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Quatrieme mystere
glorieux du Rosaire ( chapelet ) :
L’Assomption de

Assomption de la sainte vierge Marie au Ciel
1 - d’après les visions de
Anne Catherine Emmerich ( le texte qui suit )
2 –
d’apres les visions de Maria Valtorta,
cliquez ici pour y accéder
3 –
explications de la vierge Marie sur sa « mort » et son assomption
Pierre s'approcha d'elle et
lui administra l'extrême-onction, à peu près de la même manière qu'on le fait
aujourd'hui. Il l'oignit avec les saintes huiles prises dans les boites que
tenait Jean, sur je visage, sur les mains' sur les pieds et sur le côté, où son
vêtement avait une ouverture ; en sorte qu'on ne la découvrit pas le moins du
monde. Pendant ce temps les apôtres récitaient des prières, comme on le fait au
choeur. Ensuite Pierre lui présenta le saint sacrement. Elle se redressa, sans
s'appuyer, pour le recevoir ; puis elle retomba. Les apôtres prièrent pendant
quelque temps, et, s'étant un peu soulevée, elle reçut le calice de la main de
Jean. Je vis, lors de la réception de la sainte Eucharistie, une lumière
éclatante entrer dans Marie ; après elle retomba comme ravie en extase, et ne
dit plus rien. Les apôtres portant les vases sacrés retournèrent en procession
à l'autel où ils continuèrent le service divin, et alors Philippe reçut aussi
la sainte communion. Il n'était resté que deux femmes près de la sainte Vierge.
Plus tard, je vis de nouveau les apôtres et les disciples en prière autour de
la couche de la sainte Vierge. Je visage de Marie était épanoui et souriant
comme dans sa jeunesse. Ses yeux, pleins d'une sainte joie, étaient tournés
vers le ciel. Je vis alors un tableau merveilleusement touchant. Le toit de la
cellule de Marie avait disparu ; la lampe était suspendue en plein air ; je vis
à travers le ciel ouvert l'intérieur de
Je vis, ce qui me réjouit beaucoup, un grand nombre d'âmes délivrées du
purgatoire suivre l'âme de Marie quand elle entra dans le ciel. Aujourd'hui
aussi, au jour de la commémoration qu'en fait l'Église, je vis entrer au ciel
beaucoup de ces pauvres âmes, parmi lesquelles plusieurs que Je connaissais. Je
reçus l'assurance consolante que, tous les ans, le jour anniversaire de la mort
de Marie, beaucoup d'âmes de ceux qui lui ont rendu un culte particulier
participent aux effets de cette grâce.
Quand je regardai de nouveau sur la terre, je vis le corps de la sainte Vierge
resplendissant. Il reposait sur sa couche, je visage rayonnant, les yeux
fermés, les bras croisés sur la poitrine Les apôtres, les disciples et les
saintes femmes étaient agenouillés autour et priaient. Pendant que je regardais
tout cela, il y avait dans toute la nature un concert harmonieux et une émotion
semblable à celle que j'avais aperçue pendant la nuit de Noël. Je connus que
l'heure de sa mort avait été la neuvième heure, comme celle de la mort du
Sauveur.
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L’Assomption
de
( D’apres les visions de
Maria Valtorta )
Combien
de jours sont-il passés ? Il est difficile de l’établir sûrement. Si on en juge
par les fleurs qui font une couronne autour du corps inanimé, on devrait dire
qu’il est passé quelques heures. Mais si on en juge d’après le feuillage
d’olivier sur lequel sont posées les fleurs fraîches, et dont les feuilles sont
déjà fanées, et d’après les autres fleurs flétries, mises comme autant de
reliques sur le couvercle du coffre, on doit conclure qu’il est passé déjà des
journées.
Mais
le corps de Marie est tel qu’il était quand elle venait d’expirer. Il n’y a
aucun signe de mort sur son visage, sur ses petites mains. Il n’y a dans la
pièce aucune odeur désagréable. Au contraire il y flotte un parfum indéfinissable
qui rappelle l’encens, les lys, les roses, le muguet, les plantes de montagne,
mélangés.
Jean, qui sait depuis combien de jours il
veille, s’est endormi, vaincu par la lassitude. Il est toujours assis sur le
tabouret, le dos appuyé au mur, près de la porte ouverte qui donne sur la
terrasse. La lumière de la lanterne, posée sur le sol, l’éclaire par en dessous
et permet de voir son visage, fatigué, très pâle, sauf autour des yeux rougis
par les pleurs.
