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Les Gloires de Marie

 

Saint Alphonse-Marie de Liguori
(1ère partie : commentaire du Salve Regina)

 

 

CHAPITRE I : Nous vous saluons, ô Reine, Mère de miséricorde !

MARIE, NOTRE REINE, NOTRE MÈRE

IV  Marie est aussi la Mère des pécheurs repentants  
 

La bienheureuse Vierge n'est pas seulement la Mère des âmes justes et innocentes ; elle nourrit encore,
comme elle le déclarait un jour à sainte Brigitte, des sentiments tout maternels pour les pécheurs, pour
ceux du moins qui sont résolus de s'amender. Oh ! quand un pécheur veut changer de vie, vient se jeter
aux pieds de Marie il trouve cette bonne et miséricordieuse Mère bien plus empressée à l'embrasser et à le
secourir, qu'aucune mère selon la chair ! C'est ce qu'écrivait Grégoire VII à la comtesse Mathilde, qu'il
engageait à en faire l'expérience.

Ainsi, quiconque aspire à la dignité d'enfant de cette divine Mère, doit d'abord renoncer au péché ; après
cela, il peut espérer d'être bien reçu par elle. Sur ces paroles des Proverbes, appliquées à la sainte Vierge :
Ses enfants se sont levés, Richard de Saint-Laurent observe que le mot surrexerunt, "se sont levés", est
placé dans le texte avant les mots filii ejus, "ses enfants", pour faire entendre qu'on ne peut être enfant
de Marie, si l'on ne songe d'abord à sortir du péché. En effet, suivant la remarque de saint Pierre
Chrysologue, ne pas marcher sur les traces de ses parents, c'est les renier ; et celui qui dans sa conduite
se met en opposition avec Marie, celui-là déclare en fait qu'il ne veut pas être son enfant. Marie est
humble, Marie est pure, Marie est charitable ; et lui, il est orgueilleux, il est adonné au vice, il hait son
prochain : qu'est-ce à dire, sinon qu'il répudie le nom d'enfant d'une Mère si sainte ? - Les enfants de
Marie, reprend Richard, sont ceux qui tâchent de lui ressembler par la pratique des vertus, spécialement
de la chasteté, de l'humilité, de la douceur, de la charité.

De quel front donc prétendrait-il à la qualité d'enfant de Marie, celui qui, par les désordres de sa vie,
l'abreuve de déplaisirs ? Un pécheur la priait un jour et lui disait : " Montrez que vous êtes ma Mère. - Et
toi, lui répondit-elle, montre que tu es mon fils " Un autre l'ayant invoquée en l'appelant Mère de
miséricorde, elle lui dit : " Vous autres, pécheurs, quand vous voulez que je vous aide, vous m'appelez
Mère de miséricorde ; et puis vous ne cessez, par vos péchés, de faire de moi une Mère de misère et de
douleur ". Celui-là est maudit de Dieu, qui afflige sa Mère, dit le Sage. Quelle est cette mère, demande
Richard, sinon Marie ? Ainsi Dieu maudit ceux qui par leur mauvaise vie, ou plutôt par leur obstination,
contristent le coeur de cette bonne Mère.

J'ai dit : " par leur obstination " ; car lorsqu'un pécheur, quoique non encore dégagé des liens du péché,
s'efforce néanmoins d'en sortir, et réclame pour cela le secours de Marie, cette tendre Mère ne laisse pas
de lui venir en aide et de le faire rentrer en grâce avec Dieu. C'est ce que Sainte Brigitte entendit un jour
de la bouche de Jésus-Christ même ; il disait, en s'adressant à sa mère : Vous prêtez cotre appui à
quiconque désire sincèrement revenir à Dieu, et jamais vous n'en laissez aucun sans consolation. Ainsi,
quand le pécheur s'obstine, Marie ne peut l'aimer, mais si, se trouvant retenu dans l'esclavage de Satan
par quelque passion violente, il se recommande du moins à la Sainte Vierge, et la prie avec confiance et
persévérance de le retirer du péché, sans aucun doute cette bonne Mère étendra vers lui sa main
puissante, elle brisera ses chaînes, et le remettra au chemin du salut.

C'est une hérésie condamnée par le Concile de Trente, de prétendre que toutes les prières et toutes les
oeuvres faites en état de péché, sont des péchés. Bien que difforme, faute d'être accompagnée de charité,
la prière du pécheur ne laisse pas de lui être utile, dit Saint Bernard ; elle peut du moins l'aider à sortir du
péché. C'est que, selon l'enseignement de saint Thomas, toute dénuée qu'elle est de mérite, elle conserve
néanmoins la vertu de lui attirer la grâce du pardon ; parce que la force d'impétration de la prière ne lui
vient pas des mérites de celui qui pries, mais de la bonté divine et des mérites et des promesses de
Jésus-Christ, qui nous a dit : Quiconque demande, reçoit. Il n'en est pas autrement des prières adressées
à la Mère de Dieu. Si celui qui prie ne mérite pas d'être exaucé, il le sera néanmoins, en vertu des mérites
de Marie à qui il se recommande.

