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Enseignements de Jésus             

 

 

 

 

 

les 10 livres de l’oeuvre « L’Evangile tel qu’il m’a été révélé » de la bienheureuse Maria Valtorta

 

C’est un pur chef d’œuvre ! Que d’enseignements saints à retenir et on connaît mieux Jésus, la vierge Marie, Saint Joseph, et tous les autres personnes autour de Jésus , leur caractère, leur sentiment dans toutes les situations, c’est fabuleux , tout pour se sanctifier !

On apprend réellement dans ces 10 livres la bonté , la sagesse, l’amour infini de Jésus pour nous , leur lecture nous fait réellement connaître Dieu et l’adorer

 

Une pénitente demandait la permission de lire « L’Evangile tel qu’il m’a été révélé » au Saint Padre Pio et le Saint lui répondit : «  Non seulement je vous permet de le lire , mais je vous l’ordonne ! »

 

Je vous conseille vivement de vous procurer l’œuvre intégrale , les 10 livres , c’est un trésor tant ils sont riches d’enseignements , tellement ils éclairent sur beaucoup de choses sur la vie , comment se comporter saintement dans toues les situations, être à notre tour un disciple de Jésus car on y apprend tout ce que Jésus a dit d’important a ses disciples pour les former, les rendre saints !

 

Cliquez ici pour accéder à l’œuvre intégrale gratuite ( les 10 tomes )

 

On peut les commander par exemple ici : cliquez ici , puis sur les sites qui sont indiqués sous les livres

 

 

Voici quelques uns des tres nombreux enseignements de Jésus contenu dans le deuxieme livre: ( il y  a 10 livres en tout ) :

 

J’ai souligné et mis en rouge ce qui me paraissait le plus important, lisez au moins ces phrases là  )

 

Tout le 2eme chapitre :

Paroles de Jésus :

"C'est la quatrième douleur de Marie, Mère de Dieu. La première, la présentation au Temple; la seconde, la fuite en Égypte; la troisième, la mort de Joseph; la quatrième, ma séparation d'avec Elle.

11> Connaissant le désir du Père, je t'ai dit hier soir que je hâterais la description de nos souffrances pour qu'on les fasse connaître. Mais, comme tu le vois elles avaient déjà été mises en lumière par celles de ma Mère. J'ai expliqué la fuite en Égypte avant la Présentation parce qu'il fallait que je le fasse ce jour-là. J'en sais la raison et tu la comprends et tu l'expliqueras au Père, de vive voix. 

J'ai le dessein d'alterner tes contemplations avec les explications que je te donnerai ensuite, avec des dictées, proprement dites pour t'élever avec ton esprit en te donnant la béatitude de la vision et aussi parce que, de cette manière, est rendue évidente la différence de style entre ton exposé et le mien. En outre, en présence de tant de livres qui parlent de Moi et qui, touche et retouche, changements et embellissements sont devenus irréels, je désire donner à qui croit en Moi une vision ramenée à la vérité de mon séjour sur la terre. Je n'en sors pas diminué, mais au contraire je deviens plus grand dans mon humilité qui pour vous se fait pain, pour vous apprendre à être humbles et à ressembler à Moi, qui ai été un homme comme vous et qui ai porté sous mon vêtement humain la perfection d'un Dieu. Je dois être votre Modèle et les modèles doivent toujours être parfaits.

Je ne suivrai pas dans les contemplations un ordre chronologique correspondant à celui des Évangiles. Je prendrai les points que je trouverai plus utiles en un jour déterminé pour toi ou pour d'autres, en suivant mon ordre d'enseignement et de bonté.

L'enseignement qui ressort de la contemplation de mon départ concerne spécialement les parents et les enfants que la volonté de Dieu appelle à un renoncement réciproque en vue d'un plus haut amour. En second lieu il concerne tous ceux qui doivent affronter un renoncement pénible.

Combien vous en trouvez dans la vie ! Ce sont les épines de votre séjour terrestre, et qui transpercent le cœur : je le sais. Mais à qui les accueille avec résignation - attention, je ne dis pas : "à qui les désire et les accueille avec joie", cela est déjà perfection; je dis : "avec résignation" - elles se changent en roses éternellement épanouies. Mais, ceux qui l'accueillent avec résignation sont peu nombreux. Comme des ânes rétifs, vous regimbez et vous vous butez contre la volonté du Père quand encore vous ne cherchez pas à le blesser avec des ruades et des morsures spirituelles, c'est-à-dire en vous révoltant et en blasphémant contre Dieu.

Ne dites pas : "Je n'avais que ce bien, et Dieu me l'a enlevé. Mais moi, je n'avais que cette affection, et Dieu me l'a arrachée". Marie aussi, femme aimable, parfaitement affectueuse car dans la "Toute Grâce" même les formes affectives et sensibles étaient parfaites, n'avait qu'un seul bien, un seul amour sur la terre : son Fils. 12> Il ne lui restait que cette affection. Ses parents étaient morts depuis longtemps et Joseph depuis quelques années. Il n'y avait que Moi pour l'aimer et lui faire sentir qu'Elle n'était pas seule. Les parents, à cause de Moi, ignorant mon origine divine, lui étaient un peu hostiles. Pour eux, Elle était une maman qui ne sait pas s'imposer à son fils qui fait fi du bon sens commun, qui refuse les projets de mariage qui auraient pu donner du lustre à la famille et même une aide matérielle.

Les parents, voix du sens commun, du sens humain - vous l'appelez le bon sens, mais ce n'est que sens humain, c'est-à-dire égoïsme - les parents auraient voulu des changements pratiques dans ma vie. Au fond, c'était la peur d'avoir, un jour, des ennuis à cause de Moi qui déjà osais exprimer des idées trop idéalistes, selon eux, et qui pouvaient offusquer la Synagogue. L'histoire Hébraïque était pleine d'enseignements sur le sort des Prophètes. Ce n'était pas une mission facile que celle de prophète. Elle entraînait souvent la mort pour le prophète et des ennuis pour sa parenté. Au fond, il y avait toujours la pensée de devoir, un jour , prendre ma Mère en charge.

Ils étaient donc indisposés de voir qu'Elle ne me contrariait en rien et paraissait être en continuelle adoration devant son Fils. Cette opposition devrait croître ensuite au cours des trois années de mon ministère jusqu'au point d'arriver à des reproches publics quand ils venaient me trouver au milieu de la foule et rougissaient de ma manie, selon eux, de heurter les castes puissantes. Reproches à mon adresse et à la sienne, pauvre Maman !

Marie savait l'humeur des parents car tous n'étaient pas comme Jacques, Jude et Simon ni comme leur mère, Marie de Cléophas et Elle prévoyait ce que ces dispositions deviendraient. Elle savait quel sort serait le sien au cours de ces trois années et de ce qui l'attendait ensuite, et mon sort à moi; pourtant Elle ne regimba pas comme vous faites. Elle pleura. Qui n'aurait pas pleuré à la séparation d'un fils qui l'aimait comme je l'aimais, à la pensée des longs jours où je ne serais plus là, dans sa maison solitaire, devant l'avenir d'un Fils destiné à heurter la méchanceté de gens qui se sentaient coupables et que leur culpabilité poussait à attaquer l'Innocent jusqu'à vouloir le tuer.

Elle a pleuré parce qu'Elle était la Corédemptrice et la Mère du genre humain qui a reçu de Dieu une vie nouvelle. 13> Elle devait pleurer pour toutes les mamans qui ne savent pas faire de leur douleur de mère une couronne de gloire éternelle. Combien de mères, dans le monde, auxquelles la mort arrache des bras une créature ! Combien de mères auxquelles une volonté surnaturelle enlève un fils à leurs côtés ! Pour toutes ses filles, comme Mère des chrétiens, pour toutes ses sœurs, dans leur douleur de mères esseulées; Marie a pleuré. Et aussi pour tous ses fils qui, nés de la femme, sont destinés à devenir des apôtres de Dieu et martyrs pour l'amour de Dieu, par fidélité à Dieu ou par la férocité des hommes.

Mon Sang et les pleurs de Marie sont le mélange qui fortifie ceux qui sont appelés à une destinée héroïque; qui efface leurs imperfections ou même les fautes qui ont échappé à leur faiblesse, en leur donnant outre le martyre, quelque il soit, la paix de Dieu, et s'ils l'ont souffert pour Dieu la gloire du Ciel.

Ils le trouvent les missionnaires comme une flamme qui les réchauffe dans les pays où la neige est maîtresse. Ils le trouvent comme une rosée là où règne un soleil brûlant. Les larmes de Marie naissent de sa charité et jaillissent d'un cœur lilial. Ils possèdent donc, de la Charité Virginale unie à l'Amour, le feu, et de la Virginale Pureté, la fraîcheur parfumée qui ressemble à celle de l'eau recueillie dans. le calice d'un lis après une nuit baignée de rosée.

Elles le trouvent les âmes consacrées dans ce désert qu'est la vie monastique bien comprise : désert parce qu'il n'y a de vivant que l'union avec Dieu et que toute autre affection s'évanouit en devenant uniquement charité surnaturelle: pour les parents, les amis, les supérieurs, les inférieurs.

Ils trouvent ce divin mélange ceux qui sont consacrés à Dieu au milieu du monde, qui ne les comprend ni ne les aime, désert aussi pour ceux-là où ils vivent comme s'ils étaient seuls tant ils sont incompris et ridiculisés à cause de l'amour qu'ils me portent.

Elles le trouvent, mes chères victimes parce que Marie est la première qui fut victime pour l'amour de Jésus et celles qui la suivent. Elle donne de sa main de Mère et de Médecin ses larmes qui fortifient et enivrent pour un plus grand sacrifice. Larmes saintes de ma Mère !

Marie prie. Elle ne se refuse pas à la prière parce que Dieu lui donne une souffrance. Gardez-en le souvenir. Elle prie avec Jésus. Elle prie le Père, le Nôtre et le Vôtre.

Le premier "Pater noster" a été dit dans le jardin de Nazareth; 14> pour consoler la peine de Marie, pour offrir nos volontés à l'Éternel à un moment où commençait pour ces volontés la période d'un renoncement toujours croissant qui eut son sommet pour moi dans le Renoncement à la vie et pour Marie dans la mort d'un fils.

Nous n'avions rien à nous faire pardonner par le Père, cependant, nous les "Sans Faute" nous avons demandé le pardon du Père pour être pardonnés, absous ne fût-ce que d'un soupir à l'encontre de la dignité de notre mission. Pour vous apprendre que plus on est en grâce avec Dieu et plus la mission est bénie et fructueuse. Pour vous enseigner le respect de Dieu et l'humilité. En présence du Dieu Père, même nos deux perfections d'Homme et de Femme se sont senties comme un néant et ont demandé pardon comme elles ont demandé le " pain quotidien ".

Quel était notre pain ? Oh ! pas celui que pétrissait les mains pures de Marie et cuit au petit four pour lequel tant de fois j'avais lié des fagots et des bourrées. Celui-là aussi est nécessaire tant qu'on est sur terre. Mais "notre" pain quotidien c'était d'accomplir jour après jour notre tâche de mission. Que Dieu nous le donne chaque jour parce que l'accomplissement de la mission que Dieu nous donne est la joie de notre journée, n'est-ce pas, petit Jean ? Ne dis-tu pas toi aussi, qu'il te paraît vide le jour, qu'il te paraît inexistant, si la bonté du Seigneur te laisse un jour sans ta mission de souffrance ?

Marie prie avec Jésus. C'est Jésus qui vous justifie, fils. C'est Moi qui rends acceptables et profitables vos prières auprès du Père. Je l'ai dit : "Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous l'accordera, et l'Église valorise ses prières en disant : ‘Par Jésus Christ Notre Seigneur’.

Quand vous priez, unissez-vous toujours, toujours, toujours à Moi. Je prierai à haute voix pour vous, couvrant votre voix d'hommes avec ma voix d'Homme-Dieu. Je mettrai votre prière sur mes mains transpercées et l'élèverai vers le Père. Elle deviendra hostie d'un prix infini. Ma voix fondue avec la vôtre montera comme un baiser filial vers le Père et la pourpre de mes blessures rendra précieuse votre prière. Soyez en Moi, si vous voulez avoir le Père en vous, avec vous, pour vous.

Tu as fini le récit en disant: "Et pour nous..." et tu as voulu dire : "pour nous qui sommes si ingrats à l'égard des Deux qui ont gravi le Calvaire pour nous". Tu as bien fait de mettre ces mots.

 

Mets-les chaque fois que je ferai voir une de nos souffrances. Qu'ils soient comme la cloche qui sonne et qui appelle à la méditation et au repentir .

C'est assez, pour l'heure, Repose-toi. La paix soit avec toi."

Dans le 3eme chapitre :

à  Maria Valtorta :

Toi, pour ton compte, tu n'es qu'un rien. Tu es un pauvre être en agonie, qui travaille parce que je le veux, pour ce que j'ai en vue. 16> Tu es une pauvre créature qui ne vaut que par ton amour. Tu n'as pas d'autres mérites. Amour et désir d'être pour d'autres, cause d'amour pour ton Dieu. C'est cela qui justifie ton être et ma bienveillance de te conserver en vie alors que, humainement parlant, depuis longtemps ton être aurait dû se désagréger dans la mort. Le sentiment d'être redevenue une loque, comme tu dis, lorsque j'ai cessé de te porter avec Moi dans les champs de la contemplation et de te parler est pour toi et pour les autres la preuve que tout ce qui arrive, arrive par mon unique vouloir. Si quelqu'un pense humainement qu'avec le même vouloir et le même amour je pourrais te guérir et que ce serait la meilleure manière de prouver mon amour et ma bienveillance, je réponds que j'ai toujours conservé la vie à mes serviteurs, tant que j'ai jugé que leur mission devait continuer, mais je ne leur ai jamais procuré une vie humainement heureuse parce que mes missions se réalisent dans et par la souffrance et que d'autre part mes serviteurs n'ont qu'un désir semblable au mien: souffrir pour racheter. Il ne faut donc pas parler de dispersion des forces, mais dire : Après que la bonté de Jésus fait disparaître mon état d'infirmité pour ses intentions et pour ma joie, je reviens à ce que sa bonté m'a accordé d'être : crucifiée par son amour et pour son amour.

Et maintenant vas de l'avant avec une obéissance pleine d'amour.

