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Deuxieme mystere lumineux du Rosaire ( chapelet ) :

 

 

Les Noces de Cana , le premier miracle de Jésus Christ :

 

Noces de Cana

                                            Noces de cana

 

1-  d’après les visions et paroles de Jésus données à Maria Valtorta dans  « l’Evangile tel qu’il m’a été révélé » :

2 -  puis d’après les visions de Anne Catherine Emmerich , cliquez ici pour y accéder

 

 

Les noces de Cana : Je vois une maison, une vraie maison orientale : un cube blanc plus large que haut, avec de rares ouvertures, surmontée d'une terrasse qui sert de toit et est entourée d'un muret de un mètre environ et ombragée par une tonnelle de vigne qui grimpe jusque là et étend ses rameaux au delà du milieu de cette terrasse ensoleillée.

62> Un escalier extérieur monte le long de la façade au niveau d'une porte qui s'ouvre à mi-hauteur de la façade. Au dessous, il y a au niveau du sol des portes basses et rares, pas plus de deux de chaque côté, qui donnent accès dans des pièces basses et sombres. La maison s'élève au milieu d'une espèce de cour plutôt une pelouse, au centre de laquelle se trouve un puits. Il y a des figuiers et des pommiers. La maison donne sur la route sans être à bord de route. Elle est un peu en retrait et un sentier traverse la pelouse jusqu'à la route qui semble être une maîtresse route.

On dirait que la maison est à la périphérie de Cana : maison de paysans propriétaires qui vivent au milieu de leur petit domaine. La campagne s'étend au delà de la maison avec ses lointains de tranquille verdure. Il fait un beau soleil et l'azur du ciel est très pur. Au début, je ne vois rien d'autre. La maison est solitaire.

Puis je vois deux femmes avec de longs vêtements et un manteau qui sert aussi de voile. Elles avancent sur la route et puis sur le sentier. L'une plus âgée, sur les cinquante ans, en habits foncés de couleur fauve marron, comme de laine naturelle. L'autre est en vêtements plus clairs, avec un habit d'un jaune pâle et un manteau azur. Elle semble avoir à peu près trente cinq ans. Elle est très belle, svelte et elle a une contenance pleine de dignité bien que toute gentillesse et humilité. Quand elle est plus proche, je remarque la couleur pâle du visage, les yeux azurés et les cheveux blonds qui apparaissent sur le front, sous le voile. Je reconnais Marie la Très Sainte. Qui est l'autre, brune et plus âgée, je ne sais. Elles parlent entre elle et la Madone sourit. Quand elles sont tout à côté de la maison, quelqu'un sûrement chargé de guetter les arrivées, avertit et à leur rencontre arrivent des hommes et des femmes, tous en habits de fête. Tout le monde leur fait fête et surtout à Marie la Très Sainte.

L'heure semble matinale, je dirais vers les neuf heures peut-être plus tôt, car la campagne a encore cet aspect de fraîcheur des premières heures du jour avec la rosée qui rend l'herbe plus verte et la pelouse qui n'est pas empoussiérée. La saison me paraît printanière car l’herbe des prés n'est pas brûlée par le soleil d'été et dans les champs, les blés sont en herbe, sans épis, tout verts. Les feuilles du figuier et du pommier sont vertes et encore tendres mais je ne vois pas de fleurs sur le pommier et je ne vois pas de fruits, ni sur le pommier ni sur le figuier ni sur la vigne. C'est que le pommier a déjà fleuri depuis peu, mais les petits fruits ne se voient pas encore. 63> Marie, très fêtée et accompagnée par un homme âgé qui doit être le propriétaire, monte l'escalier extérieur et entre dans une grande salle qui paraît occuper tout ou en grande partie, l'étage.

Je crois comprendre que les pièces du rez-de-chaussée sont les vraies pièces d'habitation, les dépenses, les débarras et les celliers et que l'étage est réservé à des usages spéciaux : fêtes exceptionnelles ou à des travaux qui demandent beaucoup de place ou à l'emmagasinage des produits agricoles. Pour les fêtes on la débarrasse et on l'orne, comme aujourd'hui de branches vertes, de nattes, de tables garnies.