Aussi, saint Bernard exhorte tous les pécheurs à prier Marie, et à le faire avec une grande confiance ; le
pécheur est, à la vérité, indigne d'être exaucé dit-il ; mais les mérites de Marie lui ont valu le privilège
d'obtenir aux pécheurs toutes les grâces qu'elle sollicite de Dieu en leur faveur. Et en cela, ajoute le même
saint, elle ne fait que s'acquitter du devoir d'une bonne mère : une mère qui saurait ses deux fils divisés
par une haine mortelle, au point d'en vouloir aux jours l'un de l'autre, pourrait-elle faire moins de mettre
tout en oeuvre pour les réconcilier ? Eh bien ! Marie est la Mère de Jésus et la Mère de l'homme ; quand
elle voit l'homme devenu par le péché l'ennemi de Jésus-Christ, elle ne sait le souffrir, elle ne néglige rien
en vue de rétablir la paix entre eux.

Tout ce que cette Reine très clémente exige du pécheur, c'est qu'il se recommande à elle et ait l'intention
de se corriger. Lorsqu'elle voit à ses pieds un coupable qui implore sa miséricorde, elle ne regarde pas aux
péchés dont il est chargé, mais seulement à l'intention qui l'amène : eût-il commis tous les péchés du
monde, pourvu qu'il vienne avec une bonne volonté, cette tendre Mère ne dédaigne pas de l'embrasser et
de guérit toutes les plaies de son âme ; car, non contente de porter le titre de Mère de miséricorde, elle
prétend l'être en effet, et elle se montre telle par l'amour plein de tendresse qu'elle déploie en faveur des
misérables. Tout cela a été dit expressément à sainte Brigitte par la Bienheurese Vierge elle-même en ces
termes : " Si coupable que soit un homme, s'il revient à moi touché d'un vrai repentir, je suis prête à
l'accueillir sans retard ; et je ne refuse point d'appliquer le remède à ses plaies et de les guérir, car je
m'appelle et je suis réellement la Mère de miséricorde. "

Marie est la Mère des pécheurs qui veulent se convertir, et elle ne peut s'empêcher de s'apitoyer sur eux ;
elle semble même ressentir, comme s'ils lui étaient propres, les maux des ses propres enfants. Lorsque la
Chananéenne
vint supplier le Sauveur de délivrer sa fille, elle lui dit : Ayez pitié de moi, Seigneur, Fils de
David, ma fille est cruellement tourmentée par le démon. - Mais puisque que ce n'était pas elle, mais sa
fille, qui était en proie aux tourments, ne semble-t-il pas qu'elle dût dire, non pas : " Ayez pitié de moi ",
mais plutôt : " Ayez pitié de ma fille " ? - Oh ! non, c'est avec raison qu'elle a dit : Ayez pitié de moi,
parce que toutes les douleurs des enfants sont ressenties par leurs mère comme des douleurs personnelles.
Et voilà précisément, assure Richard de Saint-Laurent, comment parle Marie, quand, invoquée par un
pécheur, elle le recommande à Dieu : Seigneur, semble-t-elle lui dire, cette pauvre âme en état de péché
est mon enfant ; ayez donc pitié, non pas tant d'elle que de moi, qui suis sa Mère.

Ah ! plût à Dieu que tous les pécheurs eussent recours à cette douce Mère ! assurément tous
obtiendraient le pardon. - O Marie, s'écrie tout émerveillé saint Bonaventure, vous recevez dans vos bras
maternels le pécheur méprisé de tout le monde, et vous ne l'abandonnez point que vous ne l'ayez
réconcilié avec son Juge. La pensée du saint est que l'homme en état de péché est haï et repoussé de tous
les êtres ; il ne l'est pas jusqu'aux créatures inanimées, le feu, l'air, la terre, qui ne voulussent le châtier et
venger sur lui l'honneur de leur Maître outragé. Mais, si ce malheureux a recours à Marie, le
repossera-t-elle ainsi ? Non, certes ; s'il vient dans le but d'être aidé à se corriger, elle l'embrasse avec la
tendresse d'une mère, et fait si bien, par sa puissante intercession, qu'elle le remet dans la grâce de Dieu.

