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Les Gloires de Marie

 

Saint Alphonse-Marie de Liguori
(1ère partie : commentaire du Salve Regina)

 

CHAPITRE VIII   :  Et après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles

MARIE, NOTRE SALUT

III  Marie conduit ses serviteurs au paradis

Oh ! le beau signe de prédestination, que la dévotion à Marie ! La sainte Église, appliquant à cette divine Mère les paroles de l'Ecclésiastique, lui fait dire pour la consolation de ses serviteurs : J'ai cherché en tout mon repos, et je fixerai mon séjour dans l'héritage du Seigneur. - Heureux donc, s'écrie le cardinal Hughes en commentant ce texte ; heureux celui en qui Marie aura trouvé son repos ! La sainte Vierge, parce qu'elle aime tous les hommes, s'efforce de faire régner dans tous les coeurs la dévotion envers elle-même ; mais beaucoup ne veulent pas la recevoir, ou ne la conservent pas ; heureux celui qui la reçoit et la conserve ! - Je
demeurerai dans l'héritage du Seigneur, c'est-à-dire, selon le docte cardinal, dans le coeur de ceux qui sont l'héritage du Seigneur. - l'héritage du Seigneur, c'est-à-dire, qui sont destinés à le louer éternellement dans les cieux. - La bienheureuse Vierge continue de parler ainsi, dans le passage cité de l'Ecclésiastique : Celui qui m'a créée a reposé dans mon tabernacle ; il m'a dit : Habite en Jacob, prends Israël pour héritage, et enracine-toi dans mes élus ; ce qui signifie : Mon créateur a daigné venir reposer dans mon sein ; il a
voulu que j'habite dans le coeur de tous les élus, dont Jacob fut la figure et qui sont mon héritage ; il a décrété que la dévotion et la confiance envers moi s'enracineraient dans le coeur de tous les prédestinés.

Ah ! combien de bienheureux qui ne seraient pas au ciel à l'heure qu'il est, si Marie ne les y avait introduits par sa puissante
intercession ! C'est la réflexion du Cardinal Hughes à propos de cet autre verset de l'Ecclésiastique : J'ai fait briller dans les cieux une
lumière inextinguible. Il y a au ciel autant de lumières éternelles qu'il y a eu sur la terre de serviteurs de Marie.

Saint Bonaventure dit que la porte du ciel s'ouvrira devant tous ceux qui se confient en la protection de Marie. Aussi, la dévotion à cette auguste Mère est de la céleste Jérusalem. Et le dévot Louis de Blois lui parle en ces termes : Grande Reine, c'est à vous que sont confiés les trésors et les clefs du royaume des cieux. - Nous devons donc lui répéter avec saint Ambroise : Ouvrez-nous, ô Marie, les portes du paradis, car vous en avez les clefs, ou plutôt, comme le proclame la sainte Église, vous êtes vous-même la Porte du ciel.

Pour le même motif, l'Église appelle encore Marie l'Étoile de la mer : Ave Maris Stella ! car, dit saint Thomas, comem les navigateurs
se dirigent vers le port par le moyen des étoiles, ainsi les chrétiens sont guidés vers le paradis par le moyen de la bienheureuse Vierge.

Pour le même motif encore, elle est appelée, par saint Fulgence, l'Échelle du ciel, parce que par elle Dieu est descendu du ciel sur la
terre, afin que par elle aussi les hommes méritent de monter de la terre au ciel : " Vous avez été remplie de grâces, ô Marie, s'écrie
saint Anathase le Sinaïte, afin de devenir pour nous la voie du salut, et l'échelle par où nous puissions arriver à la céleste patrie ".

Enfin, et toujours pour la même raison, Marie est proclamée par saint Bernard et par Jean le Géomètre, le noble char qui transporte ses
pieux serviteurs au ciel. Et saint Bonaventure lui tient ce langage : " Heureux ceux qui vous connaissent et vous louent ô Mère de Dieu
! car vous connaître, c'est avoir trouvé le chemin de l'immortalité ; et publier vos vertus, c'est marcher dans la voie du salut éternel ".