Tout le 4eme chapitre :

"Jean n'avait pas besoin de signe pour lui-même. Son esprit, présanctifié dès le sein de sa mère était en possession de cette vue de l'intelligence surnaturelle qui aurait été le lot de tous les hommes sans la faute d'Adam.

Si l'homme était resté en état de grâce, dans l'innocence et la fidélité à son Créateur, il aurait vu Dieu à travers les apparences extérieures. 20> On dit dans la Genèse que le Seigneur Dieu parlait familièrement avec l'homme innocent et que l'homme ne. s'évanouissait pas en entendant cette voix et la discernait sans se tromper. Tel était le sort de l'homme : voir et comprendre Dieu, comme un fils à l'égard de son père. Puis la faute est venue et l'homme n'a plus osé regarder Dieu, n'a pu savoir découvrir et comprendre Dieu. Et il le sait de moins en moins.

Mais Jean, mon cousin Jean, avait été purifié de la faute quand la Pleine de Grâce s'était penchée avec amour pour embrasser celle qui autrefois stérile était devenue féconde, Élisabeth. Le bébé avait sauté de joie dans son sein en sentant les écailles de la faute tomber de son âme comme une croûte qui tombe d'une plaie au moment de la, guérison. L'Esprit Saint qui avait fait de Marie la Mère du Sauveur, commença son œuvre de salut à travers Marie, Ciboire Vivant du Salut Incarné pour cet enfant qui allait naître, destiné à m'être uni, non pas tant par le sang que par la mission qui fit de nous comme les lèvres qui forment la parole. Jean c'était les lèvres et Moi la Parole. Lui le Précurseur dans l'Évangile et sa destinée de martyr. Moi, Celui qui donne ma divine perfection à l'Évangile inauguré par Jean et son martyre pour la défense de la Loi de Dieu.

Jean n'avait besoin d'aucun signe, mais pour l'épaisseur de l'esprit des autres, un signe était nécessaire. Sur quoi Jean aurait-il fondé son affirmation sinon sur une preuve irrécusable que les yeux des hommes lents à voir et les oreilles paresseuses auraient perçue ?

Moi, également, je n'avais pas besoin de baptême. Mais la Sagesse du Seigneur avait jugé que ce devait être l'instant et la façon de se rencontrer. En faisant sortir Jean de sa grotte dans le désert et Moi de ma maison il nous unit en ce moment pour ouvrir sur Moi le Ciel et en faire descendre Soi-Même, Colombe Divine, sur Celui qui aurait à baptiser les hommes avec cette Colombe et faire descendre du Ciel l'annonce encore plus puissante de cette angélique pensée de mon Père: " Voici mon Fils Bien Aimé, en qui je me suis complu ". C'est pour que les hommes n'eussent pas d'excuse ou de doute pour savoir s'ils devraient me suivre ou non.

Les manifestations du Christ ont été nombreuses. La première, après la naissance fut celle des Mages, la seconde au Temple, la troisième sur les rives du Jourdain. Puis vinrent les autres manifestations innombrables que je te ferai connaître, 21> parce que mes miracles sont des manifestations de ma nature divine jusqu'aux derniers, de ma Résurrection et de mon Ascension au Ciel. Ma patrie fut comblée de mes manifestations. Comme des semences jetées aux quatre points cardinaux, elles arrivèrent en toute couche et tout endroit de la vie : aux bergers, aux puissants, aux savants, aux incrédules, aux pécheurs, aux prêtres, aux dominateurs, aux enfants, aux soldats, aux Hébreux, aux Gentils. 

Maintenant encore, elles se répètent, mais comme alors le monde ne les accepte pas ou plutôt il n'accueille pas les miracles actuels et il oublie ceux du passé. Eh bien, je ne renonce pas. Je me répète pour vous sauver, pour vous amener à la foi en Moi. 


 

Jésus dévoile le but des 10 livres :

Sais-tu, Marie, ce que tu fais ? Ce que je fais plutôt en te taisant voir l'Évangile ? C’est une tentative plus forte pour amener les hommes vers Moi. Tu l'as désiré par tes prières ardentes. Je ne me borne plus à la parole. Elle fatigue et les éloigne. C'est un péché, mais c'est ainsi. J'ai recours à la vision, à la vision de mon Évangile et je l'explique pour la rendre plus claire et plus attrayante. 

A toi, je donne le réconfort de la vision. A tous je donne le moyen de me désirer et de me connaître. Et si encore elle ne sert pas et si comme de cruels enfants ils rejettent le don sans en comprendre la valeur, à toi, le don restera et à eux ira mon indignation. Je pourrai, une fois encore faire l'antique reproche : "Nous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des lamentations et vous n'avez pas pleuré". 

Mais, n'importe. Laissons-les, les inconvertissables accumuler sur leurs têtes des charbons ardents et tournons-nous vers les brebis qui cherchent à connaître le Pasteur. Le Pasteur, c'est moi et tu es la houlette qui me les amène."

 

 

 

Dans le 6eme chapitre :

 

Satan, tu l'as vu, se présente toujours avec un extérieur sympathique, sous un aspect ordinaire. Si les âmes sont attentives et surtout en contact spirituel avec Dieu, elles se rendent compte de cette observation qui les rend circonspectes et promptes pour combattre les embûches du démon. Mais si les âmes sont inattentives au divin, séparées de lui par des tendances charnelles qui les envahissent et les rendent sourdes n'utilisant pas le secours de la prière qui les unit à Dieu et fait couler sa force comme par un canal dans le cœur de l'homme, alors elles s'aperçoivent difficilement du piège dissimulé sous une apparence inoffensive et y tombent. S'en dégager après cela est très difficile.

Les deux chemins que prend plus communément Satan pour arriver aux âmes sont l'attrait charnel et la gourmandise, Il commence toujours par le côté matériel de la nature. Après l’avoir démantelé et asservi, il dirige l’attaque vers la partie supérieure.

D’abord le côté moral : la pensée avec son orgueil et ses convoitises; puis l’esprit, en lui enlevant non seulement l’amour, mais aussi la crainte de Dieu. L’amour divin n’existe déjà plus quand l’homme l’a remplacé par d’autres amours humains. C’est alors que l’homme s’abandonne corps et âme à Satan pour arriver aux jouissances qu’il poursuit, pour s’y attacher toujours plus.

Comment je me suis comporté, tu l’as vu. Silence et prière. Silence. Car si Satan exerce son entreprise de séduction et cherche à nous circonvenir, on doit le supporter sans sottes impatiences et sans peurs déprimantes, mais réagir avec fermeté à sa présence et par la prière à ses séductions.

Inutile de discuter avec Satan. Lui serait victorieux car il est fort dans sa dialectique. Il n'y a que Dieu pour le vaincre, et alors recourir à Dieu qui parle par nous, à travers nous, montrer à Satan ce nom et ce Signe, non pas écrits sur un papier ou gravés sur le bols, mais inscrits et gravés dans les cœurs. Mon Nom, mon Signe. Répliquer à Satan uniquement quand il insinue qu'il est comme Dieu en utilisant la parole de Dieu. Il ne la supporte pas.

29> Puis, après la lutte, vient la victoire et les Anges servent le vainqueur et le protègent contre la haine de Satan, Ils le réconfortent avec une rosée céleste, avec la Grâce qu'ils déversent à pleines mains dans le cœur du fils fidèle, avec une bénédiction qui est une caresse pour l'esprit.

Il faut avoir la volonté de vaincre Satan, la foi en Dieu et en son aide, la foi dans la puissance de la prière et la bonté du Seigneur. Alors Satan ne peut nous faire du mal.

Dans le 7eme chapitre :

"Venez, mais savez-vous ce que vous cherchez ? Qui me suit devra tout abandonner : maison, parents, façon de penser, et même la vie. Je vous ferai mes disciples et mes amis si vous le voulez

Tout le 8eme chapitre :

"Le groupe qui m'avait rencontré était nombreux, mais un seul me reconnut. Celui qui avait l'âme, la pensée et la chair pures de toute luxure.

J'insiste sur la valeur de la pureté. La chasteté est toujours source de lucidité pour la pensée. La virginité affine et puis maintient la sensibilité de l'intelligence et des affections à un degré de perfection que seul celui qui est vierge expérimente.

Vierge, on l'est de différentes manières. Forcément et ceci spécialement pour les femmes, quand personne ne vous a choisi en vue du mariage. Cela devrait être pour les hommes aussi, mais cela ne l'est pas. Et cela est mal parce que d'une jeunesse prématurément souillée par la passion ne pourra venir qu'un chef de famille malade dans ses sentiments et souvent dans sa chair.

Il y a la virginité voulue, celle des âmes consacrées au Seigneur dans un élan de fidélité. Belle virginité ! Sacrifice agréable à Dieu ! Mais tous ne savent pas garder cette blancheur du lys qui reste droit sur sa tige tourné vers le ciel, ignorant la boue de la terre, ouvert seulement aux baisers du soleil de Dieu et de ses rosées.

Il y en a tant qui ne gardent qu'une fidélité matérielle, mais sont infidèles par leur pensée qui regrette et désire ce qu'elle a sacrifié. Ceux-là ne sont vierges qu'à moitié. Si la chair est intacte, le cœur ne l'est pas. Il fermente, ce cœur, il bouillonne; il émet des fumées sensuelles d'autant plus raffinées et condamnables qu'elles sont des créations de la pensée qui caresse, paît et fait fourmiller les imaginations d'assouvissements illicites pour ceux qui sont libres et plus qu'illicites pour ceux qui ont fait un vœu.

C'est alors l'hypocrisie du vœu. Il y a l'apparence mais il manque la réalité. 32> En vérité je vous dis que si quelqu'un vient à Moi avec un lys abîmé par la volonté d'un brutal et qu'un autre vient avec un lys intact matériellement mais souillé par le débordement d'une sensualité caressée et cultivée pour en remplir les heures de solitude, le premier, je l'appelle " vierge " et je dénie cette qualité au second. Et, au premier je donne la double couronne de la virginité et du martyre à cause de sa chair blessée et de son cœur couvert de plaies par une mutilation qu'il n'a pas voulue. 

La valeur de la pureté est telle que, comme tu l'as vu, Satan s'est préoccupé d'abord de m'amener à l'impureté. Lui sait bien qu'une faute de sensualité démantèle l'âme et en fait une proie facile pour les autres fautes. Le souci de Satan s'est appliqué à l’objectif principal pour me vaincre.

Le pain, la faim sont les formes matérielles pour symboliser l'appétit, les appétits que Satan exploite pour arriver à ses fins. Bien différente est la nourriture, qu'il m'offrait pour me faire tomber, comme ivre à ses pieds ! Après serait venue la gourmandise, l’argent, la puissance, l'idolâtrie, le blasphème, l'abjuration de la Loi divine. Mais, le premier pas, pour me posséder, c'était cela. C'est le même procédé qu'il utilisa pour blesser Adam.

Le monde se moque de ceux qui sont purs. Ceux qui sont souillés par l'impureté s'attaquent à ceux qui sont purs. Jean Baptiste est une victime de la luxure de vieux êtres dépravés. Mais si le monde possède encore un peu de lumière, il le doit à ceux qui restent purs au milieu du monde. Ils sont les serviteurs de Dieu et savent comprendre Dieu et répéter les paroles de Dieu. Je l'ai dit: " Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ". Même sur la terre, Ceux dont les fumées des sens ne troublent pas la pensée, "voient" Dieu et l'entendent et le suivent et le montrent aux autres.

Jean de Zébédée est un être pur. Il est " le Pur " au milieu de mes disciples. Son âme est une fleur dans un corps angélique. Lui m'appelle avec les paroles de son premier maître et me demande de lui donner la paix. Mais la paix, il la possède en lui-même par la pureté de sa vie et je l'ai aimé à cause de la pureté qui resplendit en lui. C'est à elle que j'ai confié mes enseignements, mes secrets, la Créature qui m'était la plus chère.

Il a été mon premier disciple, il m'a aimé dès le premier instant qu'il m'a vu. Son âme s'était fondue avec la mienne du jour où il m'avait vu passer le long du Jourdain et qu'il avait vu le Baptiste me montrer. 33> Même s'il ne m'avait pas rencontré ensuite à mon retour du désert, il m'aurait cherché jusqu'à ce qu'il me trouve. En effet, celui qui est pur est humble et désireux de s'instruire dans la science de Dieu et il va, comme l'eau vers la mer, vers ceux en qui il voit des maîtres de la doctrine céleste." 

Dans le 9eme chapitre :

"Et pour Toi, Maître, tu ne gardes rien ? " Il a répondu : "La joie de faire la volonté de Dieu et d'être utile à sa gloire", Nous avons encore ajouté : "Tu nous appelles, Maître. Mais nous, nous sommes tout à fait pauvres. Que devons-nous apporter ?". Il nous a répondu, avec un sourire qui nous fait vraiment goûter le Paradis: "C'est un grand trésor que je vous demande"; et nous : " Mais, si nous n'avons rien ? "; et Lui : "Un trésor qui a sept noms, et que même le plus humble peut avoir, et que le roi plus riche peut ne pas posséder, vous l'avez et je le veux. Écoutez-en les noms : charité, foi, bonne volonté, droiture d’intention, continence, sincérité, esprit de sacrifice. 38> Cela, je le veux de celui qui me suit, cela seulement, et vous l'avez en vous. Il dort comme la semence, dans le sillon, l'hiver, mais le soleil de mon printemps en fera naître les sept épis. C'est ainsi qu'il a parlé. "

 

Dans le 10eme chapitre :

"Les enfants te plaisent, Maître ? "

"Oui, parce qu'ils sont purs, sincères et aimants !"

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Au chapitre sept du livre de Jérémie[1][1], on lit : ..Voilà ce que dit le Seigneur des armées, le Dieu d'Israël : "Corrigez vos mœurs et vos affections et alors, je viendrai habiter avec vous

Le premier temple est dans le cœur de tout homme et c'est là que se fait la prière sainte. Mais, sainte, elle ne peut l'être si le cœur ne s'amende pas, si ne s'amendent pas les mœurs, les affections, les principes de justice à l'égard des pauvres, à l'égard des serviteurs, des parents, à l'égard de Dieu.