Au centre, il y en a une très riche, avec dessus déjà; des amphores et des plats garnis de fruits. Le long du mur, à ma droite une autre table garnie mais moins richement. A ma gauche une sorte de longue crédence avec dessus des plats de fromages et d'autres aliments qui me semblent des galettes couvertes de miel et de friandises. Par terre, toujours à ma gauche d'autres amphores et six grands vases en forme de brocs de cuivre, plus ou moins. Pour moi ce serait des jarres.

Marie écoute avec bienveillance ce que tous lui disent puis gentiment quitte son manteau et aide à terminer les préparatifs pour la table. Je la vois aller et venir rangeant les lits de table, redressant les guirlandes de fleurs, donnant meilleur aspect aux coupes de fruits;veillant à ce que les lampes soient garnies d'huile. Elle sourit et parle très peu et à voix très basse. Par contre, Elle écoute beaucoup et avec combien de patience.

Un grand bruit d'instruments de musique (peu harmonieux, en vérité) se fait entendre sur la route. Tout le monde, à l'exception de Marie, court dehors. Je vois entrer l'épouse toute parée et heureuse, entourée des parents et des amis, à côté de l'époux qui est accouru à sa rencontre le premier.

Ici il se produit un changement dans la vision : 

Je vois, au lieu de la maison, un pays. Je ne sais si c'est Cana ou une autre bourgade voisine. Je vois Jésus avec Jean et un autre qui pourrait être Jude Thaddée, mais pour ce second, je pourrais me tromper. Pour Jean, je ne me trompe pas. Jésus est vêtu de blanc et a un manteau azur foncé. En entendant le bruit de la musique, le compagnon de Jésus demande un renseignement à un homme du peuple et en fait part à Jésus. " Allons faire plaisir à ma Mère" dit Jésus en souriant et il se met en route à travers les champs avec ses deux compagnons dans la direction de la maison. 64> J'ai oublié de dire mon impression que Marie est ou parente ou très amie des parents de l'époux car je les vois en grandes confidences.[1]

Quand Jésus arrive, le veilleur habituel prévient les autres. Le maître de maison, en même temps que son fils, l'époux, et que Marie, descend à la rencontre de Jésus et le salue respectueusement. Il salue aussi les deux autres et l'époux fait la même chose. Mais, ce qui me plaît, c'est le salut plein d'un amoureux respect de Marie à son Fils et réciproquement. Pas d'épanchements, mais un tel regard accompagne les paroles de la salutation : "La paix avec Toi", et un tel sourire qui vaut cent baisers et cent embrassements. Le baiser tremble sur les lèvres de Marie, mais Elle ne le donne pas. Elle pose seulement sa petite main blanche sur l'épaule de Jésus et effleure une boucle de sa longue chevelure. Une caresse d'une pudique énamourée.

Jésus monte à côté de sa Mère, suivi des deux disciples et du propriétaire et il entre dans la salle de réception où les femmes s'occupent à ajouter des sièges et des couverts pour les trois hôtes qu'on n'attendait pas, me semble-t-il. Je dirais que la venue de Jésus était incertaine et celle de ses deux compagnons absolument imprévue.

J'entends distinctement la voix pleine, virile; très douce du Maître dire en entrant dans la salle: " La paix soit dans cette maison, et la bénédiction de Dieu sur vous tous." Salut cumulatif à toutes les personnes présentes et plein de majesté. Jésus domine tout le monde par sa stature et son aspect. C'est l'hôte et inattendu, mais il semble le roi de la fête, plus que l'époux, plus que le maître de maison. Tout en restant humble et condescendant, c'est Lui qui en impose.

Jésus prend place à la table centrale, avec l'époux, l'épouse, les parents des époux et les amis plus influents. Aux deux disciples, par respect pour le Maître, on donne des sièges à la même table.

Jésus tourne le dos au mur où sont les jarres. Il ne les voit donc pas, ni non plus l'affairement du majordome autour des plats de rôti qu'on amène par une trappe auprès des crédences.