L’aube doit maintenant être commencée car sa
faible clarté permet de voir la terrasse et les oliviers qui entourent la
maison. Cette clarté se fait toujours plus forte et, pénétrant par la porte,
elle rend plus distincts les objets mêmes de la chambre, ceux qui, étant
éloignés de la lampe, pouvaient à peine être entrevus.
Tout d’un coup une grande lumière remplit la
pièce, une lumière argentée, nuancée d’azur, presque phosphorique, et qui croît
de plus en plus, qui fait disparaître celle de l’aube et de la lampe. C’est une
lumière pareille à celle qui inonda
284> Les créatures
angéliques forment une couronne autour du petit lit, se penchent sur lui,
soulèvent le corps immobile et, en agitant plus fortement leurs ailes, ce qui
augmente le son qui existait d’abord, par un vide qui s’est par prodige ouvert
dans le toit, comme par prodige s’était ouvert le Tombeau de Jésus, elles s’en
vont, emportant avec eux le corps de leur Reine, son corps très Saint, c’est
vrai, mais pas encore glorifié et encore soumis aux lois de la matière,
soumission à laquelle n’était plus soumis le Christ parce qu’il était déjà
glorifié quand il ressuscita.
Le son produit par les ailes angéliques est maintenant puissant comme celui d’un orgue. Jean, qui tout en restant endormi s’était déjà remué deux ou trois fois sur son tabouret, comme s’il était troublé par la grande lumière et par le son des voix angéliques, est complètement réveillé par ce son puissant et par un fort courant d’air qui, descendant par le toit découvert et sortant par la porte ouverte, forme une sorte de tourbillon qui agite les couvertures du lit désormais vide et les vêtements de Jean, et qui éteint la lampe et ferme violemment la porte ouverte.
L’apôtre regarde autour de lui, encore à moitié endormi, pour se rendre compte de ce qui arrive. Il s’aperçoit que le lit est vide et que le toit est découvert. Il se rend compte qu’il est arrivé un prodige. Il court dehors sur la terrasse et, comme par un instinct spirituel, ou un appel céleste, il lève la tête, en protégeant ses yeux avec sa main pour regarder, sans avoir la vue gênée par le soleil qui se lève.
Et il voit. Il voit le corps de Marie, encore privé de vie et qui est en tout pareil à celui d’une personne qui dort, qui monte de plus en plus haut, soutenu par une troupe angélique. Comme pour un dernier adieu, un pan du manteau et du voile s’agitent, peut-être par l’action du vent produit par l’assomption rapide et le mouvement des ailes angéliques. Des fleurs, celles que Jean avait disposées et renouvelées autour du corps de Marie, et certainement restées dans les plis des vêtements, pleuvent sur la terrasse et sur le domaine du Gethsémani, pendant que l’hosanna puissant de la troupe angélique se fait toujours plus lointain et donc plus léger.
Jean continue à fixer ce corps qui monte vers
le Ciel et, certainement par un prodige qui lui est accordé par Dieu, pour le
consoler et le récompenser de son amour pour sa Mère adoptive, il voit
distinctement que Marie, enveloppée maintenant par les rayons du soleil qui
s’est levé, sort de l’extase qui a séparé son âme de son corps, redevient
vivante, se dresse debout, car maintenant elle aussi jouit des dons propres aux
corps déjà glorifiés.
Jean regarde, regarde. 285> Le miracle que Dieu lui accorde lui donne de pouvoir, contre toutes les lois naturelles, voir Marie qui maintenant qu’elle monte rapidement vers le Ciel est entourée, sans qu’on l’aide à monter, par les anges qui chantent des hosannas. Jean est ravi par cette vision de beauté qu’aucune plume d’homme, qu’aucune parole humaine, qu’aucune œuvre d’artiste ne pourra jamais décrire ou reproduire, car c’est d’une beauté indescriptible.
Jean, en restant toujours appuyé au muret de
la terrasse, continue de fixer cette splendide et resplendissante forme de Dieu
- car réellement on peut parler ainsi de Marie, formée d’une manière unique par
Dieu, qui l’a voulue immaculée, pour qu’elle fût une forme pour le Verbe
Incarné — qui monte toujours plus haut. Et c’est un dernier et suprême prodige
que Dieu-Amour accorde à celui qui est son parfait aimant : celui de voir la
rencontre de
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"Ai-je été morte ? Oui, si on veut appeler mort la séparation d’avec le corps de la partie noble de l’esprit. Non, si par mort on entend la séparation d’avec le corps de l’âme qui le vivifie, la corruption de la matière qui n’est plus vivifiée par l’âme, et d’abord le caractère lugubre du tombeau et, d’abord parmi toutes ces choses, la douleur de la mort.