Regardez maintenant. Je vois des riches au cœur dur qui font de riches offrandes au Temple, mais ne savent pas dire au pauvre : " Frère, voici un pain et un denier, accepte-les. De cœur à cœur, que mon aide ne t'humilie pas et que le don que je t'en fais ne me donne pas d'orgueil ". Voilà : je vois des gens qui prient et qui se plaignent à Dieu de ce qu'il ne les écoute pas promptement, mais qui, ensuite, au malheureux, parfois du même sang qu'eux, alors qu'il leur dit : "Écoute-moi" répondent avec un cœur dur comme la pierre : "Non". Voilà, je vous vois pleurer parce que le dominateur vide votre bourse. Mais vous pressurez ensuite le sang de qui vous haïssez et n'avez pas horreur de faire un vœu sanguinaire contre la vie.

O vous d'Israël ! Le temps de la Rédemption est arrivé mais préparez-en les voies en vous, par la bonne volonté. 44> Soyez honnêtes, bons, aimez-vous entre vous. Riches, soyez sans mépris; marchands, ne fraudez pas; pauvres, n'enviez pas. Vous êtes tous d'un seul sang, d'un seul Dieu. Vous êtes tous appelés à une même destinée. Ne vous fermez pas, avec vos péchés, le Ciel que le Messie vous ouvrira. Vous avez, jusqu'alors, erré ? Maintenant plus. Que toute erreur disparaisse. Simple, bonne, facile est la Loi qui se ramène aux dix commandements primitifs mais imprégnés d'une lumière d'amour.

Venez. Je vous les montrerai tels qu'ils sont : amour, amour, amour. Amour de Dieu pour vous, de vous pour Dieu. Amour pour le prochain. Toujours amour parce que Dieu est Amour et que les fils du Père sont ceux qui savent vivre l'amour. Je suis ici pour tous, et pour donner à tous la lumière de Dieu. Voici la Parole du Père, qui se fait nourriture en vous. Venez, goûtez, renouvelez le sang de votre esprit avec cette nourriture. Que tout poison disparaisse, que tout désir charnel meure.

Une gloire nouvelle vous est apportée : la gloire éternelle et à elle viendront ceux qui feront dans leur cœur une véritable étude de la Loi de Dieu. Commencez par l'amour. Il n'y a rien de plus grand. Mais quand vous saurez aimer, vous saurez déjà tout et Dieu vous aimera et l'amour de Dieu signifie le secours de Dieu contre toute tentation.

Que la bénédiction de Dieu repose sur qui se tourne vers Lui d'un cœur plein de bonne volonté."

Jésus se tait. Les gens parlottent. L'assemblée se sépare après le chant psalmodié de plusieurs hymnes.

Jésus sort sur la petite place. Au seuil de la porte se trouvent Jean et Jacques avec Pierre et André.

"La paix soit avec vous, dit Jésus, et il ajoute : Voici l'homme qui pour être juste a besoin de s'abstenir de juger sans s'être d'abord informé, mais qui cependant sait reconnaître honnêtement ses torts. Simon, tu as voulu me voir ? Me voici. Et toi, André, pourquoi n'es-tu pas venu plus tôt ?"

Les deux frères se regardent, embarrassés. André murmure : " Je n'osais pas..."

Pierre, tout rouge ne dit rien. Mais, quand il entend Jésus dire à son frère : "Était-ce un mal de venir ? Il n'y a que le mal que l'on ne doit pas oser faire" intervient franchement : "C'est à cause de moi qu'il est resté. Lui voulait me conduire tout de suite vers Toi. Mais moi... J'ai dit... Oui, j'ai dit : " Je n'y crois pas", et je n'ai pas voulu. Oh ! maintenant, cela va mieux !..."

45> Jésus sourit, puis il dit : "Et, pour ta sincérité, je te dis que je t'aime."

"Mais moi... moi, je ne suis pas bon. Je ne suis pas capable de faire ce que tu as dit à la synagogue. Je suis irascible et, si quelqu'un m'offense... Eh !... Je suis avide et j'aime avoir de l'argent... et dans ma vente de poissons... eh !... pas toujours... je ne suis pas toujours sans frauder. Et je suis ignorant. Et j'ai peu de temps à te suivre pour avoir la lumière. Comment faire ? Je voudrais devenir comme tu dis... mais..."

"Ce n'est pas difficile, Simon. Tu connais un peu l'Écriture ? Oui ? Et bien pense au prophète Michée. Dieu veut de toi ce que dit Michée[2]. Il ne te demande pas de t'arracher le cœur ni de sacrifier les affections les plus saintes. Non, Il ne te le demande pas pour l'instant. Un jour, sans que Dieu te le demande, tu te donneras aussi toi-même à Dieu. Mais Lui attend qu'un soleil et une ondée ait fait de toi, qui n'es qu'une frêle pousse, un palmier robuste et splendide. Pour l'heure, Il te demande ceci : pratiquer la justice, aimer la miséricorde, t'appliquer totalement à suivre ton Dieu, Efforce-toi de faire cela et le passé de Simon sera effacé, et tu deviendras l'homme nouveau, l'ami de Dieu et de son Christ. Non plus Simon mais Céphas, la Pierre solide sur laquelle je m'appuie."

 

 

 

Tout le 10eme chapitre :

 

A propos de cette vision, Jésus me dit ce matin : "Je veux que toi et que tous vous remarquiez l'attitude de Jean; en un de ses côtés qui échappe toujours. Vous l'admirez parce que pur, aimant, fidèle, mais vous ne remarquez pas qu'il fut grand en humilité.

Lui, à qui l'on doit la venue de Pierre vers Moi, il tait modestement ce point particulier. L'apôtre de Pierre, et par conséquent le premier de mes apôtres, ce fut Jean. Le premier à me reconnaître. Le premier à m'adresser la parole, le premier à me suivre, le premier à m'annoncer. Et pourtant, voyez ce qu'il dit : "André, frère de Simon, était un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et avaient suivi Jésus. Le premier sur qui il tomba fut son frère Simon à qui il dit: 'Nous avons trouvé le Messie' et il le mena à Jésus". [1]

47> Avec sa justice, en plus de sa bonté, il sait que André est embarrassé de n'avoir qu'un caractère renfermé et timide, qui voudrait tant agir; mais qu'il ne réussit pas à faire, et il veut que soit transmis à la postérité le souvenir de son bon vouloir. Il veut qu’André semble le premier apôtre du Christ auprès de Simon bien que sa timidité et son effacement auprès de son frère lui aient apporté un échec dans son apostolat.

Qui, parmi ceux qui font quelque chose pour moi sait imiter Jean et ne se proclame pas lui-même apôtre incomparable ? Ils ne réfléchissent pas que leur réussite vient d'un ensemble de choses, qu'il ne s'agit pas seulement de sainteté, mais aussi d'audace humaine, de chance, du fait de se trouver près d'autres moins hardis ou moins chanceux, mais peut-être plus saints qu'eux-mêmes.

Dans une belle réussite, ne vous glorifiez pas comme si le mérite n'en revenait qu'à vous. Louez Dieu, patron des ouvriers apostoliques. Ayez le regard limpide et le cœur sincère pour remarquer et donner à qui de droit les applaudissements qui lui reviennent. Un regard limpide pour remarquer les apôtres qui réalisent l'holocauste et qui sont les premiers vrais leviers dans le travail des autres. Dieu seul les voit, ces timides qui semblent ne rien faire et sont au contraire ceux qui dérobent au Ciel le feu qui anime les audacieux. Un cœur sincère doit dire : Moi je travaille, mais celui-ci a plus d'amour que moi, prie mieux que moi, s'immole comme moi je ne sais le faire et comme Jésus a dit : 'Entre dans ta chambre et enferme-toi dans le secret pour prier en secret'. Moi qui vois son humble et sainte vertu, je veux la faire connaître et dire : 'Moi, je suis l'instrument actif; lui, la force qui me meut parce que, greffé comme il l'est sur Dieu, c'est par son canal que je reçois la force d'en Haut".

Et la bénédiction du Père qui descend pour récompenser l'humble qui s'immole en silence pour procurer la force aux apôtres, descendra aussi sur l'apôtre qui reconnaît sincèrement l'aide surnaturelle et silencieuse qui lui vient de l'humble, et le mérite de cet humble que les hommes superficiels ne remarquent pas.

Recueillez-en tous l'enseignement. Jean est mon préféré ? Oui, mais n'a-t-il pas encore cette ressemblance avec Moi ? Pur, aimant, obéissant, mais humble aussi. Je me mirais en lui et en lui je voyais mes vertus. Je l'aimais, pour cette raison comme un second Moi-Même. Je voyais sur lui le regard du Père qui le reconnaissait pour un petit Christ. 48> Et ma Mère me disait : "En lui, j'ai le sentiment d'avoir un second fils. Il me semble Te voir, Toi, reproduit en lui qui n'est qu'un homme."

 

Dans le 12eme chapitre :

 

"Je t'offre ce que j'ai, Maître, et comme je sais..."

"Parfait, et tu ne pourrais mieux faire parce que tu m'offres avec amour."

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Celui-là qui ne veut pas est un petit homme grêle mais aux yeux très lumineux. Peut-être que, frêle comme il est, il sait que les autres le bousculeraient en "faisant la guerre" et pour cette raison, il plaide pour la paix.

Mais Jésus en tire l'occasion de parler à ces enfants : "C'est lui qui a raison. La guerre est un châtiment de Dieu pour punir les hommes. Elle exprime que l'homme n'est plus un vrai fils de Dieu. Quand le Très-Haut créa le monde; Il fit tout : le soleil, la mer, les étoiles, les fleuves, les plantes, les animaux, mais Il ne fit pas les armes. 51> Il créa l'homme et lui donna des yeux pour qu'il eût des regards d'amour, une bouche pour dire des paroles d'amour, des oreilles pour les écouter, des mains pour donner aide et caresses, des pieds pour courir avec empressement vers le frère qui est dans le besoin, et un cœur capable d'aimer. Il donna à l'homme l'intelligence, la parole, l'affection, les sentiments, mais Il n'a pas donné la haine. Pourquoi ? Parce que l'homme, créature de Dieu devait être amour comme Dieu est Amour. Si l'homme était resté créature de Dieu, il serait resté dans l'amour et la famille humaine n'aurait pas connu la guerre et la mort."

"Mais lui, la guerre, il ne veut pas la faire parce que il perd toujours" (je l'avais deviné).

Jésus sourit et dit : "Il ne faut pas refuser une chose qui nous nuit pour le motif qu'elle nous nuit. Il faut refuser une chose quand elle nuit à tout le monde. Si quelqu'un dit : " Je ne veux pas ceci parce que je serai perdant", c'est de l’égoïsme. Au contraire le vrai fils de Dieu dit : "Frères, je sais que- j'aurais le dessus, mais je vous dis : ne faisons pas ceci parce que vous en subiriez un dommage". Oh ! comme celui-là a compris le principal commandement ! Qui sait me le dire ?"

En chœur, les onze bouches disent : " Tu aimeras ton Dieu avec tout ce que tu es et ton prochain comme toi-même"

"Oh ! vous êtes de braves enfants

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"En vérité, je vous prendrai si vous êtes bons. Mais plus de paroles grossières, plus de violences, plus de querelles et plus de réponses impolies aux parents. Prière, étude, travail, obéissance.

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" Paix aux hommes de bonne volonté. Paix et bénédiction à leur maisons, à leurs femmes, à leurs enfants, Que la grâce et la lumière de Dieu règne en eux et dans les cœurs qui les habitent

Mais plus qu'à vos corps je m'adresse à vos esprits, Hommes de bonne volonté, venez à Moi sans crainte. Si votre esprit est blessé, je lui rends son intégrité. S'il est malade, je le guéris. S'il est mort, je le ressuscite. Je veux seulement votre bonne volonté.

Est-ce difficile, ce que je vous demande ? Non. Je ne vous impose pas les centaines et centaines et centaines de préceptes des rabbins. Je vous dis : suivez le Décalogue

Si vous aimez Dieu avec toutes les ressources de votre être, vous ne pécherez pas, car le péché est une douleur que l'on cause à Dieu. Qui aime, ne veut pas faire souffrir. Si vous aimez le prochain comme vous mêmes, vous ne serez que des fils respectueux pour les parents, époux fidèles à votre conjoint, hommes honnêtes dans le commerce, sans violence pour les ennemis, sans mensonge dans les témoignages, sans envie pour qui possède, sans désirs luxurieux pour la femme d'autrui. Vous ne voudrez pas faire aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît; dérober; tuer, calomnier, entrer comme un coucou dans le nid d'autrui.

Mais, au contraire, je vous dis : "Poussez jusqu'à la perfection votre obéissance aux deux commandements de l'amour : aimez jusqu'à vos ennemis".

Oh ! comme il vous aimera, le Très-Haut qui aime tant l’homme devenu son ennemi par la faute originelle et par les péchés individuels, qui l'aime au point de lui envoyer le Rédempteur, l'Agneau qui est son Fils, Moi qui vous parle, le Messie promis pour vous racheter de toute faute; si vous savez aimer comme Lui.

Aimez. Que l'amour vous soit une échelle par laquelle, devenus anges vous monterez, comme dans la vision de Jacob jusqu'au Ciel en écoutant le Père dire à tous et à chacun: "Je serai ton protecteur partout où tu iras et je te conduirai à ce pays: au Ciel au Royaume Éternel

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Une seule chose peut se faire pendant le sabbat ( le dimanche , le jour du Seigneur ) : rendre service à votre prochain, mais le lucre doit être absolument banni de cette aide. Qui viole le sabbat dans un but lucratif ne peut avoir que châtiment de la part de Dieu. Vous faites un travail lucratif ? Vous le paierez avec des pertes les six autres jours. Vous faites un travail désintéressé ? Vous avez inutilement fatigué votre corps en ne lui accordant pas le repos que l'Intelligence Suprême a institué pour lui, en altérant l'esprit par l'impatience que produit une fatigue inutile, en arrivant jusqu'aux imprécations. Alors que la journée du sabbat doit s'écouler avec un cœur uni à Dieu, dans une douce prière d'amour. Il faut être fidèle en tout."

Dans le 13eme chapitre :

je vous dis qu'au-dessus de la terre, il y a le Ciel au-dessus des intérêts du monde, il y a la cause de Dieu. Vous avez besoin de changer votre façon de penser, quand vous saurez le faire, vous serez parfaits

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"Je n'ai pas de rancœur pour qui ne me connaît pas. Je n'en ai pas non plus pour qui me hait. Mais j'en souffre pour le mal qu'ils se font à eux-mêmes.