On lit dans les chroniques franciscaines, que le frère Léon vit un jour une échelle rouge, au sommet de laquelle se tenait Jésus-Christ,
et une échelle blanche, au haut de laquelle se tenait Marie. Plusieurs voulaient monter par l'échelle rouge ; mais, après avoir fait
quelques degrés, ils tombaient ; ils recommençaient de nouveau, et ils tombaient de nouveau. Alors, saint François les engagea à
prendre la voie de l'échelle blanche, et par là ils arrivèrent heureusement ; car la bienheureuse Vierge leur tendit la mains ; ils entrèrent
ainsi sans obstacle en paradis.

Un auteur demande quel est celui qui se sauve, qui parvient à régner dans le ciel ? et il répond : Ceux-là se sauvent et arrivent
certainement au royaume des cieux, pour qui la Reine de miséricorde offre à Dieu ses prières. Et Marie l'affirme elle-même lorsqu'elle
dit : Par moi règnent les rois. Par l'effet de mon intercession, les âmes règnent d'abord sur la terre, le temps de leur vie mortelle, en
dominant leurs passions ; et elles viennent régner éternellement dans le ciel, dont les habitants, suivant l'expression de saint Augustin,
sont autant de rois : Quot cives, tot reges. En un mot, Marie est la Maîtresse du ciel, puisqu'elle y commande à son gré et y fait entrer
ceux qu'elle veut, comme le dit Richard de Saint-Laurent, en lui appliquant ces paroles de l'Écriture : J'exerce ma puissance dans
Jérusaleme. Et de fait, ajoute l'abbé Rupert, comme elle est la Mère du Roi du paradis, il est juste qu'elle soit Reine du paradis, et que
tout l'empire de son Fils lui soit soumis.

Par ses prières, par son puissant secours, cette divine Mère nous a ouvert l'entrée du céleste royaume ; seulement ne mettons pas
d'obstacle à notre bonheur. Celui donc qui sert Marie, et pour qui Marie intercède, est aussi sûr d'aller en paradis, ajoute l'abbé Guéric
que s'il y était déjà. Selon la remarque de Richard, " être au service de Marie et faire partie de sa cour, c'est le plus grand honneur
auquel nous puissions aspirer ; car, servir la Reine du ciel c'est déjà régner dans le ciel ; et être assujetti à ses lois, c'est la plus haute
liberté. Par contre, point de salut pour ceux qui refusent de la servir ; car, privés des secours de cette auguste Mère, ils sont par là
même abandonnés de son Fils et de toute la cour céleste."

Louée soit à jamais la bonté infinie de notre Dieu, qui a daigné nous donner Marie pour avocate dans le ciel, afin qu'en sa double qualité
de Mère du Juge et de Mère de miséricorde, elle plaide par ses prières toujours efficaces, la grande affaire de notre salut. Cette pensée
est de saint Bernard. Et le moine Jacques, compté parmi les Pères grecs, dit que Dieu a fait de Marie comme un pont de salut, à l'aide
duquel nous pouvons franchir la mer agitée de ce monde et arriver à l'heureux port du paradis. Écoutez donc, ô peuples qui désirez
arriver au ciel, s'écrie saint Bonaventure ; servez, honorez Marie, et vous obtiendrez sûrement la vie éternelle.

Ceux mêmes qui ont mérité l'enfer, ne doivent pas perdre l'espoir de parvenir à la vie bienheureuse, à condition d'être dorénavant les
serviteurs fidèles de cette grande Reine. - "O Marie, lui dit saint Germain, les pécheurs ont cherché Dieu par votre entremis, et ils sont
sauvés." Richard de Saint-Laurent observe que, d'après saint Jean, la glorieuse Vierge est couronnée d'étoiles : Sur son front brillait un
diadème de douze étoiles ; tandis que, d'après les Cantiques, sa couronne est composée de bêtes féroces, de lions, de léopards. N'y
a-t-il pas là une contradiction ? Non, répond Richard ; par la faveur et l'intercession de Marie, les bêtes féroces ou les pécheurs se
transforment en étoiles du paradis, et forment sur la tête de cette Reine de miséricorde, une couronne plus glorieuse pour elle que ne
sauraient tous les astres du firmament.