J'observe une chose. Sauf les mères des époux et Marie, aucune femme ne siège à cette table, Toutes les femmes se trouvent, et elles font un grand bruit, à la table le long du mur. 65> On les sert après les époux et les hôtes de marque. Jésus est près du maître de maison et a en vis-à-vis Marie qui est à côté de l'épouse. Le repas commence, et je vous assure que l'appétit ne manque pas et encore moins la soif. Deux mangent et boivent peu, ce sont Jésus et sa Mère, qui aussi parle très peu. Jésus parle un peu plus. Mais tout en parlant peu, il n'est, dans sa conversation, ni renfrogné ni dédaigneux. C'est un homme courtois, mais pas bavard. Quand on l'interroge, il répond, s'intéresse à ce qu'on Lui dit et donne son avis, mais ensuite se recueille en Lui-même comme quelqu'un habitué à la méditation. Il sourit mais ne rit jamais. S'il entend quelque plaisanterie trop aventurée, il fait celui qui n'entend pas. Marie se nourrit de la contemplation de son Jésus et aussi Jean qui est au bout de la table et reste suspendu aux lèvres de son Maître.

Marie s'aperçoit que les serviteurs parlottent avec le majordome et que celui-ci est gêné et Elle comprend qu'il y a quelque chose de désagréable. "Fils" dit-elle doucement en attirant l'attention de Jésus avec cette parole, "Fils, ils n'ont plus de vin."

"Femme, qu'y a-t-il, désormais entre Moi et Toi ?" Jésus en disant cette phrase sourit encore plus doucement et Marie sourit, comme deux qui savent une vérité qui est leur joyeux secret que tous les autres ignorent.

Marie ordonne aux serviteurs: "Faites ce que Lui vous dira. " Marie a lu dans les yeux souriants de son Fils l'assentiment, voilé d'un grand enseignement pour tous les "appelés ".

Et Jésus ordonne aux serviteurs : "Emplissez d'eau les cruches, "

Je vois les serviteurs emplir les jarres de l'eau apportée du puits. (J'entends le grincement de la poulie qui monte et descend le seau qui déborde). Je vois le majordome qui se verse un peu de ce liquide avec un regard de stupeur, qui ressaie avec une mimique d'un plus grand étonnement et le goûte. Il parle au maître de maison et à l'époux son voisin.

Marie regarde encore son Fils et sourit; puis recevant un sourire de Lui, incline la tête en rougissant légèrement. Elle est heureuse.

Dans la salle passe un murmure. Les têtes se tournent vers Jésus et Marie. On se lève pour mieux voir. On va vers les jarres. Un silence, puis un chœur de louanges à Jésus.

66> Mais Lui se lève et dit une seule parole : "Remerciez Marie " et puis il quitte le repas. Sur le seuil il répète : "La paix à cette maison et la bénédiction de Dieu sur vous" et il ajoute : "Mère, je te salue."

 

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Les Noces de Cana , le premier miracle de Jésus Christ :

 

( d’apres les visions de Anne Catherine Emmerich )

 

Chacun avait devant lui une assiette ou un pain, je ne sais pas lequel des deux. Jésus fit aussi passer à la ronde une espèce de patène d'un brun foncé avec un rebord jaune. Je le vis plusieurs fois prendre en main un petit bouquet d'herbes et enseigner à cette occasion. Jésus s'était chargé de fournir le second service du repas de noce et sa mère et Marthe avaient pourvu à tout ; il avait dit aussi qu'il se chargeait du vin. Lorsque le second service, qui se composait d'oiseaux, de poisson, de préparations au miel, de fruits et d'une espèce de pâtisseries que Séraphia (Véronique) avait apportées, eut été placé sur la table latérale, Jésus y alla et fit les portions, puis il revint prendre sa place. Les plats furent servis, mais le vin manquait. Cependant Jésus enseignait. Cette partie du repas était particulièrement confiée aux soins de la sainte Vierge, et lorsqu'elle vit que le vin faisait défaut, elle alla à Jésus et lui rappela avec quelque inquiétude qu'il lui avait dit qu'il pourvoirait au vin ; alors Jésus, qui venait d'enseigner sur son Père céleste, lui dit : " Femme, ne vous tourmentez pas, ne vous inquiétez ni de vous, ni de moi, mon heure n'est pas encore venue. "Il n'y avait là rien de dur pour la sainte Vierge. Il lui dit : " Femme "et non pas a ma mère "parce qu'en ce moment il voulait agir en qualité de Messie, en qualité de Fils de Dieu, accomplir une opération mystérieuse en présence de ses disciples et de tous ses parents, parce qu'il était là dans sa force divine.