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‘’C'est la voix du Maître. Rugissement et caresse. Rugissement quand elle s'adresse à ceux qui ne veulent pas se convertir. Caresse quand elle parle à ceux qui, bien qu'imparfaits ont la bonne volonté, de trouver Dieu et sa Parole et les ayant trouvés de se sanctifier. Pour ceux-là la Parole devient caresse d'Ami et bénédiction de Jésus’’.

Tout le 15eme chapitre :

"Femme, qu’y a-t-il désormais entre toi et moi ?"

Jésus m'explique le sens de la phrase. "Ce "désormais", que beaucoup de traducteurs passent sous silence, est la clef de la phrase et l'explique avec son vrai sens.

Je fus le Fils soumis à la Mère, jusqu'au moment où la volonté de mon Père m'indiqua que l'heure était venue d'être le Maître. A partir du moment où ma mission commença, je ne fus plus le Fils soumis à sa Mère, mais le Serviteur de Dieu. Les liens qui m'unissaient à Celle qui m'avait engendré étaient rompus. Ils s'étaient transformés en liens de plus haut caractère. Ils s’étaient tous réfugiés dans l'esprit. L'esprit appelait toujours " Maman " Marie, ma Sainte. L'amour ne connut pas d'arrêt, ne s'attiédit pas, au contraire, il ne fut jamais aussi parfait que lorsque, séparé d'Elle pour une seconde naissance, Elle me donna au monde, pour le monde, comme Messie, comme Évangélisateur. Sa troisième, sublime maternité mystique, ce fut quand, dans le déchirement du Golgotha, Elle m'enfanta à la Croix, en faisant de Moi, le Rédempteur du monde.

"Qu'y a-t-il désormais entre Moi et Toi ?". J'étais d'abord tien, uniquement tien. Tu me commandais, Je t'obéissais. Je t'étais "soumis". Maintenant, j'appartiens à ma mission.

Ne l'ai-je peut-être pas dit ? "Celui qui met la main à la charrue et se retourne pour saluer ceux qui restent, n'est pas apte au Royaume de Dieu". J'avais mis la main à la charrue pour ouvrir avec le soc, non pas la glèbe mais les cœurs, pour y semer la parole de Dieu. Je ne l'avais enlevée cette main que quand on me l'avait arrachée de là pour la clouer à la Croix et pour ouvrir par la torture de ce clou le Cœur de mon Père en faisant sortir de la plaie le pardon pour l'humanité.

Ce "désormais", oublié par plusieurs, voulait dire ceci : "Tu m'as été tout, ô Mère tant que je fus le Jésus de Marie de Nazareth et tu m'es tout en mon esprit mais, depuis que je suis le Messie attendu, j'appartiens à mon Père. Attends encore un peu et ma mission terminée, je serai de nouveau tout à toi. Tu me recevras encore dans tes bras comme quand j'étais petit et personne ne te le disputera plus, ce Fils qui est le tien que l'on regardera comme la honte de l'humanité, dont on te jettera la dépouille pour te couvrir toi aussi de l'opprobre d'être la mère d'un criminel. Et puis tu m'auras de nouveau, triomphant et puis, tu m'auras pour toujours, triomphante toi aussi, au Ciel. Mais maintenant, j'appartiens à tous ces hommes et j'appartiens au Père qui m'a envoyé vers eux".

Voilà ce que veut dire ce petit "désormais", si chargé de signification."

Jésus m'a donné cette instruction : "Quand j'ai dit aux disciples : "Allons faire plaisir à ma Mère", j'avais donné à la phrase un sens plus relevé qu'il ne semblait. Ce n'était pas le plaisir de me voir, mais d'être l'Initiatrice de mon activité miraculeuse et la Première Bienfaitrice de l'humanité.

Gardez-en toujours le souvenir : Mon premier miracle est arrivé par Marie. Le premier Symbole que Marie est la clef du miracle. Je ne refuse rien à ma Mère et, à cause de sa prière, J'avance même le temps de la grâce. Je connais ma Mère, la seconde en Bonté après Dieu. Je sais que vous faire grâce, c'est la faire heureuse, puisqu'Elle est la "Toute Amour". Voilà pourquoi j'ai dit, Moi qui savais : "Allons lui faire plaisir ".

En outre, j'ai voulu rendre manifeste au monde sa puissance en même temps que la mienne. Destinée à être unie à Moi dans la chair - car nous fûmes une seule chair : Moi en Elle, et Elle autour de Moi, comme des pétales de lis autour d'un pistil odorant et plein de vie - unie à Moi dans la douleur - car nous fûmes sur la Croix, Moi avec ma chair, Elle avec son esprit, de même que le lys exhale son parfum avec sa corolle et l'essence qu'on en tire - il était juste qu'Elle me fût unie dans la puissance qui se manifeste au monde.

Je vous dis à vous ce que Je disais aux invités : "Remerciez Marie. C'est par Elle que vous avez eu le Maître du miracle et que vous avez toutes mes grâces, spécialement celles du pardon".

Dans le 16eme chapitre :

sur cette terre ils ne doivent avoir qu'un vêtement de lin et un diadème d'or incorruptible : pureté et charité. Le corps doit être le serviteur de l’esprit qui est le serviteur du Dieu, Vrai. Ce n'est pas le corps qui doit dominer l'esprit et s'opposer à Dieu

Dans le 17eme chapitre :

"Me suivre ? Mais, savez-vous où je me dirige ? "

"Non Maître, mais certainement vers la gloire."

"Oui, mais vers une gloire qui n'est pas de cette terre, vers une gloire qui réside au Ciel et qui se conquiert par la vertu et le sacrifice. Pourquoi voulez-vous me suivre?" demande-t-il de nouveau.

"Pour avoir part à ta gloire."

"Selon le Ciel ?"

"Oui, selon le Ciel."

"Ce n'est pas tout le monde qui peut y arriver. Parce que Mammon tend des pièges, et à ceux qui désirent le Ciel, plus qu'aux autres. Celui-là seul résiste dont la volonté est forte. 76> Pourquoi me suivre, si me suivre implique une lutte continuelle avec l'ennemi qui est en nous, avec le monde ennemi, avec l'Ennemi qui est Satan ?"

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la présomption, c'est la ruine. Le crainte peut être un obstacle, mais si elle vient de l'humilité, elle est une aide.

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"Je le sais. Je vous connais pour ce que vous êtes."

"Nous sommes donc parfaits ?"

"Oh ! non ! Mais, comme Thomas, vous le deviendrez si vous persistez dans votre volonté d'amour. Parfaits ?! Oh ! amis ! Et qui est parfait hormis Dieu ?"

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Maître... pourquoi ton cousin qui savait où tu habites n'est-il pas venu ?"

78> "Mon Pierre !... Tu seras une de mes pierres, la première. Mais toutes les pierres ne se prêtent pas facilement à l'emploi. Tu as vu les marbres du palais du prétoire ? Arrachés péniblement aux flancs de la montagne, ils font maintenant partie du Prétoire. Regarde, par contre ces cailloux qui brillent là aux rayons de la lune au fond des eaux du Cédron. Ils sont arrivés d'eux-mêmes dans le lit du torrent et si on les veut, voilà qu'ils se laissent tout de suite prendre. Mon cousin est comme les premières pierres dont je parle... Le flanc de la montagne : la famille me le dispute."

Dans le 18eme chapitre :

je vous dis : "Aimez même ceux qui vous haïssent". Oh ! Si vous saviez comme vous serez aimés de Dieu si vous aimez comme je vous dis ! Quand quelqu'un peut dire : "Je veux être votre compagnon dans le service du Seigneur le Dieu Véritable et suivre son Agneau" alors, il doit vous être plus cher qu'un frère de même sang, parce que vous serez uni par un lien éternel : celui du Christ." !

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Sais-tu ce qu'est le cœur de ton Jésus ? Tu n'as jamais vu la mer, la vraie mer ? Si ? Eh bien ! mon cœur est bien plus vaste que son étendue. Il y a de la place pour tous. Pour toute l'humanité. Et le plus petit y a place comme le plus grand. Et le pécheur y trouve l'amour comme l'innocent. A ceux-ci je donne une mission.

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je vous en prie tous : ne discutez jamais sur les mérites et sur les places

Dans le 19eme chapitre :

Jésus se tourne vers Thomas : "Tu as obéi fidèlement. Première vertu du disciple."

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"Il n'y a pas aux yeux de Dieu d'esclaves ni d'affranchis. Il n'y a, à ses yeux, qu'un seul esclavage: le péché. Et je suis venu le supprimer

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Je te dis : "Suis-moi !". A mes côtés, à ma suite, tu trouveras un père et des fils. Élève ton regard, Simon. Là, le vrai Père te sourit

Dans le 21eme chapitre :

C'est la même chose avec les fautes, Pierre. Au fond, une, ce n'est pas irréparable. Mais si, après, on ne s'arrête pas à cette "une" et si on les accumule, accumule, accumule, il arrive enfin que la petite faute, peut-être une simple omission, une simple faiblesse, devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. Parfois, c'est, en paroles, un manque de charité à l'égard d'un parent et pour finir une violence contre le prochain. Gare au début veiller pour que les fautes n'augmentent pas leur poids avec leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes comme le Serpent infernal lui-même et elles vous entraînent à l'abîme de la Géhenne."

"Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !"

"Attention et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Puis une grande confiance dans l'amoureuse justice du Père."

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Toutes les fois que tu seras charitable, Dieu te favorisera d'une pêche abondante."

Dans le 22eme chapitre :

La paix soit avec tous ceux qui cherchent la Vérité !"

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Ce ne sont pas les violents, ni les dominateurs, pas les orgueilleux, les irascibles, les envieux, les luxurieux, les gens cupides qui y entreront, mais les bons, les doux, les chastes, les miséricordieux, les humbles, ceux qui aiment le prochain et Dieu, les patients.

Israël ! Ce n'est pas contre les ennemis du dehors que tu es appelé à combattre, mais contre les ennemis du dedans, contre ceux qui se trouvent en ton cœur, dans le cœur des dizaines et des dizaines de mille parmi tes fils. Enlevez l'anathème du péché dans tous vos cœurs si vous voulez que demain le Seigneur vous rassemble et vous dise : 105> "Mon peuple, à toi le Royaume qui ne sera plus vaincu, ni envahi, ni attaqué par les ennemis". 

Demain. Quel jour, ce demain ? Dans un an ou un mois? Oh ! ne cherchez pas avec la soif malsaine de connaître l'avenir par des moyens qui ont le goût de coupables sorcelleries. Laissez aux païens l'esprit Python. Laissez au Dieu éternel le secret de Son temps. Vous, dès demain, le demain qui surgira après cette heure du soir, celui-là qui viendra de nuit, qui surgira avec le chant du coq, venez vous purifier dans la vraie pénitence.

Repentez-vous de vos péchés pour être pardonnés et prêts pour le Royaume. Enlevez-vous l'anathème du péché. Chacun a le sien Chacun a celui qui est contraire aux dix commandements du salut éternel. Examinez-vous, chacun avec sincérité et vous trouverez le point sur lequel vous vous êtes trompés. Ayez-en humblement un repentir sincère. Veuillez vous repentir. Non en paroles. On ne se moque pas de Dieu et on ne Le trompe pas. Mais repentez-vous avec la volonté arrêtée de changer de vie, de revenir à la Loi du Seigneur. Le Royaume des Cieux vous attend

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Faites pénitence ! Le "demain" du Royaume des Cieux est imminent, qu'il vous trouve purs pour devenir les possesseurs du Jour Éternel.

Dans le 24eme chapitre :

Le mal voudrait rester caché et ne peut toujours y réussir mais pour le bien qui veut rester secret, pour être méritoire, un jour vient où on le découvre, pour la gloire de Dieu dont la nature resplendit en l'un de ses fils. La nature de Dieu : l'amour. Celui-là l'a compris, car il aime son prochain.

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Jésus me dit ensuite, à moi, pour moi : "Le salut que tu aimes tant, mon salut : ‘La paix soit avec toi‘’... Ce doit être ton salut avec tous. Même si c'était mon Vicaire, salue comme j'ai salué et enseigné à saluer. La Paix, n'est-ce pas Dieu Lui-même ? La paix, en qui nous reconnaissons la plus belle des choses, n'est-ce pas louer Dieu Lui-même, quand on la loue ? Alors, dis : ..La paix soit avec toi ...Pas avec vous mais avec toi Comme je le disais. Et quand parfois il t'arrive de devoir entrer dans une maison, dis : ‘’La paix soit à cette maison’’ Il n'y a pas de salut plus ample plus doux, plus saint, qui rappelle davantage mon souvenir que celui-là.

Dans le 23eme chapitre :

Écoutez cette parabole : elle vous aidera à comprendre. Un roi avait dans ses écuries des quantités de chevaux magnifiques. Mais il en aimait un d'un amour tout spécial. Il l'avait désiré, avant même de le posséder; puis, l'ayant acquis, il l'avait mis dans un endroit délicieux, et il allait le voir, poser sur lui son regard et son cœur, contemplant son préféré, rêvant de faire de lui la merveille de son royaume. Et quand le cheval, révolté contre ses ordres avait désobéi et s'était enfui chez un autre maître, malgré sa douleur et sa justice, le roi avait promis au révolté le pardon après le châtiment. 116> Et fidèle à sa promesse, il veillait de loin sur son préféré, lui envoyant des cadeaux et des gardiens qui rappelleraient son souvenir à son cœur. Mais le cheval, bien que soufrant de son exil hors du royaume, n'était pas constant, comme le roi, pour aimer et vouloir un pardon total. Tantôt bon, tantôt mauvais, mais le bien ne l'emportait pas sur le mal. C'était plutôt le contraire. Et pourtant le roi patientait et par des reproches et des caresses cherchait à faire de son cheval le plus cher ami docile.

Plus le temps passait, plus la bête se faisait rétive. Il appelait son roi, pleurait sous le fouet des autres maîtres, mais ne voulait pas appartenir vraiment au roi. Il n’en avait pas la volonté. Epuisé, accablé, gémissant, il ne disait pas : "C'est par ma faute si je suis ainsi", mais il s'en prenait à son roi. Le roi, après avoir tout essayé eut recours à son dernier essai. "Jusqu'à présent, dit-il, j'ai envoyé des messagers et des amis. Maintenant, je lui enverrai mon propre fils. Lui a le même cœur que moi et il parlera avec mon propre amour et il donnera des caresses et des cadeaux semblables à ceux que j'avais donnés, et même plus doux, encore, car mon fils, c'est moi-même, mais sublimé par l'amour". Et Il envoya son fils.