Comment je suis morte, ou plutôt comment je
suis passée de
Ce soir-là, avait déjà commencé le repos du sabbat, je parlais avec Jean. De Jésus, de ses affaires. La soirée était pleine de paix. Le sabbat avait éteint tout bruit de travaux humains et l’heure éteignait toute voix d’homme ou d’oiseau. Seuls autour de la maison les oliviers bruissaient au vent du soir, et il semblait qu’un vol d’anges effleurait les murs de la maisonnette solitaire.
Nous parlions de
Jésus, du Père, du Royaume des Cieux. Parler de
Ce soir-là, à l’ardeur irrésistible, à la vitalité sans mesure de mon esprit, s’unit une douce langueur, un mystérieux sentiment d’éloignement de la matière, de ce qui l’entourait, comme si le corps s’endormait par lassitude, alors que l’intellect, encore plus vivant dans son raisonnement, s’abîmait dans les divines splendeurs. Jean, témoin affectueux et prudent de toute ma conduite depuis qu’il était devenu mon fils adoptif, selon la volonté de mon Unique, me persuada doucement de me reposer sur mon lit et me veilla en priant.
289> Le dernier son que
j’entendis sur
Jean, unique témoin de ce suave mystère,
m’arrangea seul, en m’enveloppant dans mon manteau blanc, sans changer le
vêtement et le voile, sans me laver ni m’embaumer. L’esprit de Jean, comme on
le voit clairement par ses paroles du second épisode de ce cycle qui va de
Mais différent était le décret de Dieu, bon comme
toujours pour le Préféré, juste comme toujours pour tous les croyants. Au
premier Il alourdit ses paupières pour que le sommeil empêcha le déchirement de
se voir enlever aussi mon corps.
Il a donné aux
croyants une vérité de plus pour les porter à croire en la résurrection de la
chair, à la récompense d’une vie éternelle et bienheureuse accordée aux justes,
dans les vérités les plus puissantes et les plus douces du Nouveau Testament :
mon Immaculée Conception, ma divine Maternité virginale, dans
Quand les anges
m’enlevèrent de la maisonnette, mon esprit était-il déjà revenu en moi ? Non.
Mon esprit ne devait plus redescendre sur
II.
"Quand fut venue sa dernière heure,
comme un lys épuisé qui, après avoir exhalé
tous ses parfums, se penche sous les étoiles et ferme son blanc calice, Marie,
ma Mère, s’étendit sur son lit et ferma les yeux à tout ce qui l’entourait pour
se recueillir dans une dernière et sereine contemplation de Dieu.
Penché sur son repos, l’ange de Marie
attendait anxieusement que l’urgence de l’extase sépare de la chair cet esprit,
au temps marqué par le décret de Dieu, et le sépare pour toujours de
Penché, de son côté, sur ce mystérieux repos,
Jean, ange de
Une tradition dit que dans l’urne de Marie, rouverte par Thomas, on ne trouva que des fleurs. Pure légende. Aucun tombeau n’a englouti la dépouille de Marie, car, au sens humain, il n’y a jamais eu une dépouille de Marie, car Marie n’est pas morte comme meurt quiconque a eu la vie.
Elle s’était seulement, par décret divin, séparée de l’esprit et avec lui, qui l’avait précédée, se réunit sa chair très sainte. Inversant les lois habituelles, selon lesquelles l’extase finit quand cesse le ravissement, c’est-à-dire quand l’esprit revient à l’état normal, ce fut le corps de Marie qui revint s’unir à l’esprit après le long arrêt sur le lit funèbre.
Tout est possible à Dieu. Je suis sorti du
Tombeau sans d’autre aide que ma puissance. Marie est venue à Moi, à Dieu, au
Ciel, sans connaître le tombeau avec sa pourriture horrible et lugubre. C’est
un des miracles les plus éclatants de Dieu. Pas unique, en vérité, si on se
rappelle Hénoch et Élie qui, étant chers au Seigneur, furent enlevés à
291> C’est pour cela qu’il n’y a pas de reliques du corps et du tombeau de Marie, car Marie n’a pas eu de tombeau et son corps a été élevé au Ciel."
III.
