu’elle baise, mais une couronne qui entoure et ceint, comme un
diadème, sa tête virginale, en couronnant comme Reine
L’Esprit-Saint fait briller ses flammes autour de la tête de
l’Aimée. Quelles paroles peut-Il lui dire ? Mystère ! Son visage béni est
transfiguré par une joie surnaturelle, et rit du sourire des Séraphins pendant
que des larmes bienheureuses semblent des diamants qui descendent le long des
joues de
Le Feu reste ainsi quelque temps... Et puis il se dissipe... De sa descente il reste comme souvenir un parfum qu’aucune fleur terrestre ne peut dégager... Le Parfum du Paradis...
Les apôtres reviennent à eux...
Marie reste extasiée. Elle croise seulement les bras sur sa poitrine, ferme les yeux, baisse la tête... Elle continue son colloque avec Dieu... insensible à tout...
Personne n’ose la troubler.
Jean dit en la désignant : "C’est l’autel. Et c’est sur sa
gloire que s’est posée
"Oui. Ne troublons pas sa joie. Mais allons prêcher le Seigneur et que soient connues ses œuvres et ses paroles parmi les peuples" dit Pierre avec une surnaturelle impulsivité.
227> "Allons ! Allons ! L’Esprit de Dieu brûle en moi" dit Jacques d’Alphée.
"Et il nous pousse à agir. Tous. Allons évangéliser les gens."
Ils sortent comme s’ils étaient poussés ou attirés par un vent ou
par une force irrésistible.
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( d’apres les visions d’Anne Catherine Emmerich )
Cette nuit il y eut beaucoup de mouvement dans la maison où se tenaient les
membres de la communauté chrétienne. Cent vingt personnes étaient réunies dans
le cénacle et dans ses dépendances : la sainte Vierge s'y trouvait avec les
femmes, ses amies. Ils me parurent aujourd'hui plus calmes : précédemment ils
avaient dans l'esprit des pensées qui les agitaient ; ils se demandaient
comment le Consolateur, le Saint Esprit, viendrait à eux et ce qui arriverait
alors. Aujourd'hui ils avaient beaucoup plus de confiance.
Je remarquai après minuit dans toute la nature une émotion mystérieuse et je ne
sais quel mouvement de joie qui se communiquait à tous les assistants. Il me
sembla aussi qu'à travers l'ouverture pratiquée en haut de la salle on voyait
poindre dans le ciel une faible lumière. Les apôtres étaient devenus silencieux
: ils avaient quitté les places qu'ils occupaient au milieu de la salle pour se
ranger contre les parois et ils se tenaient près des piliers. Les disciples
étaient placés dans les galeries latérales d'où ils voyaient l'intérieur de la
salle. Pierre était debout devant le rideau qui cachait le Très Saint Sacrement
; la sainte Vierge se tenait dans la salle devant la porte du vestibule où se
trouvaient les saintes femmes. dont cinq étaient à demeure dans la maison
Tous se tenaient immobiles et dans l'attente, les bras croisés sur la poitrine
et les yeux baissés vers la terre, et le calme qui régnait parmi eux se
répandit partout de proche en proche. Les disciples, qui étaient dans les
salles voisines, cherchèrent chacun sa place et bientôt le plus profond silence
régna dans toute l'étendue de la maison.
Vers le matin, Je vis au-dessus de la montagne des Oliviers, à l'endroit ou le
Seigneur était monté au ciel, une nuée lumineuse, brillant d'un éclat argentin,
descendre du ciel et s'approcher en baissant de la maison des apôtres à Sion.
Je vis dans le lointain, sur le premier plan, se mouvoir comme un globe
accompagné dans sa marche d'un souffle de vent doux et tiède. En approchant, la
nuée grandit et passa au-dessus de la ville comme une brume lumineuse, puis se
ramassant et se concentrant au-dessus de Sion et du cénacle, pendant que son
éclat et sa transparence allaient toujours en augmentant, elle s'arrêta,
semblable à un soleil resplendissant, et descendit comme une nuée d'orage qui
s'abaisse, avec un bruit pareil à celui d'un tourbillon de vent impétueux. A ce
bruit je vis beaucoup de Juifs qui avaient vu la nuée s'enfuir tout effrayés
vers le temple. Pour moi, quand j'entendis arriver ce vent avec une violence
toujours croissante, je fus prise d'une terreur d'enfant, et, craignant que
cela ne finit tout d'un coup par une terrible explosion, je cherchai avec
inquiétude où je pourrais me mettre a l'abri. C'était comme un orage qui arrive
rapidement, mais qui, au lieu de monter de la terre, descend du ciel, qui
apporte une vive lumière au lieu d'une profonde obscurité et qui marche
accompagné d'un bruit mystérieux au lieu de faire retentir les éclats du
tonnerre. Or le mouvement de l'air qui produisait ce bruit se faisait sentir
comme un courant d'air chaud dont l'influence était singulièrement agréable
Quand la nuée lumineuse s'abaissa tout à fait sur le cénacle, en même temps que
son éclat augmentait et que le bruit du vent redoublait, je vis la maison et tout
ce qui l'entourait s'illuminer de plus en plus : je vis aussi les apôtres, les
disciples et les saintes femmes de plus en plus recueillis et pleins de ferveur
intérieure. Je ne puis rendre à quel point tout m'apparaissait clair et
lumineux : tout était transparent pour moi.