Voilà la parabole. Maintenant, c'est à vous de parler. Vous semble t-il que ce roi aimait son animal préféré ?"

Les gens proclament unanimement : "Il l'aimait infiniment."

"L'animal pouvait-il se plaindre de son roi pour tout le mal qu'il avait souffert après l'avoir abandonné ?"

"Non, il ne le pouvait pas" répond la foule.

"Répondez encore à cette question : ce cheval, comment vous semble t-il qu'il ait accueilli le fils de son roi qui venait le racheter, le guérir et le conduire de nouveau dans un endroit délicieux ?"

"Avec joie, c'est naturel, avec reconnaissance et affection."

"Mais si le fils du roi avait dit au cheval : "Je suis venu dans ce but et pour te procurer ces avantages, mais maintenant tu dois être bon, obéissant, plein de bonne volonté, fidèle envers moi", que dites-vous qu'aurait dit le cheval ?"

"Oh ! inutile de le demander ! Il aurait dit, maintenant ce qu'il en savait ce qu'il en coûtait d'être banni du royaume, qu'il voulait être comme le fils du roi lui disait."

"Alors selon vous, quel était le devoir de ce cheval ?"

117> "D'être encore meilleur qu'on ne lui avait demandé, plus affectueux, plus docile pour se faire pardonner ses fautes passées pour reconnaître le bien qu'on lui avait fait."

"Et s'il n'avait pas agi ainsi ?"

"Il serait digne de mort, parce que pire qu'une bête sauvage".

"Amis, vous avez bien jugé. Agissez donc vous aussi, comme vous voudriez qu'eût fait ce cheval. Vous hommes, créatures de prédilection du Roi des Cieux, Dieu mon Père et le vôtre; vous à qui après les Prophètes Dieu envoyé son propre Fils, soyez, oh ! soyez - je vous en conjure pour votre bien et parce que je vous aime comme seul un Dieu peut aimer, ce Dieu qui est en Moi pour opérer le prodige de la Rédemption - soyez au moins comme vous jugez que doive être cet animal. Malheur à celui qui, étant homme, s'abaisse à un degré inférieur à celui de l'animal ! Mais s'il pouvait encore y avoir un excuse pour ceux qui jusqu'à présent ont péché, maintenant il n'y en a plus. Auparavant, oui, car trop de temps était passé, le monde avait accumulé trop de poussière sur la Loi, depuis le temps qu'elle avait été donnée. Je suis venu pour présenter de nouveau la parole de Dieu. Le Fils de l'homme est parmi les hommes pour les ramener à Dieu. Suivez-Moi. Je suis la Voie, la Vérité et la Vie.

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"Je suis la Pitié qui se penche sur toute misère qui m'appelle. Je ne refuse à personne. Je ne demande que l'amour et la foi pour répondre

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Taisez-vous ! Si lui est sorti du bon chemin, ne faites pas comme lui. Lui manque de sincérité : c'est un malhonnête. Vous, en l'insultant, manquez à la charité. Il ne faut pas insulter le frère qui a péché. Chacun a son péché; personne n'est parfait sauf Dieu. J'ai dû lui faire honte parce qu'il n'est jamais permis d'être voleur. Jamais et surtout pas avec les pauvres. Mais seul le Père sait si j'ai souffert de le faire. Vous aussi devez éprouver de la souffrance de voir un Israélite manquer à la Loi en cherchant à faire tort aux pauvres et à la veuve. Ne soyez pas cupides. Que votre trésor soit votre âme et non pas l'argent. Ne soyez pas parjures. Que votre langage soit pur et honnête comme vos actes. La vie n'est pas éternelle, et l'heure de la mort approche. Vivez de telle façon qu'à l'heure de la mort votre esprit puisse être en paix, dans la paix de celui qui a vécu en juste

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Tu es fatigué, Maître ? "

"Fatigué, non, mon Jean, mais désolé par l'état des cœurs et le peu de volonté de se corriger. Je suis venu... mais l'homme. L'homme... Oh ! mon Père !..."

"Maître, je t'aime. Nous tous, nous t'aimons..."

"Je le sais, mais vous êtes si peu nombreux... et mon désir de sauver est si grand !"

Jésus a Jean dans ses bras et sa tête contre la sienne. Il est triste. Pierre, André, Jacques, autour de Lui le regardent avec amour et tristesse

Dans le 25eme chapitre :

j'ai l'habitude de sortir souvent de bonne heure, pour élever mon esprit et m'unir au Père. La prière est une force, pour soi et pour les autres. On obtient tout par la prière. Le Père n'accorde pas toujours la grâce qu'on Lui demande. Il ne faut pas penser que cela soit de sa part un manque d'amour, il faut croire que ce refus correspond à un plan qui organise au mieux la destinée de chaque personne. Mais la prière apporte, à coup sûr, la paix et l'équilibre qui permettent de résister à tant de choses qui nous heurtent, sans quitter le sentier de la sainteté. Il est facile, Pierre, tu le sais, que tout ce qui nous entoure obscurcisse notre esprit et agite notre cœur ?! Et dans l'obscurcissement de notre pensée et  l'agitation du cœur comment Dieu pourrait-il se faire écouter ?"

123> "C'est vrai, mais nous, nous ne savons pas prier ! Nous ne savons pas dire les belles paroles que Toi tu dis."

"Dites ce que vous savez, comme vous le savez. Ce ne sont pas les paroles, mais les sentiments qui les accompagnent qui rendent les prières agréables au Père."

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L'obéissance te rende gai et qu'avec elle tu sois persuadé d'être un disciple utile

Dans le 27eme chapitre :

Jésus parle assis sur un grand tas de filets et de paniers.

"Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, au parterre des parfums, pour se rassasier au milieu des jardins et cueillir des lys... Lui, se rassasie parmi les lys"[3][2], ce sont les paroles de Salomon de David dont je descends, Moi, Messie d'Israël.

Mon jardin ! Quel jardin plus beau et plus digne de Dieu, du Ciel celui dont les fleurs sont les anges que Dieu a créés ? Et pourtant non. C'est un autre jardin qu'a voulu le Fils unique du Père, le Fils de l'homme, car pour l'homme, je me suis revêtu de chair sans laquelle je ne pourrais racheter les fautes de la chair de l'homme. Ce jardin aurait pu être de peu inférieur au jardin du Ciel, si, du Paradis terrestre s'étaient répandus, comme les douces abeilles au sortir d'une ruche, les fils d'Adam, les fils de Dieu, pour peupler la terre d'un peuple de saints tout entier destiné au Ciel. Mais l'Ennemi a semé les ronces et les épines au cœur d'Adam, et de là, ronces et épines se sont répandues sur la terre. Ce n'est plus un jardin, mais une forêt sauvage et cruelle où réside la fièvre et où se niche le serpent.

Mais pourtant le Bien-Aimé du Père a encore un jardin sur cette terre où règne Mammon. Le jardin où il va se rassasier de sa céleste nourriture : amour et pureté; le parterre où il cueille les fleurs qui lui sont chères, où ne se trouvent pas les taches de la sensualité, de la convoitise; de l'orgueil. Ceux-ci. (Jésus caresse le plus de bambins qu'il peut, passant la main sur la couronne des petites têtes attentives, une unique caresse qui les effleure et les fait sourire de joie.) Voici mes lys.

Salomon n'eut pas, au milieu de ses richesses un vêtement plus beau que le lys qui parfume la vallée, ni de diadème d'une beauté plus immatérielle et plus resplendissante que celle du lys en son calice au teint de perle. Et pourtant, pour mon cœur, il n'y a pas de lys qui vaille un seul de ces tout petits. 133> Il n'y a pas de parterre, il n'y a pas de jardin de riches, cultivé uniquement de lys, qui vaille autant qu'un seul de ces purs, innocents, sincères et simples enfants.

O hommes ! O femmes d'Israël ! O vous, grands et humbles pour la fortune et la situation, écoutez ! Vous qui êtes ici pour me connaître et m'aimer, sachez donc quelle est la première condition pour être à Moi. Je ne vous dis pas des paroles difficiles. Je ne vous donne pas d'exemples plus difficiles encore. Je vous dis "Prenez exemple sur ceux-ci".

Qui d'entre vous n'a pas un fils, un neveu, un petit frère encore enfant, encore tout petit dans sa maison ? N'est-il pas repos, un réconfort, un lien entre les époux, entre les parent entre les amis, un de ces innocents dont l'âme est pure comme une aube sereine dont le visage dissipe les nuages et fait naître l'espoir, dont les caresses sèchent les larmes et déversent un force vitale ? Pourquoi en eux, un tel pouvoir ? En eux : faibles désarmés, encore ignorants ? Parce qu'en eux ils ont Dieu, ils ont la force et la sagesse de Dieu. La vraie sagesse : ils savent aimer et croire. Ils savent croire et vouloir. Ils savent vivre dans cet amour et dans cette foi. Soyez comme eux : simples, purs aimants, sincères, croyants.

Il n'y a pas de sage en Israël qui soit plus grand que le plus petit de ceux-ci, dont l'âme est à Dieu et à laquelle appartient son Royaume. Bénis du Père, aimés par le Fils du Père, fleurs de mon jardin, que ma paix soit sur vous et sur ceux qui vous imiteront pour mon amour."

Dans le 28eme chapitre :

paroles de Jésus : "Quand, au printemps tout est en fleurs, l'homme des champs dit, content : "il y aura beaucoup de fruits". Cet espoir met son cœur dans la jubilation. Mais, du printemps à l'automne, du mois des fleurs à celui des fruits, que de jours, que de vent, que de pluie et de soleil et de bourrasques doivent passer. Et puis, la guerre, ou la cruauté des puissants, les maladies des plantes, et puis les maladies de l'homme des champs. Alors les plantes ne sont plus déchaussées ou buttées, arrosées, tuteurisées, sarclées. Les arbres qui promettaient beaucoup de fruits se rabougrissent et meurent tout à fait ou perdent leur récolte !

Vous me suivez. Vous m'aimez. Vous, comme les plantes au printemps, vous vous parez de bonnes intentions, d'affectueux sentiments. Vraiment Israël dans cette aube de mon apostolat ressemble à nos douces campagnes au lumineux mois de Nisan. Mais, écoutez, comme brûlés par la sécheresse, vous verrez venir Satan qui vous desséchera de son souffle envieux. 136> Puis le monde dont le vent glacial gèlera vos fleurs. Viendront les bourrasques des passions et le dégoût comme une pluie persistante. Tous mes ennemis et les vôtres viendront faire périr tous les fruits des désirs qui avaient fleuri en Dieu.

Je vous en avertis, parce que je sais. Mais tout sera-t-il alors perdu, quand Moi, comme l'agriculteur malade, plus que malade : mort, je ne pourrai plus vous donner paroles et miracles ? Non. Je sème et cultive, tant que c'est mon temps, puis sur vous, ce sera la croissance et la maturation; si vous faites bonne garde.

Regardez ce figuier de la maison de Simon de Jonas, celui qui l'a planté n'a pas trouvé la place juste et favorable. Planté près d'un mur humide au nord, il serait mort, si de lui-même, il n'avait pas voulu se protéger pour vivre. Et il a cherché le soleil et la lumière. Le voilà tout courbé, mais solide et fier qui, dès l'aurore boit le soleil et s'en fabrique un suc pour ses cent et cent et cent fruits si doux. Il s'est défendu tout seul. Il a dit : "Le Créateur m'a voulu pour donner à l'homme, joie et nourriture. Je veux qu'à son vouloir s'associe le mien !" Un figuier ! Une plante muette ! Sans âme ! Et vous, fils de Dieu, fils de l'homme serez-vous inférieurs à cet arbre ?

Faites bonne garde pour donner des fruits de vie éternelle. Je vous cultive, et pour finir je vous donnerai un suc tel, qu'un plus puissant ne peut exister. Ne faites pas en sorte, non, que Satan ricane sur les ruines de mon travail, de mon sacrifice et de votre âme. Cherchez la lumière. Cherchez le soleil. Cherchez la force. Cherchez la vie. Je suis la Vie, la Force, le Soleil, la Lumière de celui qui aime. Je suis ici pour vous conduire là d'où Je suis venu. Je parle ici pour vous appeler tous et vous montrer la Loi des dix commandements qui donnent la vie éternelle. Je vous donne cette consigne d'amour : "Aimez Dieu et le prochain". C'est la condition première pour accomplir tout autre bien. Le plus saint des dix commandements. Aimez. Ceux qui aimeront en Dieu, qui aimeront Dieu et dont Dieu sera le Seigneur, auront sur terre et au Ciel la paix qui sera pour eux une tente et une couronne."

Dans le 29eme chapitre :

C'est à Dieu que nous devons demander la force d'être honnêtes et fidèles !

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Je viens pour enseigner la miséricorde, la justice, l'humilité, la continence. Je te dis, et je le dis à tous : "N'ayez pas soif des richesses humaines, mais travaillez pour les éternelles

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Je ne repousse personne, car celui qui repousse n'aime pas

Dans le 30eme chapitre :

Deux hommes en viennent sérieusement aux mains à cause de l'âne de l'un d'eux, qui s'est servi dans le panier de laitues de l'autre, et en a mangé beaucoup ! Ce n'est peut-être qu'un prétexte pour rallumer une ancienne querelle. De fait on sort de dessous les vêtements deux coutelas, courts et larges comme la main : c'est semble-t-il des dagues courtes mais bien affilées. Elles brillent au soleil. Cris des femmes, brouhaha des hommes. Mais personne n'intervient pour séparer les deux qui se préparent à un duel rustique.

Jésus, qui s'avançait, méditatif, lève la tête, voit la scène et à pas très rapides accourt entre les deux. "Arrêtez, au Nom de Dieu !" ordonne-t'il.

"Non ! Je veux en finir avec ce chien maudit !"

"Moi aussi ! Tu nous tiens par la frange ? Je te ferai une frange avec tes entrailles."

Les deux tournent autour de Jésus, le bousculant, l'insultant pour qu'il ne les sépare plus, cherchant à s'atteindre sans y réussir parce que Jésus, avec des mouvements de son manteau dévie les coups et leur bouche la vue. Il en a même le manteau lacéré. La foule crie : "Dégage-toi, Nazaréen et tire-toi de là." Mais Lui ne bouge pas et tâche de les calmer, recommandant l'esprit à Dieu. Inutile ! La colère rend fous les deux combattants.