Voici ce que nous lisons dans la vie de la servante de Dieu, soeur Séraphine de Capri. Étant un jour en prière pendant la neuvaine de
l'Assomption de la très sainte Vierge, elle lui demanda la conversion de mille pécheurs, et elle craignit ensuite d'avoir demandé trop ;
mais la Mère du Sauveur lui apparut et la reprit de cette vaine appréhension, en lui disant : " Pourquoi crains-tu ? ne suis-je pas assez
puissante pour obtenir de mon Fils le salut de mille pécheurs ? Cela est déjà fait, les voilà ". Alors elle la conduisit en esprit dans le
paradis, où elle lui montra des âmes sans nombre, qui avaient mérité l'enfer, et qui, sauvés par son intercession, jouissaient de la
béatitude éternelle.

Il est vrai qu'en cette vie nul ne peut être assuré de son salut : Nul ne sait s'il est digne d'amour ou de haine ; mais toutes choses
demeurent incertaines jusqu'au siècle à venir. Toutefois, à la question du psalmiste : Seigneur, qui sera reçu dans votre tabernacle ?
qui sera sauvé ? Saint Bonaventure répond : " Nous tous, pécheurs, baisons les traces des pieds de Marie, prosternons-nous à ses
pieds sacrés, tenons-les embrassés, et ne la laissons point aller qu'elle ne nous ait bénis ; car sa bénédiction sera pour nous un gage
certain du bonheur céleste ".

O grande Reine, s'écrie saint Anselme, dites seulement que vous voulez notre salut, et nous ne pourrons manquer d'être sauvés. Saint
Antonin ajoute que les âmes protégées par Marie se sauvent nécessairement.

Selon la remarque de saint Idelphonse, la sainte Vierge a eu raison de prédire que tous les générations la proclameraient Bienheureuse :
Beatam me dicent omnes generationes, puisque c'est par elle que tous les élus parviennent à l'éternelle béatitude. De là, cette
exclamation de saint Méthode : " Vous êtes, ô Mère de Dieu, le commencement, le milieu et la fin de notre félicité ". - Il dit : Le
commencement, parce que Marie nous obtient le pardon de nos péchés ; le milieu, parce qu'elle nous obtient la persévérance dans la
grâce ; la fin, parce qu'à la mort elle nous obtient le paradis. - De là encore ces belles paroles de saint Bernard à Marie : " Par vous, le
ciel a été rempli, par vous l'enfer a été dépeuplé (1) ; par vous, les ruines du paradis ont été relevées ; par vous, en un mot, la vie
éternelle a été accordée à une multitude de malheureux qui s'en étaient rendus indignes.

(1) L'enfer a été dépeuplé, c'est-à-dire : l'enfer a perdu une multitude d'âmes qui, sans vous, y seraient tombés.

Mais ce qui doit surtout nous faire attendre avec une inébranlable confiance le bonheur céleste, c'est la magnifique promesse faite par
Marie elle-même à ceux qui l'honorent, et spécialement à ceux qui, par leurs discours et leurs exemples, s'efforcent de la faire
connaître et honorer aussi des autres : Ceux qui travaillent pour moi, ne tomberont pas dans le péché ; ceux qui me font connaître,
auront la vie éternelle. Heureux donc, s'écrie saint Bonaventure, heureux ceux qui savent mériter les bonnes grâces de Marie ! Ils sont
reconnus d'avance par les habitants de la céleste Jérusalem pour les compagnons de leur gloire ; et quiconque porte la marque de
serviteur de Marie, a déjà son nom inscrit au livre de vie.

