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troisieme mystere
douloureux du Rosaire ( chapelet ) :
Le couronnement
d’épines de Jésus Christ :

Couronnement d’épines de Jésus Christ
1- d’après les visions et paroles de Jésus
données à Maria Valtorta dans « l’Evangile tel qu’il m’a été
révélé » :
2
- puis d’après les visions de Anne
Catherine Emmerich , cliquez ici pour y accéder
"Maintenant je m'en occupe" dit un soldat. Et il
l'assoit, le dos appuyé à la colonne. Où il était, il y a des caillots de
sang... Puis il va à une fontaine qui coule sous le portique, remplit d'eau une
cuvette et la renverse sur la tête et le corps de Jésus. "Voilà ! L'eau
fait du bien aux fleurs."
Jésus soupire profondément et il va se lever, mais il reste
encore les yeux fermés.
"Oh ! bien ! Allons, mignon ! Ta dame t'attend !..."
Mais Jésus appuie inutilement les mains au sol pour tenter de se
redresser.
"Allons ! Vite ! Tu es faible ? Voilà pour te redonner des
forces" raille un autre soldat. Et avec le manche de sa hallebarde il Lui
donne une volée de coups au visage et il atteint Jésus entre la pommette droite
et le nez, qui se met à saigner.
Jésus ouvre les yeux, les tourne. Un regard voilé... Il fixe le
soldat qui l'a frappé, s'essuie le sang avec la main, et ensuite se lève grâce
à un grand effort.
"Habille-toi. Ce n'est pas décent de rester ainsi. Impudique
!" Et ils rient tous en cercle autour de Lui.
Il obéit sans parler. Il se penche, et Lui seul sait ce qu'il
souffre en se penchant vers le sol, couvert de contusions comme il l'est et
avec des plaies qui lorsque la peau se tend s'ouvrent plus encore et d'autres
qui se forment à cause des cloques qui crèvent. Un soldat donne un coup de pied
aux vêtements et les éparpille et chaque fois que Jésus les rejoint, allant en
titubant où ils sont tombés, un soldat les repousse ou les jette dans une autre
direction. 231> Et Jésus, qui éprouve une souffrance aiguë, les suit sans dire
un mot pendant que les soldats se moquent de Lui en tenant des propos obscènes.
Il peut finalement se revêtir. Il remet aussi le vêtement blanc
resté propre dans un coin. Il semble qu'il veuille cacher son pauvre vêtement
rouge, qui hier seulement était si beau et qui maintenant est sale et taché par
le sang versé au Gethsémani. Et même, avant de mettre sa tunicelle sur la peau,
il essuie avec elle son visage mouillé et le nettoie ainsi de la poussière et
des crachats. Et lui, le pauvre, le saint visage, apparaît propre, marqué
seulement de bleus et de petites blessures. Il redresse sa coiffure tombée en
désordre, et sa barbe, par un besoin inné d'être ordonné dans sa personne.
Et puis il s'accroupit au soleil, car il tremble, mon Jésus... La
fièvre commence à se glisser en Lui avec ses frissons, et aussi se fait sentir
la faiblesse venant du sang perdu, du jeûne, du long chemin.
On Lui lie de nouveau les mains, et la corde revient scier là où
il y a déjà un rouge bracelet de peau écorchée.
"Et maintenant ? Qu'en faisons-nous ? Moi, je m'ennuie
!"
"Attends. Les juifs veulent un roi, nous allons le leur
donner. Celui-là..." dit un soldat.
Et il court dehors,
certainement dans une cour qui se trouve derrière, d'où il revient avec un
fagot de branches d'aubépine sauvage. Elles sont encore flexibles car le
printemps garde les branches relativement souples, mais bien dures avec leurs
épines longues et pointues. Avec leur dague ils enlèvent les feuilles et les
fleurettes, ils plient les branches en forme de cercle et les enfoncent sur la
pauvre tête. Mais la couronne barbare Lui retombe sur le cou.
"Elle ne tient pas. Plus étroite. Enlève-la."
Ils l'enlèvent et griffent les joues en risquant de l'aveugler et
arrachent ses cheveux en le faisant. Ils la resserrent. Maintenant elle est
trop étroite et bien qu'ils l'enfoncent en faisant pénétrer les épines dans la
tête, elle menace de tomber. Ils l'enlèvent de nouveau en Lui arrachant
d'autres cheveux. Ils la modifient de nouveau. Maintenant, elle va bien. Par
devant un triple cordon épineux. En arrière, là où les extrémités des branches
se croisent, c'est un vrai noeud d'épines qui entrent dans la nuque.
"Vois-tu comme tu es bien ? Bronze naturel et vrais rubis.
Regarde-toi, ô roi, dans ma cuirasse" bougonne celui qui a eu l'idée du
supplice.
"La couronne ne suffit pas pour faire un roi. Il faut la
pourpre et le sceptre. Dans l'écurie il y a un roseau et aux ordures une
chlamyde rouge. Prends-les, Cornélius."
232> Et
quand ils les ont, ils mettent le sale chiffon rouge sur les épaules de Jésus.
Avant de mettre dans ses mains le roseau, ils Lui en donnent des coups sur la
tête en s'inclinant et en saluant : "Salut, roi des juifs" et ils se
tordent de rire.