Jésus va faire un miracle. Il ordonne une dernière fois : "Je vous commande d'arrêter."

143> "Non ! Éloigne-toi ! Va ton chemin, chien de Nazaréen !" Alors Jésus étend les mains, avec son aspect de puissance fulgurante. Il ne dit pas une seule parole, mais les lames tombent en morceaux par terre comme des lames de verre qu'on aurait heurtées contre un rocher.

Les deux regardent les poignées courtes qui leur restent entre les mains. La stupeur fait tomber la colère. La foule aussi cri stupéfaite.

"Et maintenant ? demande Jésus avec sévérité. Où est votre force ?"

Jusqu'aux soldats, de garde à la porte, accourus aux derniers cris regardent avec stupeur et l'un d'eux se penche pour ramasser des morceaux des lames et les essaie sur l'ongle, ne pouvant croire que c'est de l'acier.

"Et maintenant ? répète Jésus. Où est votre force ? Sur quoi basez-vous votre droit ? Sur ces morceaux de métal, qui maintenant ne sont plus que des débris dans la poussière ? Sur ces morceaux de métal qui n'avaient d'autre force que celle du péché de colère contre un frère, vous dépouillant par ce péché de toute bénédiction de Dieu et par conséquent de toute force ? Oh ! malheureux ceux qui se basent sur des moyens humains pour vaincre, et ignorent que ce n'est pas la violence mais la sainteté qui rend victorieux sur terre et au-delà ! Car Dieu est avec les justes.

Écoutez tous, vous d'Israël, et vous aussi soldats de Rome. La Parole de Dieu parle pour tous les fils d'hommes; et ce ne sera pas le Fils de l'homme qui la refusera aux Gentils.

Le second des commandements du Seigneur est celui de l'amour du prochain. Dieu est bon et veut la bienveillance parmi ses fils. Celui qui manque de bienveillance pour son prochain ne peut se dire fils de Dieu et ne peut avoir Dieu avec lui. L'homme n'est pas un animal sans raison qui attaque et comme ayant droit à une proie. L'homme a une raison et une âme. Par la raison, il doit savoir se conduire en homme. Par l'âme il doit savoir se conduire en saint. Celui qui n'agit pas ainsi se met au-dessous des animaux. Il s'abaisse jusqu'à embrasser les démons, car il leur livre son âme par le péché de colère. Aimez. Je ne vous dis pas autre chose. Aimez votre prochain comme le Seigneur Dieu d'Israël le veut. Ne soyez pas du sang de Caïn. Et pourquoi l'êtes-vous ? Pour un peu d'argent, vous qui pouviez être homicides. D'autres pour un lopin de terre. 144> Pour une meilleure place. Pour une femme. Que sont toutes ces choses ? Éternelles ? Non, elles durent moins que la vie qui n'est qu'un instant de l'éternité. Et que perdez-vous en les recherchant ? La paix éternelle qui est promise aux justes et où le Messie vous conduira ensemble à son Royaume. Venez sur le chemin de la Vérité. Suivez la Voix de Dieu. Aimez-vous. Soyez honnêtes. Soyez continents. Soyez humbles et justes. Allez et méditez."

Dans le 31eme chapitre :

 

je suis venu justement pour enseigner le respect, l'humilité et l'obéissance et pour supprimer les scandales.

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Va et obéis. Moi, j'obéis à mon Père. Toi, obéi à ton Maître. C'est la condition première pour être fils de Dieu obéir sans discuter, en pensant que le Père ne peut que donner des ordres saints. C'est la condition première du disciple : obéir au Maître en pensant que le Maître sait et ne peut donner que des ordres justes."

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se repentir, de connaître Dieu, de le servir dans l'obéissance, en aimant non seulement ceux qui les aiment mais même ceux qui sont leur ennemis.

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Moi, je vous dis : aimez aussi celui qui vous offense. Faites-le en pensant que Adam, et tout homme par lui, est prévaricateur à l'égard de Dieu et qu'il n'y a personne qui puisse dire : "Je n'ai pas offensé Dieu". 150> Et pourtant, Dieu pardonne non pas une fois, mais dix et dix fois, mais mille et dix mille fois. Il pardonne, et le fait le prouve qu'il y a encore des hommes sur la terre. Pardonnez donc comme Dieu pardonne. Et si vous ne pouvez le faire par amour du prochain qui vous a nui, faites-le pour l'amour de Dieu qui vous donne le pain et la vie, qui vous protège dans les besoins que vous avez sur cette terre et qui a disposé tous les évènements pour vous procurer la paix éternelle sur son sein,

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faire pénitence pour préparer les voies au Seigneur qui vient, et avoir la charité de donner le superflu à qui n'a même pas le nécessaire et avoir l'honnêteté de ne pas extorquer, ni blesser

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Préparez vos cœurs à la grâce de la Rédemption qui est proche. Le Rédempteur est parmi vous. Bienheureux ceux qui seront dignes d'être rachetés parce qu'ils auront eu une bonne volonté

Dans le 32eme chapitre :

Judas voudrait rester avec Jésus. Mais ce désir se heurte à l'opposition du Maître. "Judas, je désire rester seul pendant les heures de la nuit. Pendant la nuit mon esprit tire sa nourriture du Père. Oraison, méditation et solitude me sont plus nécessaires que la nourriture matérielle. Celui qui veut vivre par l'esprit et porter les autres à vivre la même vie, doit faire passer la chair après - je dirais presque la tuer - pour donner tous ses soins à l'esprit. C'est vrai pour tous, Judas. Pour toi aussi, si tu veux vraiment appartenir à Dieu, c'est-à-dire au surnaturel."

"Mais nous sommes encore de la terre, Maître. Comment pourrions-nous délaisser la chair en donnant tous les soins à l'esprit ? N'est-ce pas ce que tu dis, en opposition avec le commandement de Dieu : "Tu ne tueras point ?". Est-ce que ce commandement n'interdit pas aussi de se tuer ? Si la vie est un don de Dieu, devons-nous l'aimer ou non ?"

"A toi, je répondrai comme je ne répondrais pas à une âme simple. Pour celle-ci il suffit de faire monter le regard de l'âme ou de l'esprit jusqu'aux sphères du surnaturel, pour la faire s'envoler avec nous vers les domaines de l'esprit. Toi, tu n'es pas un simple.

153> Tu as été formé dans une ambiance qui t'a affiné... mais qui aussi t'a souillé par ses subtilités et ses principes. Te rappelles-tu Salomon, Judas ? Il était sage, le plus sage de ces temps. Te rappelles-tu ce qu'il a dit après avoir exploré tout le savoir de cette époque ? "Vanité des vanités, tout est vanité. Craindre Dieu et observer ses commandements, c'est tout l'homme". Maintenant, je te dis qu'il faut savoir prendre en fait des mets, ce qui nourrit, mais pas le poison. Si nous nous rendons compte qu'un mets nous est nuisible parce qu'il provoque en nous des réactions néfastes, étant plus fort que nos humeurs naturelles qui pourraient le neutraliser, il faut renoncer à ce mets, même s'il flatte le goût. Le pain ordinaire et l'eau de source valent mieux que les plats compliqués de la table royale relevés par des épices qui troublent et empoisonnent."

"Que dois-je éviter, Maître? "

"Tout ce que tu sais qui te trouble. Car Dieu c'est la paix, et si tu veux te mettre sur le sentier de Dieu, tu dois désencombrer ton esprit, ton cœur et ta chair de tout ce qui n'est pas la paix et amène avec soi le trouble. Je sais qu'il est difficile de se réformer soi-même. Mais je suis ici pour t'aider à le réaliser. Je suis ici pour aider l'homme à redevenir fils de Dieu, à se refaire comme par une seconde création, une autogénération que l'on veut soi-même. Mais laisse-moi te répondre à ce que tu demandais pour que tu ne dises pas que tu es resté dans l'erreur par ma faute.  Il est vrai que le suicide est un véritable meurtre : qu'il s'agisse de notre vie ou de celle d'autrui, c'est un don de Dieu et à Dieu seul qui l'a donnée est réservé de pouvoir l'enlever. Qui se tue avoue son orgueil, et l'orgueil est haï de Dieu."

"Avoue l'orgueil ? Je dirais plutôt le désespoir."

"Et qu'est-ce que le désespoir, sinon de l'orgueil ? Réfléchis Judas. Pourquoi quelqu'un désespère-t-il ? Parce que les malheurs s'acharnent sur lui et que lui, par ses propres moyens, n'en peut venir à bout. Ou parce qu'il est coupable et qu'il juge que Dieu ne peut lui pardonner. Dans l'un et l'autre cas, n'est-ce pas peut être l'orgueil qui le domine ? L'homme qui ne veut se fier qu'à lui-même n'a plus l'humilité de tendre la main au Père et de Lui dire : "Je ne puis, mais Toi, tu le peux. Aide-moi, car c'est Toi qui donnes tout ce que j'espère et attends ". Cet autre homme qui dit: "Dieu ne peut me pardonner", il le dit parce mesurant Dieu à son aune, il sait que quelqu'un, offensé, comme il l'a offensé, ne pourrait pas pardonner. 154> Là aussi c'est de l'orgueil. L'humble compatit et pardonne même s'il souffre de l'offense qu'il a reçue. L'orgueilleux ne pardonne pas. Il est orgueilleux aussi parce qu'il ne sait pas courber le front et dire : "Père j'ai péché, pardonne à ton pauvre fils coupable". Mais ne sais-tu pas, Judas, que tout sera pardonné par le Père, si le pardon est imploré d'un cœur sincère et contrit, humble et désireux de résurrection dans le bien ?"

 "Mais certaines crimes rendent impossible le pardon. Ils ne peuvent pas être pardonnés."

"C'est toi qui le dis, et ce sera vrai parce que l'homme l'aura voulu. Mais en vérité, oh ! en vérité Je te dis que même après le délit des délits, si le coupable accourait aux pieds du Père - Il s'appelle Père pour cela, ô Judas, c'est un Père d'une perfection infinie - si, en pleurant, en suppliant de lui pardonner, il s'offrait à l'expiation, mais sans désespoir, le Père lui donnerait le moyen d'expier pour qu'il mérite le pardon et sauve son esprit."

"Alors, tu dis que les hommes cités par l'Écriture comme s'étant donné la mort ont mal agi."

"Il n'est pas permis de faire violence à personne et non plus à soi-même. Ils ont mal agi. Dans leur imparfaite connaissance du bien, ils auront en certains cas obtenu encore la miséricorde de Dieu. Mais quand le Verbe aura éclairé toute vérité et donné la force aux esprits avec son Esprit, à partir de ce moment, il ne sera plus pardonné à qui meurt dans le désespoir, ni à l'instant du jugement particulier ni après des siècles de Géhenne, ni au jugement général, ni jamais. Dureté de Dieu, cela ? Non, justice. Dieu dira : "Tu as jugé, toi créature douée de raison et de science surnaturelle, créée libre par Moi, pour suivre le chemin que tu as choisi et tu as dit : 'Dieu ne me pardonne pas. Je suis pour toujours séparé de Lui. Je juge que je dois me faire justice pour mon délit. Je quitte la vie pour échapper aux remords" sans penser que les remords ne t'auraient plus atteint si tu étais venu sur mon sein paternel. Qu'il en soit fait selon ton jugement. Je ne violente pas la liberté que je t'ai donnée".

C'est cela que dira l'Éternel à celui qui se sera tué. Penses-y Judas : la vie est un don que l'on doit aimer. Mais quel don est-il ? Un don saint. Et alors, il faut l'aimer saintement. La vie dure tant que la chair résiste. Puis commence la grande Vie, l'éternelle Vie. De béatitude pour les justes, de malédiction pour ceux qui ne le sont pas. 155> La vie est-elle un but ou un moyen ? C'est un moyen. Elle est ordonnée à une fin qui est l'éternité. Et alors donnons à la vie ce qu'il faut pour qu'elle dure et pour servir l'esprit dans sa conquête. Continence de la chair en tous ses désirs, en tous. Continence de la pensée en tous ses désirs, en tous. Continence du cœur dans toutes les passions humaines. Que sans limites au contraire soient les passions qui viennent du Ciel : amour de Dieu et du prochain, volonté de servir Dieu et le prochain, obéissance aux paroles divines, héroïsme dans le bien et dans la vertu.

Je t'ai répondu Judas. En es-tu persuadé ? L'explication te suffit-elle ? Sois toujours sincère et demande si tu n'es pas encore suffisamment instruit, je suis ici pour être le Maître de l'enseignement."

"J'ai compris et cela me suffit. Mais... c'est très difficile de faire ce que j'ai compris. Toi, tu le peux parce que tu es saint. Mais moi... je suis un homme, jeune, plein de vie..."

 "C'est pour les hommes que je suis venu, Judas, pas pour les anges. Eux, ils n'ont pas besoin de Maître. Ils voient Dieu. Ils vivent dans son Paradis. Ils n'ignorent pas les passions des hommes, car l'Intelligence qui est leur Vie les met au courant de tout même ceux qui ne sont pas gardiens d'un homme. Mais, spirituels comme ils le sont, ils ne peuvent avoir qu'un péché comme l'eut l'un d'eux et il entraîna les moins solides en charité : l'orgueil. La flèche qui défigura Lucifer, le plus beau des archanges, et en fit le monstre horrible de l'Abîme. Je ne suis pas venu pour les anges qui, après la chute de Lucifer, sont saisis d'horreur à la moindre trace d'une pensée d'orgueil. Mais je suis venu pour les hommes pour faire de ces hommes des anges.

 L'homme était la perfection de la création. Il avait de l'ange l'esprit et de l'animal une beauté parfaite dans tout son être animal et moral. Il n'y avait pas de créature qui l'égalât. Il était le roi de la terre comme Dieu est le Roi du Ciel, et un jour, ce jour où il se serait endormi pour la dernière fois sur la terre, il serait devenu roi avec le Père dans le Ciel. Satan a coupé les ailes de l'ange-homme, il lui a mis des griffes de faune et la soif de l'impureté. Il en a fait un être qui est plutôt un homme-démon qu'un homme tout court. Je veux effacer l'enlaidissement de Satan, supprimer la faim de la chair corrompue, souillée, rendre ses ailes à l'homme le ramener à la royauté, à partager l'héritage du Père et du Royaume céleste. Je sais que l'homme, s'il en a la volonté, peut faire tout ce que je dis pour redevenir un roi et un ange. Je ne vous dirai pas des choses que vous ne pourriez faire. 156> Je ne suis pas un de ces rhéteurs qui prêchent des doctrines impossibles. J'ai pris une vraie chair, pour connaître par l'expérience d'une nature charnelle ce que sont les tentations de l'homme."