Que set-il après cela, de nous embarasser de la question tant agitée dans l'école : si la prédestination à la gloire précède ou suit la
prévision des mérites, et de nous demander avec inquiétude si nous sommes inscrits, oui ou non, au livre de vie ? - Pourvu que nous
soyons de vrais serviteurs de Marie, et que nous obtenions sa protection, nous serons certainement du nombre des élus ; car, saint
Jean Damascène nous l'assure, Dieu n'accorde la dévotion envers sa sainte Mère qu'à ceux qu'il a résolu de sauver. Cela paraît
conforme à ce que le Seigneur révéla expressément par l'organe de saint Jean : Quiconque sera victorieux, j'écrirai sur lui le nom de
mon Dieu et le nom de la cité de mon Dieu. Celui qui doit vaincre et se sauver, portera donc écrit sur son coeur le nom de la cité de
Dieu ; et quelle est cette cité de Dieu, sinon Marie, comme l'explique saint Grégoire à propos de ce passage de David : On a dit de
vous des choses glorieuses, ô cité de Dieu !

On peut donc très bien dire, en empruntant les expressions de saint Paul : A ce signe le seigneur reconnaît ceux qui sont à lui. Ce signe
est la dévotion à Marie ; celui qui en est marqué, Dieu le reconnaît comme l'un des siens. Aussi Pelbart affirme que la dévotion à la
Mère
de Dieu est le signe le plus assuré qu'on fera son salut. Et Alain de la Roche dit que l'habitude d'honorer souvent la sainte Vierge
par la récitation de la salutation angélique, est une très grande marque de prédestination. Il en dit autant de la fidélité à réciter chaque
jour le saint Rosaire. Ce n'est pas tout, et les privilèges et les faveurs réservés aux serviteurs de la divine Mère ne se bornent pas à la
vie présente ; dans le ciel encore, ils sont honorés d'une manière particulière, assure le père Nieremberg, et, à certaines marques
distinctives et d'un éclat extraordinaire, on reconnaîtra en eux les familiers de la Reine du Ceil et les gens de sa cour : Tous ceux de sa
maison, dit le sage, sont munis d'un double vêtement.

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi vit un jour sur la mer une nacelle où s'étaient réfugiés tous les serviteurs de Marie, qui faisait
elle-même l'office de pilote et les conduisait sûrement au port. Cette vision apprit à la sainte qu'au sein des périls de la vie présente, les
protégés de Marie échappent au naufrage du péché et de la damnation, guidés qu'ils sont par elle vers le port du paradis. Hâtons-nous
donc d'entrer dans cette heureuse nacelle, en méritant la protection de Marie, et là, tenons-nous assurés de parvenir au royaume
céleste, puisque l'Église chante : Sainte Mère de Dieu, tous ceux qui participeront aux joies célestes, habitent en vous et vivent sous
votre tutelle.

                                EXEMPLE

Césaire raconte qu'un cistercien, grandement dévot à Notre-Dame, désirait une visite de cette Reine bien-aimée, et lui en faisait
continuellement la demande. Étant sorti, une nuit, au jardin, comme il regardait le ciel, en adressant d'ardents soupirs à celle qu'il
brûlait de voir, il en vit tout à coups descendre une vierge éclatante de beauté et de lumière, qui lui dit : " Thomas, voutrais-tu
m'entendre chanter ? - Certainement ", répondit-il. Aussit/t elle se mit à chanter, mais d'une voix si douce que le pieux moine se croyait
en paradis. Après cela, elle disparut à ses yeux, non sans le laisser bien en peine de savoir qui elle était.

