Retour à la
page des 20 mystères
Retour à
l’Accueil ( Rosaire-de-Marie.fr )
Deuxieme mystere
glorieux du Rosaire ( chapelet ) :
L’Ascension de Jésus
Christ au Ciel :

Ascension de Jésus Christ au Ciel
1- d’après les visions et paroles de Jésus
données à Maria Valtorta dans « l’Evangile tel qu’il m’a été
révélé » :
2
- puis d’après les visions de Anne Catherine
Emmerich , cliquez ici pour y accéder
Jésus appelle près de Lui les bergers, Lazare, Joseph, Nicodème,
Manaën, Maximin et les autres des soixante-douze disciples. Mais il garde surtout près
de Lui les bergers pour leur dire : "Ici. Vous près du Seigneur qui était
venu du Ciel, penchés sur son anéantissement, vous près du Seigneur qui
retourne au Ciel, avec vos esprits qui jouissent de sa glorification. Vous avez
mérité cette place car vous avez su croire malgré les circonstances
défavorables et vous avez su souffrir pour votre foi. Je vous remercie tous de
votre amour fidèle. Je vous remercie tous. Toi, Lazare, mon ami. Toi, Joseph,
et toi, Nicodème, pleins de pitié pour le Christ quand cela pouvait être un
grand danger. Toi, Manaën, qui as su mépriser les faveurs sordides d’un être
immonde pour marcher dans mon chemin. Toi, Étienne, fleur couronnée de justice qui as
quitté l’imparfait pour le parfait et qui seras couronné d’un diadème que tu ne
connais pas encore mais que t’annonceront les anges. Toi, Jean, pour un bref
laps de temps frère au sein très pur et venu à
Tous, tous bénis par Moi dans cet adieu, pour
demander au Père la récompense de ceux qui ont consolé le douloureux chemin du
Fils de l’Homme. Bénie l’Humanité dans sa partie choisie qui existe chez les
juifs comme chez les gentils, et qui s’est montrée dans l’amour qu’elle a eu
pour Moi. Bénie
Quelle voix de tonnerre a Jésus ! Elle se répand dans l’air chaud et tranquille comme le son d’un bronze qu’on a frappé, elle se propage en ondes sur la mer des visages qui le regardent de tous côtés. Je dis que ce sont des centaines de personnes qui entourent Jésus qui monte, avec les plus aimés, vers le sommet de l’Oliveraie. Mais Jésus, arrivé près du Camp des Galiléens où il n’y a plus de tentes à cette époque entre les deux fêtes, ordonne aux disciples : "Faites arrêter les gens où ils se trouvent, et puis suivez-moi."
Il monte encore jusqu’au sommet le plus
haut de la montagne, celle qui est déjà plus proche de Béthanie, qu’elle domine
d’en haut, que de Jérusalem. Serrés autour de Lui sa Mère, les apôtres, Lazare,
les bergers et Margziam. Plus loin, en demi-cercle pour tenir en arrière la
foule des fidèles, les autres disciples.
Jésus est debout sur une large pierre qui dépasse un peu, toute blanche au milieu de l’herbe verte d’une clairière. Le soleil l’investit rendant son vêtement blanc comme la neige et faisant briller comme de l’or ses cheveux. Ses yeux brillent d’une lumière divine.
Il ouvre les bras en un geste d’embrassement. Il paraît vouloir
serrer sur son sein toutes les multitudes de
Son inoubliable,
son inimitable voix donne le dernier ordre : "Allez ! Allez en mon Nom
pour évangéliser les gens jusqu’aux extrémités de
Il se transfigure en beauté. Beau ! Beau comme sur le Thabor et davantage.
Tous tombent à genoux pour l’adorer. Lui, pendant que déjà il se soulève de
la pierre sur laquelle il est posé, cherche encore une fois le visage de sa
Mère, et son sourire atteint une puissance que personne ne pourra jamais
rendre... C’est son dernier adieu à sa Mère. Il monte, monte... Le soleil,
encore plus libre de le baiser, maintenant que nul feuillage même léger ne
vient intercepter ses rayons, frappe de son éclat le Dieu-Homme qui monte avec
son Corps très Saint au Ciel, et dévoile ses Plaies glorieuses qui
resplendissent comme de vivants rubis. 219> Le reste est un
sourire de lumière nacrée. C’est vraiment
Et Jésus Christ, le Verbe de Dieu, disparaît à la vue des hommes dans un océan de splendeurs...
Sur terre, deux bruits seulement dans le silence profond de la
foule extasiée : le cri de Marie quand il disparaît : "Jésus !" et la
plainte d’Isaac.