"Ce fut une extase la conception de
mon Fils. Une plus grande extase de le mettre au jour. L’extase des extases mon
passage de
La maison, d’où je suis montée au Ciel, était une des
innombrables générosités de Lazare, pour Jésus et sa Mère. La petite maison du
Gethsémani, près du lieu de son Ascension. Inutile d’en chercher les restes.
Dans la destruction de Jérusalem par les romains, elle fut dévastée et ses
ruines furent dispersées au cours des siècles ."
IV.
"Comme fut pour moi une extase la naissance de mon Fils, et comment du
ravissement en Dieu, qui me prit à cette heure, je revins présente à moi-même
et à
Me fiant à la promesse que j’avais eue dans la
splendeur du matin de
De mon côté plus la vie avançait, plus grandissait en moi le désir de me fondre dans l’Éternelle Charité. J’y étais poussée par le désir de me réunir à mon Fils, et la certitude que je n’aurais jamais fait autant pour les hommes que quand j’aurais été, orante et opérante pour eux, au pied du Trône de Dieu. Et avec un mouvement toujours plus enflammé et plus rapide, avec toutes les forces de mon âme, je criais au Ciel : “Viens, Seigneur Jésus ! Viens, Éternel Amour !”[1][1]
L’Eucharistie, qui
était pour moi comme la rosée pour une fleur assoiffée, était vie pour moi,
oui, mais plus le temps passait plus elle devenait insuffisante pour satisfaire
l’irrésistible anxiété de mon cœur. Il ne me suffisait plus de recevoir en moi
mon Fils Divin et de le porter au dedans de moi dans les Espèces Sacrées comme
je l’avais porté dans ma chair virginale. Tout moi-même voulait le Dieu Un et
Trin, mais pas sous les voiles choisis par mon Jésus pour cacher l’ineffable
mystère de
292> Mon Fils Lui-même, dans ses transports eucharistiques, me brûlait par des embrassements de désir infini et chaque fois qu’il venait en moi avec la puissance de son amour, il m’arrachait pour ainsi l’âme dans son premier élan, puis il restait avec une tendresse infinie en m’appelant “Maman !”, et je le sentais anxieux de m’avoir avec Lui.
Je ne désirais plus autre chose. Je n’avais
même plus le désir de protéger l’Église naissante, dans les derniers temps de
ma vie mortelle. Tout était disparu dans le désir de posséder Dieu par la
conviction que j’avais de tout pouvoir quand on le possède.
Arrivez, ô
chrétiens, à ce total amour. Tout ce qui est terrestre perd sa valeur. Ne
regardez que Dieu. Quand vous serez riches de cette pauvreté de désir, qui est
une richesse incommensurable, Dieu se penchera sur votre esprit pour
l’instruire d’abord, pour le prendre ensuite, et vous monterez avec lui vers le
Père, le Fils, l’Esprit-Saint, pour les Connaître et les aimer pendant la
bienheureuse éternité, et pour posséder leurs richesses de grâces pour vos
frères. On n’est jamais si actif pour les frères que quand on n’est plus parmi
eux, mais que l’on est des lumières réunies à
L’approche de l’Amour Éternel fut marquée par
ce que je pensais. Tout perdit lumière et couleur, voix et présence sous la
splendeur et
Et je suis montée avec mon esprit et ses
hosannas aux pieds des Trois que j’avais toujours adorés. Puis, au moment
voulu, comme une perle dans un chaton de feu, aidée d’abord, puis suivie par la
troupe des esprits angéliques venus pour m’assister dans le jour éternel de ma
naissance céleste, attendue déjà dès le seuil des Cieux par mon Jésus, et sur
leur seuil par mon juste époux de
V.
"Mon humilité ne pouvait me
permettre de penser qu’il m’était réservée tant de gloire au Ciel. Il y avait
dans ma pensée la quasi certitude que ma chair humaine, sanctifiée pour avoir
porté Dieu, n’aurait pas connu la corruption, puisque Dieu est Vie et quand Il
sature et emplit de Lui-même une créature, son action est comme les aromates
qui préservent de la corruption de la mort.
Moi, non seulement j’étais restée Immaculée,
non seulement j’avais été unie à Dieu par un chaste et fécond embrassement,
mais je m’étais saturée, jusque dans mes plus secrètes profondeurs, des
émanations de
Mais, c’est pour témoigner de sa première pensée créatrice en ce qui concerne l’homme destiné par Lui, Créateur, à vivre en passant sans mourir du Paradis terrestre au céleste, dans le Royaume éternel, que Dieu m’a voulue, moi, Immaculée, au Ciel en âme et en corps sitôt finie ma vie terrestre.