Le second livre des Rois nous a conservé le discours adressé à David par le sage Thécuite : " Seigneur,
j'avais deux fils ; pour mon malheur, l'un des deux a tué l'autre, en sorte que j'ai déjà perdu un de mes fils
; or, la justice veut maintenant m'enlever mon autre fils, le seul qui me reste. Ayez pitié d'une pauvre
mère ; faites que je ne demeure pas privée à la fois de mes deux enfants ". - David eut compassion de
cette mère affligée, et lui accorda la grâce du coupable. Tel est, ce semble, le langage que Marie tient à
Dieu, quand elle le voit irrité contre un pécheur qui se recommande à elle : Mon Dieu, lui dit-elle, j'avais
deux fils, Jésus et l'homme ; l'homme a fait mourir mon Jésus sur la croix, et maintenant votre justice
veut condamner l'homme. Seigneur, mon Jésus est mort, ayez compassion de moi ; et, si j'ai perdu l'un
de mes fils, ne me faites pas perdre encore l'autre.

Oh ! non, assurément, Dieu ne condamne pas les pécheurs qui recourent à Marie, et pour qui elle
intercède, puisqu'il l'a lui-même chargée de veiller sur eux comme sur ses enfants. Voici comment le
dévot Lansperge fait parler le Seigneur : J'ai recommandé les pécheurs à Marie en les lui donnant pour
enfants ; aussi, dans sa sollicitude à remplir son devoir de Mère, elle ne veut pas qu'aucun de ceux qui lui
sont confiés, surtout s'ils l'invoquent, vienne à périr, et elle s'efforce autant qu'il est en elle, de me les
ramener tous. - Et Louis de Blois dit à son tour : Il n'est pas de termes pour exprimer la bonté, la
miséricorde, la fidélité et la charité avec lesquelles notre Mère Marie cherche à nous sauver, quand nous
l'appelons à notre secours.

Prosternons-nous donc devant cette bonne Mère conclut saint Bernard, embrassons ses pieds sacrés, et
ne la quittons pas qu'elle ne nous ait bénis et acceptés pour ses enfants. Et qui pourrait douter de sa
tendresse maternelle ? Quand même elle me donnerait la mort, dit un auteur, je ne cesserais point
d'espérer en elle ; plein de cette confiance, je désire mourir auprès de son image, car, si j'ai ce bonheur, je
serai sauvé. Tout pécheur qui recourt à cette Mère compatissante, doit donc lui dire aussi :

Ma Souveraine et ma Mère, je suis un pécheur, je mérite que vous me chassiez de votre présence et me
traitiez en toute rigueur de justice ; néanmoins, quand même vous me rebuteriez, quand même vous me
donneriez la mort, je ne cesserai jamais d'avoir la confiance que vous me sauverez. Oui, je mets toute ma
confiance en vous ; que j'aie seulement le bonheur de mourir devant une de vos images, en me
recommandant à votre miséricorde, et je suis assuré de ne point me perdre, mais d'aller vous louer dans le
ciel en compagnie de vos nombreux serviteurs, qui, vous ayant invoquée au moment de la mort, on tous
été sauvés par votre puissante intercession.

En lisant l'exemple suivant, on verra si jamais aucun pécheur peut douter de la miséricorde et de la
tendresse
maternelle de Marie, lorsqu'il réclame sa protection :
 
 

                               EXEMPLE

Vincent de Beauvais raconte que, dans une ville d'Angleterre, un jeune homme de sang noble, nommé
Ernest, avait donné aux pauvres tout son patrimoine, et était entré dans un monastère, où il avait bientôt
conquis l'estime de ses supérieurs par une vie très parfaite et spécialement par sa grande dévotion à la
Sainte Vierge.
Survint une peste qui obligea les habitants de la ville à s'adresser aux moines et à réclamer
le secours de leurs prières. L'abbé commanda à Ernest d'aller se mettre en prières devant l'autel de Marie,
et de ne pas se retirer que la Reine du ciel ne lui eût donné une réponse. Au bout de trois jours, Marie lui
indiqua certaines prières que l'on devait réciter ; on le fit, et le fléau cessa. Or, il advint qu'Ernest s'étant
ensuite refroidi dans sa dévotion à Notre-Dame, se vit assailli de fréquentes tentations, principalement
contre la pureté ; le démon lui suggéra même l'idée de sortir du monastère ; et, faute de s'être
recommandé à Marie, le malheureux en vint à former le projet de s'enfuir en escaladant le mur de clôture.