Un religieux étonnement a rendu les autres muets, et ils restent
là, jusqu’à ce que deux lumières angéliques d’une extraordinaire candeur
apparaissent sous une forme humaine, pour dire les paroles rapportées dans le
premier chapitre des Actes des Apôtres
( "Gens de Galilée, pourquoi restez-vous
là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui vous a été enlevé pour le ciel
viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel." )
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
L’Ascension
de Jésus Christ au Ciel :
( d’apres les
visions de Anne Catherinne Emmerich )
Arrivé près de la montagne des Oliviers, le Seigneur se reposa de nouveau
avec eux dans un lieu de plaisance semblable au précédent, mais plus spacieux.
Plusieurs des saintes femmes vinrent encore le rejoindre ici. Ce lieu était
très agréable et très frais ; l'herbe y était fort haute et j'étais surprise
qu'elle ne fût foulée nulle part Il y avait maintenant tant de personnes autour
de Jésus que je ne pouvais plus les compter. Tous les sentiers détournés que le
Seigneur avait suivis me rappelaient les nombreux sentiers que je vois
ordinairement à côté de la route de vie qui mène directement à
Le soleil s'élevait déjà : mais je ne sais pas si je dis bien, car dans ce pays
le soleil ne me paraît pas s'élever autant qu'ici : il paraît toujours plus
rapproché. Je ne le vois pas se lever comme ici sous la forme d'un petit globe
: il m'apparaît bien autrement resplendissant, et la plupart du temps ses
rayons ne me semblent pas si délies, mais semblables à de larges bandes de
lumière. J'ai commis une erreur en me servant du terme
" s'élever " ; j'aime mieux dire que le soleil partant de
l'horizon s'était avancé davantage dans le ciel. Ils s'étaient bien arrêtés ici
une heure. Maintenant aussi le mouvement de la vie avait recommencé à Jérusalem
et beaucoup de gens s'étaient rassemblés autour de la montagne des Oliviers et
se livraient à des entretiens animés. Plusieurs groupes sortant de la ville se
dirigeaient aussi de ce côté. On voyait déjà dans le lointain une certaine
agitation tumultueuse et les chemins les plus étroits étaient encombrés :
cependant il restait un espace vide autour de Jésus et des siens.
Le Seigneur se dirigea alors vers Gethsémani : il gravit la montagne à
l'endroit où se trouve le jardin des Oliviers, sans passer par le chemin où
l'on s'était saisi de lui.
La foule allait comme en procession sur les divers chemins qui serpentaient
autour de la montagne, et beaucoup de groupes se frayaient un passage à travers
des buissons, des haies et des clôtures de jardins. Le Seigneur devenait de
plus en plus lumineux, et la rapidité de sa marche allait croissant. Les
disciples se hâtaient, mais sans pouvoir l'atteindre ; et comme le Seigneur
était au haut de la montagne, tout environné de lumière, je vis parmi les
personnes qui formaient le cercle autour de lui, toutes celles qui étaient
venues de Jérusalem à sa rencontre le dimanche des Rameaux : je vis entre
autres, parmi elles, la chère Séraphia (Véronique). Lorsque le Seigneur fut
arrivé au sommet de la montagne, il parut resplendissant de blancheur comme la
lumière du soleil. et il descendit du ciel vers lui une sphère lumineuse où
brillaient toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Tous ceux qui se portaient en
avant s'arrêtèrent éblouis et comme aveuglés, formant un large cercle autour de
lui. Je vis le Seigneur encore plus lumineux et plus éclatant que l'auréole de
gloire qui l'environnait. Il posa sa main gauche sur sa poitrine, et, levant la
main droite il se tourna de tous les côtés donnant sa bénédiction au monde
entier. La foule se tenait immobile et silencieuse, mais je vis que tous furent
bénis. Il ne bénit pas comme les rabbins avec la paume de la main, mais à la façon
des évêques chrétiens. La bénédiction qu'il donna au monde me fit éprouver un
sentiment très vif de joie intérieure.
Cependant une lumière partant du ciel vint se confondre
avec sa propre lumière, et je vis sa forme visible, à partir de la tête, se perdre
dans cette splendeur céleste, s'y élever et s'y évanouir en quelque sorte.
C'était comme un soleil entrant dans un autre, une flamme se perdant dans une
masse lumineuse, une étincelle volant dans une flamme. C'était comme lorsqu'on
regarde le soleil en plein midi, si ce n'est que la lumière était d'une
blancheur plus éclatante : le plein jour paraissait obscur en comparaison. Je
ne pouvais plus voir sa tête, je distinguais encore ses pieds brillants de
lumière : mais enfin il disparut com-plètement, perdu dans la splendeur
céleste. Je vis de tous côtés des âmes innombrables entrer dans cette lumière,
et disparaître dans le ciel avec le Seigneur. Je ne puis dire que je l'aie vu
comme quelque chose qui vole dans l'air et qui va toujours s'amoindrissant, mais
je l'ai vue s'élever et disparaître dans une nuée resplendissante.