Moi, je suis le
témoignage de ce que Dieu avait pensé et voulu pour l’homme : une vie innocente
et ignorant les fautes, un tranquille passage de cette vie à
Devant les Patriarches, les Prophètes et les Saints, devant les Anges et les Martyrs, Dieu m’a mise, montée en corps et en âme à la gloire des Cieux, et Il a dit :
294>
"Voici l’œuvre
parfaite du Créateur. Voici ce que J’ai créé à ma plus véritable image et
ressemblance entre tous les fils de l’homme, fruit d’un chef-d’œuvre de
création divine, merveille de l’Univers qui voit renfermé en un seul être le
divin dans son esprit éternel comme Dieu et comme Lui spirituel, intelligent,
libre et saint, et la créature matérielle dans la plus sainte et la plus
innocente des chairs, devant laquelle tout autre vivant, dans les trois règnes
de la création, est obligé de s’incliner. Voilà le témoignage de mon amour pour
l’homme pour lequel j’ai voulu un organisme parfait et le sort bienheureux
d’une vie éternelle dans mon Royaume. Voilà le témoignage de mon pardon pour
l’homme auquel, par la volonté d’un Trine Amour, J’ai accordé de se réhabiliter
et de se recréer à mes yeux. C’est la mystique pierre de touche, c’est l’anneau
qui unit l’homme à Dieu, c’est Celle qui ramène les temps aux premiers jours et
donne à mes yeux divins la joie de contempler une Eve telle que Je l’ai créée,
et maintenant devenue encore plus belle et plus sainte parce qu’elle est
Dans le Ciel il n’y a pas de larmes. Mais au lieu des larmes de joie qu’auraient eu les esprits s’il leur avait été accordé de pleurer, liquide qui coule par suite d’une émotion, il y eut, après ces divines paroles, un rayonnement de lumières, un changement de splendeurs en de plus vives splendeurs, une ardeur de flammes de charité en un feu plus ardent, un son insurpassable et indescriptible d’harmonies célestes auxquelles s’unit la voix de mon Fils pour louer Dieu le Père et sa Servante éternellement bienheureuse."
VI.
"Il y a une différence entre la
séparation de l’âme d’avec le corps pour une vraie mort, et la séparation
momentanée de l’esprit d’avec le corps et d’avec l’âme qui le vivifie par
extase ou ravissement contemplatif.
Alors que la séparation de l’âme d’avec le corps provoque la mort vraie, la contemplation extatique, c’est-à-dire l’évasion temporaire de l’esprit hors des barrières des sens et de la matière, ne provoque pas la mort. Et cela parce que l’âme ne se détache pas et ne se sépare pas totalement d’avec le corps, mais le fait seulement avec sa partie la plus excellente qui se plonge dans les feux de la contemplation.
295> Tous les hommes, tant qu’ils sont en vie, ont en eux l’âme morte par suite du péché ou vivante par la justice, mais seuls les grands aimants de Dieu atteignent la contemplation vraie.
Cela tend à montrer
que l’âme, qui conserve l’existence tant qu’elle est unie au corps - et cette
particularité est pareille en tous les hommes - possède en elle-même une partie
plus excellente : l’âme de l’âme, ou l’esprit de l’esprit, qui chez les justes
sont très forts, alors que chez ceux qui ont cessé d’aimer Dieu et sa Loi, ne
serait-ce que par la tiédeur ou les péchés véniels, ils deviennent faibles,
privant la créature de la capacité de contempler et de connaître, autant que
peut le faire une créature humaine, selon le degré de perfection qu’elle a atteint,
Dieu et ses éternelles vérités.
Plus la créature aime Dieu et le sert de toutes ses forces et possibilités, et plus la partie la plus excellente de son esprit augmente sa capacité de connaître, de contempler, de pénétrer les éternelles vérités.
L’homme, doué d’une âme rationnelle, est une capacité que Dieu emplit de Lui-même. Marie, étant la plus sainte de toutes les créatures après le Christ, a été une capacité comble, jusqu’à déborder sur ses frères dans le Christ de tous les siècles, et pendant les siècles des siècles, de Dieu, de ses grâces, de sa charité et de ses miséricordes.
Elle a trépassé, submergée par les flots de
l’amour. Maintenant, au Ciel, devenue un océan d’amour, elle déborde sur les
fils qui lui sont fidèles, et aussi sur les fils prodigues, ses flots de
charité pour le salut universel, elle qui est