Comme donc il passait dans un corridor vis-à-vis d'une image de Marie, il entendit la Mère de Dieu qui lui
disait : " Mon fils, pourquoi me quittes-tu ? " A ces mots, Ernest, interdit et confus, tomba par terre et
répondit : " Mais Vierge sainte, ne voyez-vous pas que je ne puis plus résister ? pourquoi ne venez-vous
pas à mon secours ? " La bonne Mère reprit : " Et toi, pourquoi ne m'as-tu pas invoquée ? Si tu n'avais
pas négligé de te recommander à moi, tu n'en serais pas venu là. A l'avenir, invoque-moi dans le péril, et
ne crains rien. ". Le jeune homme retourna à sa cellule ; mais, les tentations revenant à la charge, il
négligea, comme par le passé de se recommander à Marie, et il finit par s'enfuir du couvent.

Dès lors, il se livra à une vie criminelle, et, de péché en péché, il en vint jusqu'à louer une auberge pour y
assassiner de nuit les voyageurs et s'emparer de leurs dépouilles. Il égorgea ainsi entre autres le cousin du
gouverneur de l'endroit. Celui-ci lui fit son procès et, sur les indices qu'il put recueillir, il le condamna à la
potence. Mais, pendant que le procès s'instruisait, arriva à l'auberge un jeune cavalier, et aussitôt le
scélérat de songer à le traiter, comme d'ordinaire il traitait ses hôtes. Il entre la nuit dans la chambre de
l'étranger pour l'assassiner, et que voit-il ? Au lieu du cavalier, il voit sur le lit un crucifix tout couvert de
plaies, qui, le regardant avec bonté, lui dit : " Ne te suffit-il pas, ingrat, que je sois mort une fois pour toi ?
veux-tu de nouveau m'oter la vie ? eh bien ! lève le bras, et tue-moi ! ". Tout hors de lui-même, à cette
vue, Ernest fond en larmes : " Seigneur, s'écrie-t-il en sanglotant, je me rends à vous ; puisque vous
daignez me faire miséricorde, je veux me convertir. "

Il quitte aussitôt l'auberge et se dirige vers son monastère pour y faire pénitence ; mais, rencontré en
chemin par les ministres de la justice, il est saisi et mené au juge ; il avoue tous ses forfaits ; on le
condamne à la corde, on ne lui donne pas même le temps de se confesser. Pendant qu'on le traînait au
supplice, il se recommanda à Marie ; elle lui conserva la vie, le détacha elle-même de la potence et lui dit :
" Retournes au couvent, fait pénitence ; et, quand tu me verras à la main la sentence du pardon de tes
péchés, prépare-toi à la mort :. Ernest rentra au monastère, raconta le tout à l'abbé, et fit une rigoureuse
pénitence. Plusieurs années après, il vit Marie tenant à la main l'acte de son pardon ; aussitôt, il se prépara
à la mort, et il mourut saintement.

                                PRIÈRE

O ma Souveraine, digne Mère de mon Dieu, très sainte Vierge, en me voyant si méprisable et si
souillé, je ne devrais pas oser m'approcher de vous et vous appeler ma Mère ; mais je ne veux pas que
mes misère me privent de la consolation et de la confiance dont je suis pénétré en vous donnant ce
doux nom. J'ai mérité, il est vrai, que vous me repoussiez ; mais je vous prie de considérer ce qu'a fait
et souffert pour moi votre divin Fils, Jésus ; et puis, repoussez-moi si vous le pouvez. Je suis un
misérable pécheur ; plus que les autres, j'ai outragé la Majesté divine ; mais le mal est fait ; j'ai
recours à vous, vous pouvez me secourir ; ô ma Mère, venez à mon aide.

Ne me dites pas que vous ne pouvez m'aider ; car je sais que vous êtes toute-puissante, vous obtenez de
votre Dieu tout ce que vous désirez. Et si vous me répondez que vous ne voulez pas me secourir,
dites-moi du moins à qui je dois m'adresser pour être soulagé dans mon excessive détresse. Souffrez
qu'avec saint Anselme, je vous dise, à vous et à votre divin Fils : Ou bien ayez pitié de moi, vous mon
Rédempteur, en me pardonnant et vous ma Mère, en intercédant pour moi ; ou apprenez-moi à qui je
dois recourir, montrez-moi en qui je puis trouver plus de miséricorde et avoir plus de confiance. Ah !
certes, je ne saurais trouver personne, ni sur la terre, ni dans le ciel, qui ait plus que vous compassion
des malheureux, et qui puisse mieux me secourir. Vous, Jésus, vous êtes mon Père ; et vous, Marie,
vous êtes ma Mère. Vous aimez jusqu'aux plus misérables, et vous allez les chercher pour les sauver. Je
suis un coupable digne de l'enfer, le plus misérable de tous les pécheurs ; mais vous n'avez pas besoin
d'aller me chercher, et je ne prétends pas que vous le fassiez : je me présente à vous dans la ferme
espérance que vous ne m'abandonnerez pas. Me voici à vos pieds : mon Jésus, pardonnez-moi ; Marie,
ma Mère, secourez-moi.