Avec la nuée lumineuse, il tomba comme une rosée de lumière sur tous les
assistants : lorsque l'éclat de la lumière devint tel que les yeux ne purent
plus le suppor-ter, toits furent saisis d'effroi et de stupeur. Les apôtres et
les disciples étaient ceux qui se tenaient le plus près de Jésus : ils furent
la plupart complètement éblouis; tous baissèrent les yeux à terre, et plusieurs
se prosternèrent sur leur face. La sainte Vierge se tenait immédiatement
derrière eux et regardait tranquillement devant elle.
Ait bout de quelques instants, lorsque la lumière se fut un peu affaiblie en
s'éloignant, toits les assistants immo-biles à leurs places et gardant le plus
profond silence, quoique agités par les émotions les plus diverses, suivirent
des veux l'apparition lumineuse qui resta encore quelque temps visible, et je
vis descendre dans cette lumière deux figures, petites d'abord, mais qui
bientôt grandissant, ap-parurent sous la forme d'hommes vêtus de longues robes
blanches et ayant des bâtons à la main comme des pro-phètes. Ils parlèrent aux
assistants : leur voix était écla-tante comme le son de la trompette, et
il me semblait qu'on devait les entendre de Jérusalem. Sans faire un geste ni un
mouvement, ils prononcèrent ces paroles :
" Hommes de Galilée, pourquoi restez vous là à regarder le ciel ? Ce
Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra comme vous l'avez
vu monter au ciel ". Avant ainsi parlé, ces figures disparurent, mais
la lu-mière céleste persista encore un certain temps, puis s'af-faiblit par
degrés, et enfin s'évanouit de même que le jour se perd dans la nuit.
Maintenant les disciples étaient tout à fait hors d'eux mêmes: maintenant ils
connaissaient leur sort. Le Seigneur les avait quittés pour retourner à son
Père céleste. Plusieurs tombèrent presque évanouis dans l'excès de la douleur
et du saisissement. Pendant ce temps--là la lumière céleste disparut tout à
fait; ils reprirent des forces et les autres se pressèrent autour d'eux.
Beaucoup de personnes formèrent des groupes, et les femmes elles-mêmes se
rapprochèrent; ils restèrent ainsi longtemps encore, réfléchissant,
s'entretenant et regardant en l'air; puis enfin, les disciples reprirent le
chemin de Jérusalem, et les femmes les suivirent. La sainte Vierge, Pierre et
Jean avaient l'âme en paix et ressentaient une grande conso-lation ; mais je
vis aussi plusieurs personnes dont le coeur n'était pas touché et qui s'en
allaient doutant tou-jours. Je vis toute cette foule se disperser peu à peu. Il
y avait une pierre plate à l'endroit où se lit l'Ascension. Jésus se tenait
debout sur cette pierre, lorsqu'il parla pour la dernière fois avant le moment
où il donna sa bénédiction, et où il entra dans la nuée lumineuse. La trace de
ses pieds resta imprimée sur la pierre comme aussi l'empreinte de la main de la
sainte Vierge. (Anne Cathe-rine n'a point dit où se trouvait cette dernière.)
Il était plus de midi lorsque toute la foule s'écoula. Je vis les disciples et
la sainte Vierge aller au cénacle. Comme ils se sentaient seuls désormais, ils
furent d'a-bord inquiets, se regardant comme délaissés. Je me disais qu'ils
avaient tort puisqu'il leur restait la promesse de Jésus. J'aurais donné ma vie
pour la garantir.
Note : Anne Catherine ne reproduisit pas ces paroles qui sont tirées des Actes
des Apôtres : elle se borna à dire " qu'ils leur adressèrent
quelques paroles. "
(Note du Pèlerin.)
Mais lorsqu'ils furent réunis dans la maison, ils trouvèrent une
consolation particulière dans la présence de la sainte Vierge au milieu d'eux,
et dans sa contenance calme et assurée : ils mirent toute leur confiance dans
la parole du Seigneur suivant laquelle elle devait être pour eux un centre, une
mère, une médiatrice, et la paix rentra dans leurs âmes.
Quand ceux qui avaient été témoins de l'Ascension revinrent à Jérusalem, les
Juifs éprouvèrent un certain effroi. J'en vis beaucoup fermer leurs portes et
leurs boutiques : plusieurs se réunirent ensemble dans certaines maisons. Déjà
pendant les jours précédents, je les avais vus particulièrement inquiets et
tourmentés : ils le furent aujourd'hui à un haut degré.
l'Ascension de Jésus eut lieu sur le point le plus élevé de la montagne des
Oliviers