Jésus les laisse faire. Il se laisse asseoir sur le
"trône", un bassin retourné, certainement employé pour abreuver les
chevaux. Il se laisse frapper, railler, sans jamais parler. Il les regarde
seulement... et c'est un regard d'une douceur et d'une souffrance si atroce que
je ne puis le soutenir sans m'en sentir blessée au cœur.
Les soldats n'arrêtent leurs railleries qu'en entendant la voix
âpre d'un supérieur qui demande que l'on traduise devant Pilate le coupable.
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Le
couronnement d’épines de Jésus Christ :
( d’apres les visions de Anne Catherine Emmerich )
XXVI. COURONNEMENT D'EPINES
Lorsque
Pendant la flagellation de Jésus, Pilate parla encore plusieurs fois au peuple, qui une fois fit entendre ce cri : “ il faut qu'il meure, quand nous devrions tous mourir aussi ” ! Quand Jésus fut conduit au corps de garde, ils crièrent encore : “ Qu'on le tue ! qu'on le tue ” ! Car il arrivait sans cesse de nouvelles troupes de Juifs que les Commissaires des Princes des Prêtres excitaient à crier ainsi. Il y eut ensuite une pause. Pilate donna des ordres à ses soldats ; les Princes des Princes et leurs conseillers, qui se tenaient sous des arbres et sous des toiles tendues, assis sur des bancs placés des deux côtés de la rue devant la terrasse de Pilate, se firent apporter a manger et à boire par leurs serviteurs. Pilate, l'esprit troublé par ses superstitions, se retira quelques instants pour consulter ses dieux et Leur offrir de l'encens.
La sainte Vierge et ses amis se retirèrent du forum après avoir recueilli le sang de Jésus. Je les vis entrer avec Leurs linges sanglants dans une petite maison peu éloignée bâtie contre un mur. Je ne sais plus à qui elle appartenait. Je ne me souviens pas d'avoir vu Jean pendant la flagellation.
Le couronnement d'épines eut lieu dans la cour intérieure du corps de Barde situé contre le forum, au-dessus des prisons. Elle était entourée de colonnes et les portes étaient ouvertes. Il y avait là environ cinquante misérables, valets de geôliers, archers, esclaves et autres gens de même espèce qui prirent une part active aux mauvais traitements qu'eut à subir Jésus. La foule se pressait d'abord autour de l'édifice ; mais il fut bientôt entouré d'un millier de soldats romains, rangés en bon ordre, dont les rires et les plaisanteries excitaient l'ardeur des bourreaux de Jésus comme les applaudissements du public excitent les comédiens.
Au milieu de la cour ils roulèrent la base d'une colonne où se trouvait un trou qui avait dû servir pour assujettir le fût. Ils placèrent dessus un escabeau très bas, qu'ils couvrirent par méchanceté de cailloux pointus et de tessons de pot. Ils arrachèrent les vêtements de Jésus de dessus son corps couvert de plaies, et lui mirent un vieux manteau rouge de soldat qui ne lui allait pas aux genoux et où pendaient des restes de houppes jaunes. Ce manteau se trouvait dans un coin de la chambre : on en revêtait ordinairement les criminels après leur flagellation, soit pour étancher leur sang, soit pour les tourner en dérision. Ils traînèrent ensuite Jésus au siège qu'ils lui avaient préparé et l'y firent asseoir brutalement. C'est alors qu'ils lui mirent la couronne d'épines. Elle était haute de deux largeurs de main, très épaisse et artistement tressée. Le bord supérieur était saillant. Ils la lui placèrent autour du front en manière de bandeau, et la lièrent fortement par derrière. Elle était faite de trois branches d'épines d'un doigt d'épaisseur, artistement entrelacées, et la plupart des pointes étaient à dessein tournées en dedans. Elles appartenaient à trois espèces d'arbustes épineux, ayant quelques rapports avec ce que sont chez nous le nerprun, le prunellier et l'épine blanche. Ils avaient ajouté un bord supérieur saillant d'une épine semblable à nos ronces : c'était par là qu'ils saisissaient la couronne et la secouaient violemment. J'ai vu l'endroit où us avaient été chercher ces épines. Quand ils l'eurent attachée sur la tête de Jésus, ils lui mirent un épais roseau dans la main. Ils firent tout cela avec une gravité dérisoire, comme s'ils l'eussent réellement couronné Toi. Ils lui prirent le roseau des mains, et frappèrent si violemment sur la couronne d'épines que les yeux du Sauveur étaient inondés de sang. Ils s'agenouillèrent devant lui, lui firent des grimaces, lui crachèrent au visage et le souffletèrent en criant : “ Salut, Roi des Juifs ! ” Puis ils le renversèrent avec son siège en riant aux éclats, et l'y replacèrent de nouveau avec violence.
Je ne saurais répéter tous les outrages qu'imaginaient ces hommes. Jésus souffrait horriblement de la soif ; car les blessures faites par sa barbare flagellation lui avaient donné la fièvre (1), et il frissonnait ; sa chair était déchirée jusqu'aux os, sa langue était retirée, et le sang sacré qui coulait de sa tête rafraîchissait seul sa bouche brûlante et entrouverte. Jésus fut ainsi maltraité pendant environ une demi heure, aux rires et aux cris de joie de la cohorte rangée autour du prétoire.