Le Pèlerin résume dans la note suivante le sentiment de la narratrice ; Jésus lui dit : " Femme " comme étant le rejeton qui devait écraser la tête du serpent. Il voulait aussi montrer dans cette occasion qu'il était plus qu'un fus de Marie, une femme qui leur était connue, et il l'appela " femme " parce qu'il allait agir en vertu de sa divinité, qu'il allait créer ou transformer, de même qu'il se donnait à lui même le nom de Fils de l'homme, lorsqu'il parlait de sa Passion future, sans s'abaisser en rien par là. Dans de pareils moments où Jésus agissait en qualité de Verbe incarné, chaque chose, par cela même qu'il la nomme ce qu'elle est, se trouve rehaussée et à quelques égards gratifiée d'une fonction ou d'une dignité par l'énonciation de son nom dans une circonstance aussi solennelle. Marie était la " femme " qui avait enfanté celui auquel elle s'adresse ici comme au Créateur, lui demandant du vin pour ses créatures devant lesquelles il va manifester sa dignité suprême. Il va leur montrer ici qu'il est le Fils de Dieu et non qu'il est le fils de Marie. Lorsqu'il mourut sur la croix au pied de laquelle elle pleurait, il lui dit aussi : " Femme, voilà votre fils, " lui désignant Jean par ces paroles. Jésus lui avait dit qu'il pourvoirait au vin ; elle s'avance alors comme la figure de celle qui intercède pour nous par excellence, et elle lui représente que le vin fait défaut ; mais le vin qu'il voulait donner était plus que du vin pris dans le sens ordinaire ; il avait rapport au mystère de ce vin qu'il voulait changer plus tard en son sang. Il lui dit : " Mon heure n'est pas encore venue, " c'est à dire, il n'est pas encore temps, premièrement que je donne le vin promis, en second lieu, que je change l'eau en vin, en troisième lieu, que je change le vin en mon sang. Marie alors n'eut plus de soucis pour les hôtes des fiancés ; elle avait prié son Fils et c'est pourquoi elle dit aux serviteurs : "Faites tout ce qu'il vous dira. " 

C'est précisément comme si la fiancée de Jésus, l'Eglise, lui adressait cette prière : "Seigneur, vos enfants n'ont pas de vin ; "et que Jésus ne lui répondît pas : "Ma fiancée, "mais, " Eglise, ne t'inquiète pas, ne te trouble pas, mon heure n'est pas encore venue ; "et encore comme si l'Eglise disait aux prêtres : "Observez toutes ses indications et ses commandements, car il vous viendra en aide, etc. "

Marie dit donc aux serviteurs d'attendre et d'exécuter les ordres de Jésus : et au bout de quelque temps, Jésus ordonna aux serviteurs d'apporter devant lui les urnes vides : il y avait trois urnes d'eau et trois de vin, et ils montrèrent qu'elles étaient vides en les retournant sur un bassin. Jésus leur ordonna de les remplir toutes d'eau. Ils les portèrent à la fontaine qui se trouvait dans un caveau et consistait en un réservoir de pierre avec une pompe. Ces urnes étaient des vases de terre fort grands et fort lourds, et il fallait deux hommes pour en porter une par les deux anses. Il y avait depuis le haut jusque en bas plusieurs tuyaux fermés avec des bondes, et quand le liquide était épuisé jusqu'à une certaine hauteur, on retirait la bonde inférieure et on versait. On ne levait pas les urnes pour verser, on se bornait à les incliner un peu sur leurs bases élevées.