 "Et les péchés ?"

"Tentés, tous peuvent l'être. Pécheurs ceux-là seulement qui le veulent."

"Tu n'as jamais péché, Jésus ?"

"Je n'ai jamais consenti au péché. Et cela non parce que je suis le Fils du Père, mais parce que cela, je l'ai voulu pour montrer à l'homme que le Fils de l'homme n'a pas péché parce qu'il n'a pas voulu pécher et que l'homme, s'il ne veut pas le péché peut ne pas le commettre."

"Tu n'as jamais été tenté ?"

"J'ai 30 ans, Judas. Je n'ai pas vécu dans une caverne sur une montagne, mais parmi les hommes. Même si j'avais été dans l'endroit le plus solitaire de la terre, crois-tu que les tentations ne seraient pas venues ? Nous avons tout en nous : le bien et le mal. Tout nous les portons avec nous. Sur le bien souffle le souffle de Dieu et il l'avive comme un encensoir d'agréables et sacrés parfums. Sur le mal souffle Satan et il en fait un bûcher de flammes féroces. Mais la volonté attentive et la prière constante sont comme un sable humide sur les flammes infernales, elles l'étouffent et en triomphent."

  "Mais si tu n'as jamais péché, comment peux-tu juger les pécheurs !"

"Je suis homme et je suis Fils de Dieu. Ce que je pourrais ignorer comme homme et en mal juger, je le connais et j'en juge comme Fils de Dieu. Et du reste !... Judas, réponds à cette question que je te pose : quelqu'un qui a faim, souffre-t-il plus en disant : "Maintenant je m'assieds à table", ou en disant : "Il n'y a pas de nourriture pour moi ?"

"Il souffre plus dans le second cas, car le seul fait de s'en savoir privé, lui ramène l'odeur des mets et les viscères se tordent de désir."

"Voilà : la tentation vous mord comme ce désir, Judas. Satan le rend plus aigu, plus précis, plus séduisant que tout assouvissement. En outre, l'acte apporte une satisfaction et parfois le dégoût, tandis que la tentation ne faiblit pas, mais comme un arbre qu'on a taillé développe une plus abondante floraison."

157> "Et tu n'as jamais cédé ?"

"Je n'ai jamais cédé."

"Comment as-tu pu ?"

"J'ai dit : "Mon Père, ne m'induis pas en tentation"

"Comment Toi, Messie, Toi qui opères des miracles, tu as demandé l'aide du Père ?"

"Non seulement l'aide : je lui ai demandé de ne pas m'induire en tentation. Crois-tu que parce que je suis Celui que Je suis, je puisse me passer du Père ? Oh ! non ! En vérité, je te le dis que le Père accorde tout au Fils, mais que aussi le Fils reçoit tout du Père. Et je te dis que tout ce qu'on demandera en mon Nom au Père, sera accordé. Mais nous voici à Get-Sami où j'habite. On en voit déjà les premiers oliviers au-delà des murs. Toi, tu habites au delà du Tofet. Déjà la nuit descend. Il vaut mieux que tu ne montes pas jusque là-haut. Nous nous reverrons demain, au même e droit. Adieu... La paix soit avec toi."

"La paix aussi avec Toi, Maître... Mais je voudrais te dire encore une chose. Je t'accompagnerai jusqu'au Cédron, puis je reviendrai. Pourquoi résider dans ce lieu si humble ? Tu sais, les gens regardent à tant de choses. Ne connais-tu personne en ville qui ait une belle maison ? Moi, si tu veux, je peux te conduire chez des amis. Ils te donneront l'hospitalité par amitié pour moi, et ce serait une demeure plus digne de Toi."

"Tu le crois ? Moi, je ne le crois pas. Le digne et l'indigne se trouvent dans toutes les classes sociales. Et, sans manquer à la charité, mais, pour ne pas offenser la justice, je te dis que l'indigne, ce qui est malicieusement indigne, se trouve souvent chez les grands. Il n'est pas nécessaire ni utile d'être puissant pour être bon ou pour dissimuler ce qui est péché aux yeux de Dieu. Tout doit se retourner sous mon Signe. Et ne sera grand, non pas celui qui est puissant, mais celui qui est humble et saint."

Dans le 33eme chapitre :

Sais-tu ce qui me fatigue ? L'indifférence.

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l'amour ne se proportionne pas à l'instruction, ni non plus à l'éducation. Un cœur vierge aime avec toute la force de son premier amour. Cela vaut aussi pour la virginité de la pensée. Et l'amour s'imprime davantage dans un cœur et une pensée vierges que là où ont existé déjà d'autres amours

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je veux que vous vous aimiez sans préférences, en vous aidant réciproquement, en vous faisant l'un à l'autre bon visage. Personne n'est parfait, Jean. Ni les jeunes, ni les vieux. Mais avec de la bonne volonté, vous atteindrez la perfection et ce qui vous manquera, je le mettrai en vous. Vous êtes comme les fils d'une famille sainte. Il y a en elle bien des caractères différents. L'un est rude, l'autre doux, l'un est courageux, l'autre timide, l'un impulsif, l'autre réservé. Si vous étiez tous pareils, il y en aurait un qui s'imposerait par la force, et tous les autres en seraient amoindris. Ainsi, au contraire, vous formez une union parfaite, parce que vous vous complétez les uns les autres. L'amour vous unit, doit vous unir, pour la cause de Dieu."

Dans le 34eme chapitre :

Jésus dit ensuite : "Encore un parallèle entre Jean et un autre disciple. Parallèle d'où ressort plus claire la figure de mon préféré. Lui est celui qui se dépouille même de sa façon de penser et de juger pour être le "disciple". C'est celui qui se donne sans vouloir rien retenir de sa personnalité, de celle qu'il avait avant son élection, pas même une molécule. Judas est celui qui ne veut pas se dépouiller de lui-même. Et c'est donc une donation irréelle que la sienne. Il porte avec lui son moi que rend malade l'orgueil, la sensualité, la cupidité. Il garde sa façon de penser. Il neutralise ainsi les effets de la donation et de la grâce.

Judas : c'est le type de tous les apôtres manqués. Et il y en a tant !

Jean : c'est le type de ceux qui se font hostie pour mon amour. Ton modèle.

Moi et ma Mère nous sommes les hosties par excellence. Nous rejoindre est difficile, impossible même, parce que notre sacrifice fut d'une âpreté totale. Mais, mon Jean ! C'est l'hostie que peuvent imiter toutes les catégories de ceux qui m'aiment : vierge, martyr, confesseur, évangélisateur, serviteur de Dieu et de la Mère de Dieu, actif et contemplatif, c'est un exemple pour tous. C'est celui qui aime.

165> Observe les différentes manières de raisonner. Judas examine, discute, se bute, et quand il paraît céder, il garde en réalité sa mentalité. Jean se prend pour un néant, il accepte tout, ne demande pas de raisons, et se contente de me plaire. Voilà le modèle.

Dans le 35eme chapitre :

j'ai d'abord à cœur d'être le Maître de mes disciples. C'est pour cela que je veux de leur part sincérité et confiance

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mon disciple. Mais, pour l'être, tu dois te dire : "J'ai retrouvé le Père que j'avais perdu, le père qui me semblait un frère aîné. Je l'ai retrouvé en mon Jésus, et à Lui, comme au père aimé, que je pleure encore, je dirai tout, pour qu'Il me guide, me bénisse ou me fasse de tendres reproches". Veuille l'Éternel et toi, surtout toi, veuillez faire que Jésus ait seulement à te dire : "Sois bon, je te bénis"

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"Je ne fais pas de différences, en mon cœur entre les derniers et les premiers. Si le premier venait à manquer alors que le dernier serait saint, alors, là aux yeux de Dieu il faudrait que se fasse la distinction. Mais Moi, je les aimerais pareillement : le saint, d'un amour bienheureux, le pécheur d'un amour souffrant

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Toi, qui as souffert, tu peux avoir plus d'indulgence. La souffrance est maîtresse en tant de choses !"

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Plus quelqu'un est mal formé et plus il a besoin de soins. Les autres... oh ! les autres se forment aussi par eux-mêmes, par le seul contact. Je ne veux faire tout, de moi-même. Je demande la volonté de l'homme et l'aide des autres pour former un homme. Je vous invite à m'aider.., et vous suis reconnaissant de votre aide."

Dans le 36eme chapitre :

"Le vieux renard malfaisant et luxurieux."

"Ne jugez pas. C'est Dieu qui juge

Dans le 37eme chapitre :

Si vous jugez que vous aussi vous avez été des sots, alors vous devriez vous maudire, vous également. Mais la malédiction n'est pas permise par le commandement de l'amour. La malédiction attire la malédiction. Est-ce que vous avez la certitude que votre jugement est juste ?

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"Homme, je te dis : ne hais pas. Ne désire pas le mal. Ne désire pas faire le mal. Ici, il n'y a pas de faute, mais même s'il yen avait, pardonne. Au nom de Dieu pardonne.

Dans le 38eme chapitre :

soyez bons, résignés. Pardonnez, espérez, réjouissez-vous dans l'espérance, jubilez dans la certitude

Dans le 39eme chapitre :

J'aurais pu rendre le mal pour le mal, ou faire le mal en volant, pour ne pas souffrir de la part du maître. Mais je n'ai voulu que pardonner, souffrir, être honnête car les anges ont dit : "Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté"

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Jésus s'illumine, à ces paroles, en se manifestant à ses fidèles et tenaces amis. Tenaces, fidèles, patients

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"Laissez, amis. Je suis pauvre, un menuisier seulement pour le monde. Riche seulement d'amour pour le monde, et de l'amour que les bons me donnent. Je suis venu pour rester avec vous, rompre avec vous le pain du soir, dormir sur le foin à côté de vous, recevoir votre réconfort..."

196> "Oh ! réconfort ! Nous sommes grossiers et persécutés."

"Persécuté, moi aussi, mais vous me donnez ce que je cherche : l'amour, la fidélité, et l'espérance qui résiste après des années et donne sa fleur. Voyez ? Vous avez su attendre croyant sans hésitation que c'était Moi. Et Moi, je suis venu."

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"Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, qui ont mérité de voir la Lumière et de la servir.

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La mort : la rencontre éternelle avec Jésus que tu as adoré tout petit. Alors aussi, les anges chanteront le Gloria pour "l'homme de bonne volonté"

Dans le 40eme chapitre :

Toujours d'abord vers ceux qui souffrent. Les morts ne souffrent plus, quand ce sont des justes. Et Samuel était un juste. Pour les morts, ensuite, qui ont besoin de prières, il n'est pas nécessaire d'être auprès de leurs ossements pour les leur donner.

Les ossements ? Qu'est-ce ? La preuve de la puissance de Dieu qui a tiré l'homme de la poussière. Pas autre chose. Même l'animal a des ossements. Un squelette moins parfait que celui de l'homme, pour tout animal. Seul l'homme, le roi de la création, a la position droite du roi qui domine ses sujets, avec un visage qui regarde en face et en haut, sans avoir besoin de tordre le cou. En haut, là ou se trouve la Demeure du Père. Mais, ce sont toujours des ossements : poussière qui retourne à la poussière. L'Éternelle Bonté a décidé de la reconstruire au Jour éternel pour donner aux bienheureux une joie encore plus vive. Pensez-y : non seulement les esprits seront réunis et s'aimeront comme sur la terre et beaucoup plus, mais ils jouiront de se revoir avec l'aspect qu'ils eurent sur la terre : les chers bébés aux cheveux bouclés comme l'étaient ceux des tiens, Élie, les pères et les mères aux cœurs et aux visages resplendissants d'amour comme les vôtres, Lévi et Joseph. Et même pour toi, Joseph, ce sera enfin la vision de ces visages dont tu as la nostalgie. Plus d'orphelins, plus de veufs, parmi les justes, là haut...

Les suffrages pour les morts, on peut les donner partout. C'est la prière d'un esprit, pour un esprit qui nous était uni, à l'Esprit Parfait qui est Dieu et qui est partout. Oh ! sainte liberté de tout ce qui est spirituel ! Pas de distances, pas d'exils, pas de prisons, pas de tombeaux... Rien qui divise et enchaîne à une impuissance pénible ce qui est en dehors et au-dessus des liens charnels. Vous allez, avec ce qu'il y a de meilleur en vous, vers vos bien-aimés. Eux vous rejoignent avec ce qu'ils ont de meilleur. Et tout, dans ces effusions d'esprits qui s'aiment, évolue autour du Feu Éternel de Dieu : Esprit absolument Parfait, Créateur de tout ce qui fut, est et sera, Amour qui vous aime et vous apprend à aimer ...

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Comment ai-je pu trouver tant de grâce près de Toi ?"

"A cause de ta foi et de ta patience

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"Tu sauras confesser que Je suis ? Confesser en face des mépris et des menaces ? Et dire que c'est Moi qui t'ai appelé et que tu es venu ?"

"Même si tu ne le voulais pas, je dirais tout cela. En cela, je te désobéirais, Maître. Pardonne-moi si je le dis."

Jésus sourit. "Et alors tu vois que tu es bon pour faire le disciple ?"

"Oh ! s'il ne s'agit que de faire cela ! Je croyais que ce serai plus difficile. Qu’il faudrait aller a l'école des rabbis pour Te servir, Toi, le Rabbi des rabbis... et aller à l'école si vieux !…" En fait, l'homme a au moins cinquante ans.

"L'école, tu l'as déjà suivie, Isaac."

"Moi ? non."

"Oui, toi. N'as-tu pas continué à croire et à aimer, à respecter et bénir Dieu et le prochain, à ne pas être envieux, à ne pas désirer ce qui est à autrui et même ce que tu avais possédé et que tu n'avais plus, à ne dire que la vérité même si cela te nuisait, à ne pas commettre l'adultère avec Satan en faisant des péchés ? N'as tu pas fait tout cela, pendant ces trente années de malheurs !"

"Oui, Maître."

"Tu vois, l'école, tu l'as déjà faite, Continue ainsi et ajoute la révélation de mon existence dans le monde. Il n'y a rien d'autre à faire."