Mais voilà qu'o; se trouve en présence d'une autre jeune vierge non moins belle, qui lui fit aussi entendre son chant. Il ne put
s'empêcher de lui demander qui elle était. Elle répondit : " Celle que tu viens de voir, c'est Catherine ; moi je suis Agnès. Nous sommes
toutes les deux martyres de Jésus-christ, et notre Reine nous a envoyées te consoler. Rends grâce à Marie, et prépare-toi à une plus
grande faveur ". Cela dit, elle disparut comme la première ; mais le religieux conçut dès lors l'espérance de voir enfin ses voeux
exaucés. Il ne fut pas trompé dans son attente ; car, peu après, il aperçut une grande lumière et sentit son coeur se remplir d'une joie
toute nouvelle ; et voilà qu'au milieu de cette lumière lui apparaît la Mère de Dieu environnée d'anges, et surpassant immensément en
beauté les deux martyres. Elle lui dit : " Mon cher serviteur et mon fils, j'ai agréé tes hommages et exaucé tes prières : tu as désiré me
voir ; me voici, et, de plus, je veux aussi te faire entendre mon chant ". Et la glorieuse Vierge chante, et, ravi hors de lui-même par la
mélodie de ses accents, le dévot religieux tomba la face en terre.

Les Matines sonnèrent, et les moines se réunirent ; ne voyant point le frère Thomas, ils le cherchèrent d'abord dans sa cellule, puis
dans d'autres endroits ; finalement, étant allés voir au jardin, ils le trouvèrent là comem mort. Le supérieur lui ordonna de dire ce qui
était arrivé l alors, revenant à lui par la force de la sainte obéissance, il raconta toutes les faveurs qu'il avait reçues de la divine Mère.

                                 PRIÈRE

O Reine du paradis, Mère du saint amour ! puisque vous êtes entre toutes les créatures la plus aimable, la plus aimée de Dieu, et sa
première amante, ah ! daignez consentir à être aimé du pécheur le plus ingrat et le plus misérable qui soit sur la terre, mais qui, se
voyant délivré de l'enfer par votre intercession et comblé de vos bienfaits sans aucun mérite de sa part, s'est épris d'amour pour vous.
Je voudrais, s'il m'était possible, faire comprendre à tous les hommes qui ne vous connaissent pas, combien vous êtes digne d'être
aimée, afin de les amener tous à vous aimer et à vous honorer. Je voudrais même mourir pour l'amour de vous, en défendant votre
virginité, votre dignité de Mère de dieu, votre immaculée conception, si, pour défendre ces glorieuses prérogatives de votre personne
sacrée, il me fallait mourir.

O Mère chérie, agréez cette expression de mes sentiments, et ne permettez pas qu'un de vos serviteurs qui vous aime, devienne jamais
l'ennemi de votre Dieu, que vous aimez tant ! Ah ! malheureux, voilà ce que j'étais autrefois, quand j'offensais mon divin Maître.
Mais alors, ô Marie, je ne vous aimais pas, et je ne me souciais guère d'être aimé de vous ; à cette heure, au contraire, je ne désire
rien tant, après la grâce de Dieu, que de vous aimer et d'être aimé de vous. Mes fautes passées ne m'empêchent pas d'espérer cette
faveur ; car, je le sais, ô ma douce et gracieuse Souveraine, vous ne dédaignez pas d'aimer même les plus misérables pécheurs dont
vous vous voyez aimée ; au contraire, jamais vous ne vous laissez vaincre en amour par personne. Ah ! Reine tout aimable, je veux
aller vous aimer en paradis : là, prosterné à vos pieds, je connaîtrai mieux combien vous êtes aimable, et combien vous avez
contribué à mon salut ; et ainsi, je vous aimerai d'un plus grand amour, et je vous aimerai éternellement, sans crainte de jamais cesser
de vous aimer. O Marie, j'espère avec une entière confiance d'être sauvé par votre secours. Priez Jésus pour moi ; cela suffit ; c'est à
vous de me sauver ; vous êtes mon espérance. J'irai donc toujours chantant :

                        O mon unique espoir, sainte Vierge Marie,

                         A vous de me conduire à l'éternelle vie.