L'avertissement de Marie fut donné à voix basse, la réponse de Jésus à haute voix, aussi bien que l'ordre de puiser l'eau. Lorsque les urnes remplies d'eau furent placées toutes les six devant le buffet, Jésus y alla et les bénit, puis étant retourné à sa place, il dit : " Versez et portez à boire au maître d'hôtel. "Lorsque celui ci eut goûté le vin, il alla trouvé le fiancé et lui dit : " Ordinairement on donne le bon vin le premier, puis lorsque les convives sont rassasiés, on en donne de moins bon, mais vous avez réservé le meilleur vin pour la fin ". Il ne savait pas que Jésus s'était chargé de fournir ce vin comme toute cette partie du repas ; cela n'était connu que de la sainte Famille et de la famille des mariés. Alors le fiancé et le père de la fiancée en burent avec un grand étonnement, et les serviteurs assurèrent que c'était de l'eau qu'ils avaient puisée et dont ils avaient rempli les vases et les coupes qui étaient sur les tables. Tous alors en burent : mais il n'y eut point de tumulte au sujet de ce miracle ; tous les convives gardaient un silence respectueux, et Jésus prit occasion de ce prodige pour enseigner. Il dit entre autres choses que le monde donnait d'abord du vin capiteux, puis profitait de l'ivresse des convives pour leur donner un mauvais breuvage, mais qu'il n'en était pas ainsi dans le royaume que son Père céleste lui avait donné : que là, l'eau pure devenait un vin exquis, de même que la tiédeur devait se changer en ferveur et en zèle énergique. Il parla, en outre, du repas auquel il avait pris part, dans sa douzième année, après son retour du temple, avec plusieurs de ceux qui étaient là présents ; il rappela qu'alors il avait parlé de pain et de vin et raconté une parabole relative à des noces où l'eau de la tiédeur deviendrait le vin de l'enthousiasme, ce qui s'accomplissait maintenant. Il leur dit encore qu'ils verraient de plus grands prodiges, qu'il célébrerait la Pâque plusieurs fois et qu'à la dernière, le vin serait changé en sang et le pain en chair ; qu'il resterait avec eux, les consolerait et les fortifierait jusqu'à la fin : que du reste, après ce repas, ils lui verraient arriver des choses qu'ils ne pourraient pas comprendre actuellement s'il les leur disait. Il ne s'exprima pas aussi clairement que je le fais ; tout cela était enveloppé dans des paraboles que j'ai oubliées, toutefois c'en était là le sens. En l'écoutant ainsi parler, ils furent saisis de crainte et d'étonnement. Mais tous étaient comme transformés par ce vin, et je vis qu'indépendamment de l'effet du miracle qu'ils avaient vu, le vin lui même, comme précédemment les fruits, avait opéré intérieurement en eux, les avait fortifiés et profondément changés. Tous les disciples, tous ses parents, tous les convives étaient maintenant convaincus de sa puissance, de, sa dignité et de sa mission. Ils croyaient tous en lui, cette foi s'était répandue dans tous à la fois, et tous ceux qui avaient bu de ce vin étaient devenus meilleurs, plus unis et plus fervents. Il était ici pour la première fois au milieu de la communauté qu'il formait : ce fut le premier prodige qu'il fit au milieu d'elle et tour elle, afin de la fonder dans la foi en lui. Voilà aussi pourquoi il est dit dans son histoire que ce fut son premier miracle. de même que la Cène est racontée comme le dernier, fait alors que ses disciples croyaient.

A la fin du repas, le fiancé vint encore trouver Jésus en particulier ; il lui parla avec beaucoup d'humilité et lui déclara qu'il se sentait mort à toute convoitise de la chair et qu'il désirait vivre dans la continence avec son épouse, si celle ci le trouvait bon. La fiancée vint également trouver Jésus en particulier et lui dit la même chose. Alors Jésus les fit venir tous les deux ensemble et leur parla du mariage, de la pureté qui est si agréable à Dieu, et des fruits que la vie de l'esprit rend au centuple.