Cependant vers trois heures du matin, avant le lever du soleil, je vis partir
le la nuée retentissante des courants de lumière blanche qui se croisèrent sept
fois et en se croisant ainsi se divisèrent en rayons isolés et en larmes de feu
qui tombèrent sur la maison et ses dépendances. Le point ou se coupaient les
sept courants lumineux était entouré d'une lumière semblable à celle de
l'arc-en-ciel, et je vis s'y dessiner comme une figure resplendissante qui
planait en l'air. Il me sembla aussi voir aux épaules de cette figure des ailes
qui s'étendaient au lion : toutefois, je ne puis pas dire que ce fussent des
ailes à proprement parler : car tout en elle ne semblait être qu'une effusion
de lumière. En ce moment, la maison dans toute son étendue fut entièrement
inondée et pénétrée par la lumière. Je ne vis plus la lueur de la lampe à cinq
bras. Tous ceux qui se trouvaient réunis au cénacle semblaient pétrifiés, ravis
en extase : ils levaient instinctivement leur visage en l'air, comme des gens
altérés, et je vis entrer dans leur bouche des jets de lumière semblables à de
petites langues de feu flamboyantes : ils semblaient aspirer le feu, le boire
pour étancher leur soif : on eût dit que leur désir était une flamme qui
s'élançait hors de leur bouche à la rencontre de cette autre flamme céleste. Ce
feu divin se répandit aussi sur les disciples et sur les femmes qui étaient
dans le vestibule, et toute la masse lumineuse se fondit pour ainsi dire comme
une nuée qui se résout en pluie de lumière. Les langues de feu qui descendirent
sur chacun des assistants différaient quant à l'éclat et à la couleur.
Plusieurs personnes furent réveillées par ce bruit semblable à celui d'un vent
impétueux. L'Esprit Saint remua vivement beaucoup de disciples et de partisans
de Jésus qui habitaient dans les environs.
Quand le don céleste se fut répandu sur l'assemblée réunie au cénacle, tous se
sentirent pleins d'allégresse et de courage. Ils étaient profondément émus : la
joie les enivrait et leur confiance était sans bornes. Tous se pressèrent
autour de la sainte Vierge que je vis seule, quoique inondée aussi des
consolations célestes, calme, tranquille et absorbée comme toujours dans un
saint recueillement. Quant aux apôtres, ils s'embrassaient mutuellement transportés
de joie et animés d'une hardiesse toute nouvelle. Ils semblaient s'interpeller
les uns les autres et se dire : " Qu'étions-nous et que sommes-nous
devenus " ? Les saintes femmes aussi s'embrassaient. Les disciples
dans les galeries latérales n'étaient pas moins émus. Les apôtres coururent à
eux, et il se manifestait chez tous comme une nouvelle vie qui les remplissait
de joie, de confiance et d'intrépidité.
Bientôt cette manifestation de lumière et de force intérieure se tourna en
actions de grâces. Ils prirent leurs places comme ils le faisaient pour la
prière, remercièrent Dieu et chantèrent des cantiques avec une émotion profonde
: pendant ce temps la lumière disparut par degrés. Alors Pierre adressa un
discours aux disciples et en envoya plusieurs au dehors dans les autres
endroits ou logeaient des amis venus pour les fêtes de
Pendant ce temps, Pierre, dans le cénacle imposait les mains à cinq apôtres qui
devaient avec lui enseigner et baptiser à la piscine de Béthesda. Je crois que
c'étaient Jacques le Mineur, Barthélémy, Matthias, Thomas et Jude Thaddée. Je
vis que pendant cette cérémonie, le dernier eut une vision : il me sembla le
voir serrer le Seigneur dans ses bras.
Je les vis ensuite, avant de se rendre à la piscine de Bethesda pour y bénir
l'eau et y administrer le baptême, recevoir encore la bénédiction de la sainte
Vierge devant laquelle ils s'agenouillèrent. Avant l'Ascension de Jésus, ils la
recevaient debout. Les jours suivants je vis toujours les apôtres recevoir
cette bénédiction lorsqu'ils sortaient après leur retour. La sainte Vierge,
lorsqu'elle donnait cette bénédiction, et en général toutes les fois qu'elle se
montrait parmi les apôtres dans quelque circonstance solennelle, portait un
grand manteau blanc et un voile de couleur jaunâtre qui lui cachait le visage :
elle avait sur la tête une bande d'étoffe bleu de ciel retombant des deux côtés
presque jusqu'à terre et ornée de broderies, laquelle était assujettie au haut
de la tête par une couronne de soie blanche très fine.