Dans le 41eme chapitre :

Il me déplaît de te voir tellement fermé à la Lumière, tellement possédé par le sens humain. Non, laisse-le tranquille, Jean et toi aussi, Simon. Je préfère qu'il parle. Je ne lui en ferai jamais de reproches. Seulement je veux que les âmes s'ouvrent pour y faire entrer la lumière. Viens ici, Judas, écoute : Tu pars d'un jugement qui est commun à tant d'hommes qui vivent, à tant qui vivront. J'ai dit : jugement. Je devrais dire : erreur. Mais étant donné que vous le faites sans malice, par ignorance de ce qu'est la vérité, ce n'est pas une erreur, mais seulement un jugement imparfait comme le peut être le jugement d'un enfant. Et enfants, vous l'êtes, pauvres hommes. Et je suis ici Maître, pour faire de vous des adultes capables de discerner le vrai du faux, le bon du mauvais, le meilleur du bon. Écoutez donc.

Qu'est-ce que la vie ? C'est un temps d'attente, je dirais les limbes : des Limbes que vous donne le Dieu Père, pour prouver votre nature de bons fils ou de bâtards et pour vous réserver, d'après vos œuvres, un avenir qui ne connaîtra plus ni attentes ni épreuves

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"Qui est assez pur, pour dire : 'Je n'ai jamais désiré la pomme offerte par Ève ?' " dit Jésus, sévère, et il ajoute : "Indiquez-le moi, celui-là et j'irai le saluer : saint. Personne ? Et alors si, non pas par mépris, mais par faiblesse, vous vous sentez incapable de l'approcher, retirez-vous. Je n'oblige pas les faibles à une lutte inégale

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"Comment sauves-tu ? Qui ?"

"Celui qui veut sincèrement le salut. Je sauve en enseignant à être pur, à vouloir la douleur ainsi que l'honneur, le bien à tout prix." Jésus parle sans aigreur, mais aussi sans se tourner vers la femme.

"Je suis perdue..."

"Je suis Celui qui cherche ceux qui sont perdus."

"Je suis morte."

"Je suis Celui qui donne la Vie."

"Je suis saleté et mensonge."

"Je suis Pureté et Vérité."

"Tu es Bonté, aussi, Toi qui ne me regarde pas, ne me touche pas, et ne me piétine pas. Pitié pour moi..."

"C'est à toi, d'abord d'avoir pitié de toi. De ton âme."

"Qu'est-ce que c'est, l'âme ?"

"C'est ce qui, de l'homme fait un dieu et non un animal. Le vice, le péché la tue, et, elle morte, l'homme devient un animal repoussant."

"Je pourrai te voir encore ?"

"Celui qui me cherche me trouve."

"Où résides-tu ?"

"Là où les cœurs ont besoin du médecin et des remèdes pour devenir honnêtes."

Dans le 42eme chapitre :

"Quelles habitudes, femme ? Quels rois ? Mais qu'as-tu fait, Judas ?"

219> "Mais n'es-tu pas le Roi promis à Israël ? Il est temps que le monde te salue comme tel et cela devait arriver pour la première fois ici, dans ma cité, dans ma maison. Je te vénère avec ce titre. Par amour pour moi et par respect pour ton nom de Messie de Christ, de Roi que les Prophètes t'ont donné par ordre de Jéhovah ne me démens pas."

"Femme, amis, je vous en prie. J'ai besoin de parler avec Judas. Je dois lui donner des ordres précis." La mère et les disciples se retirent.

"Judas, qu'as tu fait ? M'as-tu si peu compris jusqu'à présent Pourquoi m'abaisser au point de faire de Moi un puissant de la terre et même un ambitieux qui recherche cette puissance ? Et tu ne comprends pas que c'est rabaisser ma mission et même lui faire obstacle ? Oui, un obstacle, c'est indéniable. Israël est soumis à Rome. Tu sais ce qui advint quand il voulut s'élever contre Rome quelqu'un qui fait figure de chef populaire et qui laisse soupçonner d'organiser une guerre de libération. Tu as vu, ces jours-ci précisément tu as vu, comment on s'est acharné sur un Bébé parce qu'on voyait en Lui un futur roi, selon le monde. Et toi et toi !

Oh ! Judas qu'attends-tu d'une souveraineté charnelle pour Moi ? Qu'espères-tu ? Je t'ai donné le temps de réfléchir et de décider. Je t'ai parlé bien clairement, dès la première fois. Je t'ai même repoussé, parce que je savais... parce que je sais, oui, parce que je sais, je lis, je vois ce qu'il y a en toi. Pourquoi vouloir me suivre si tu ne veux pas être tel que je veux ? Va-t-en, Judas ! Ne te nuis pas et ne me nuis pas... Va. Cela vaut mieux pour toi. Tu n'es pas un ouvrier fait pour ce travail... C'est trop au dessus de toi. En toi, c'est l'orgueil, la cupidité, avec ses trois branches c'est l'esprit de domination... même ta mère doit te craindre. C'est la propension au mensonge… Non. Ce n'est pas cela que doit être celui qui veut me suivre. Judas : je ne te hais pas. Je ne te maudis pas. Je te dis seulement, et c'est avec la douleur de ne pouvoir changer quelqu'un que j'aime, je te dis seulement : va ton chemin, fais-toi une situation dans le monde puisque c'est cela que tu veux, mais ne reste pas avec Moi.

Mon chemin ! ...Ma royauté ! Oh ! quelles souffrances y seront ! Sais-tu où je serai Roi ? Quand on proclamera ma Royauté ! Ce sera quand je serai élevé sur un bois infâme, quand j'aurai pour pourpre mon propre sang, pour couronne des épines entrelacées, pour enseigne un écriteau infâme, pour trompettes, cymbales, orgues et cithares saluant celui qu'on a proclamé Roi, les blasphèmes de tout un peuple : de mon peuple. 220> Et sais-tu par le travail de qui tout cela ? De quelqu'un qui ne m'aura pas compris. Qui n'aura rien compris. Cœur de bronze vide, où l'orgueil, la sensualité, l'avarice auront distillé leurs poisons d'où sera né un entrelacement de serpents qui seront pour Moi une chaîne et... et pour lui une malédiction. Les autres ne connaissent pas aussi clairement ma destinée. Et, je t'en prie : n'en parle pas. Que cela reste entre toi et Moi. Du reste... c'est un reproche... et tu te tairas pour ne pas dire : "J'ai été blâmé...". As-tu compris, Judas ?"

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La vérité..."

"Oh ! non."

"La vérité : que je t'ai donné des ordres pour aujourd'hui. Il y a toujours manière de dire la vérité sans offenser la charité.

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Que les cœurs s'ouvrent à la vérité ainsi que les esprits pour ne pas stagner dans l'erreur où naît la confusion.

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Tout cela est en réserve dans son Verbe et Lui emploie ces matériaux pour construire en vous la demeure de Dieu. Mais, si l'homme n'aide pas le Seigneur, c'est inutilement que le Seigneur voudra construire sa maison. A l'or, on répond par l'or, à l'argent par l'argent, au cuivre par le cuivre, au fer par le fer. Cela veut dire qu'il faut donner amour pour amour, continence pour servir la Pureté, constance pour être fidèle, force pour tenir bon. Et puis apporter aujourd'hui la pierre, demain le bois; aujourd’hui le sacrifice, demain le travail, et bâtir, bâtir toujours le temple de Dieu en vous.

224> Le Maître, le Messie, le Roi de l'Israël éternel, du peuple éternel de Dieu vous appelle. Mais il veut que vous soyez purs pour cette œuvre, A bas l'orgueil : à Dieu les louanges. A bas les pensées humaines : c'est à Dieu qu'appartient le Royaume. Avec humilité dites avec Moi : "Tout t'appartient, Père. A Toi tout ce qui est bon. Apprends-nous à Te connaître et à Te servir en vérité". Dites : "Qui suis-je ?" Et reconnaissez que vous ne serez quelque chose que lorsque vous serez des demeures purifiées où Dieu puisse descendre et se reposer.

Tous, pèlerins et étrangers sur cette terre, sachez vous unir et marcher vers le Royaume promis. Le chemin : ce sont les commandements, accomplis non par crainte du châtiment, mais par amour pour Toi, Père Saint. L'arche : un cœur parfait où se trouve la manne nourrissante de la sagesse et où fleurit le rameau d'une volonté pure. Et, pour que la maison soit éclairée, venez à la Lumière du monde. C'est Moi qui vous l'apporte. Je vous apporte la Lumière. Rien d'autre. Je ne possède pas de richesses et je ne promets pas d'honneurs terrestres, mais je possède toutes les richesses surnaturelles de mon Père, et à ceux qui suivront Dieu dans l'amour et la charité, je promets l'honneur éternel du Ciel.

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"C'était Moi. Et qu'as-tu vu autour du nouveau né que j'étais alors ?"

"Pauvreté et propreté, honnêteté et pureté...

Dans le 43eme chapitre :

si quelqu'un vient à la Vérité avec un cœur droit, la Vérité se répandra comme un levain dans la masse de farine et comme un encens pour Israël tout entier

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préparation que celle de la simple bonté et de la vérité des paroles d'Isaac, a su comprendre l'essentiel de ma doctrine et aimer, d'un amour pratique, désintéressé et saint. Elle t'a envoyé vêtements et nourriture, Isaac, et, aux oboles restées sur ton grabat, tous ont voulu ajouter quelque chose pour toi qui reviens dans le monde et qui manques de tout. Tiens. Je ne porte jamais d'argent, mais celui-là, je l'ai accepté parce qu'il est purifié par la charité

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"Mais, peut-être cette femme veut se racheter et a besoin qu'on l'instruise..." objecte encore Judas.

"En elle se trouvent déjà tant d'étincelles capables d'allumer l'incendie dans lequel peut se consumer son vice, laissant l'âme à nouveau redevenue vierge par l'effet du repentir. Il y a peu de temps, je vous ai parlé du levain qui agit sur toute la pâte et en fait un pain sanctifié. Écoutez une courte parabole.

  Cette femme, c'est la farine, une farine où le Malin a mélangé ses poussières d'enfer. Je suis le levain : cela signifie que ma parole est le levain. 232> Mais s'il y a trop de son dans la farine, ou si on y a mélangé des graviers et du sable, et de la cendre encore en plus, peut-on faire le pain, même si le levain est excellent ? On ne peut le faire. Il faut enlever patiemment de la farine, son, cendres, gravier et sable. La Miséricorde passe et offre le crible... Le premier : il est fait de courtes vérités fondamentales. Il est nécessaire qu'elles soient comprises par quelqu'un qui est dans le filet d'une complète ignorance, du vice, des erreurs de la gentilité. Si l'âme les accueille, elle commence la première purification. La seconde arrive avec le crible de l'âme elle-même, qui confronte son être avec l'Être qui s'est manifesté. Elle a horreur d’elle même et commence son travail. Par une opération toujours plus précise, après les pierres, après le sable, après la cendre, elle en arrive aussi à enlever ce qui est déjà de la farine, mais avec des grains encore grossiers, trop grossiers pour donner un pain excellent. Maintenant, voilà que tout est prêt. Alors, la Miséricorde revient et se mélange à cette farine préparée - cela aussi est préparation, Judas - elle la fait lever et en fait le pain. Mais, c'est une longue opération où agit la volonté de l'âme.

Cette femme... cette femme possède déjà en elle-même ce minimum qu'il était juste de lui donner et qui peut lui servir à accomplir son travail. Laissons-la faire, si elle le veut, sans la troubler. Tout est trouble pour l'âme qui se travaille : la curiosité, le zèle inconsidéré, les intransigeances comme une pitié exagérée."

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Mais ils ne croient, ne jurent, ne veulent que Jean C'est leur "saint" et ils ne veulent que lui."

"Péché commun à beaucoup de pays et à beaucoup de croyant présents et futurs. Ils regardent l'ouvrier et non pas le patron qui a envoyé l'ouvrier. Ils posent des questions à l'ouvrier sans même lui dire : "Dis cela à ton patron" Ils oublient qu'il y a l'ouvrier parce qu'il y a le patron et que c'est le patron qui instruit l'ouvrier et le rend apte au travail. Ils oublient que l'ouvrier peut intercéder. Mais qu'il n'y en a qu'un qui puisse concéder : le patron. En ce cas, Dieu et son Verbe avec Lui. N'importe. Le Verbe en a de la douleur, mais pas de rancœur

Dans le 44eme chapitre :

"Pour bien me préparer, comme tu dis, à ma mission. Les choses bien préparées réussissent bien. Tu l'as dit. Et mon affaire n'était pas la petite, l'inutile affaire de me mettre en lumière Moi, Serviteur du Seigneur, mais de faire comprendre aux hommes ce qu'est le Seigneur et par le moyen de cette compréhension de le faire aimer en esprit de vérité. Misérable le serviteur du Seigneur qui pense à son triomphe et non à celui de Dieu ! Qui cherche à en tirer profit, qui songe à s'élever sur un trône fabriqué... oh ! fabriqué avec les intérêts de Dieu, avilis jusqu'à traîner par terre, eux qui sont des intérêts célestes. Ce n'est plus un serviteur, celui-là, même s'il en a l'aspect extérieur. C'est un marchand, un trafiquant, un être faux qui se trompe lui-même, qui trompe les hommes et voudrait tromper Dieu... un malheureux qui se prend pour un prince et qui est un esclave... Esclave du Démon son roi et son maître de mensonge. Ici, dans cette tanière, le Christ, pendant un grand nombre de jours a vécu de mortifications et de prière pour se préparer à sa mission

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Vous avez une destinée, oui. Vous l'avez. Dans l'esprit de Dieu qui vous a créés, il existe pour vous une destinée. Le Père la désire pour vous, et c'est une destinée d'amour, de paix, de gloire : "la sainteté qui fait de vous ses fils". Tel est le destin qui, présent à la pensée divine au moment où, avec de la boue, fut fait Adam, sera présent jusqu'à la création de la dernière âme humaine.

Mais le Père ne vous fait pas violence dans votre condition de roi. Le roi, s'il est prisonnier, n'est plus roi : il est déchu. Vous êtes rois parce que vous êtes libres dans votre petit royaume individuel, dans votre moi. En lui, vous pouvez faire ce que vous voulez, comme vous voulez. En face, et aux frontières de votre petit royaume, vous avez un Roi ami et deux puissances ennemies. L'Ami vous montre les règles qu'il a faites pour rendre heureux ceux qui sont à Lui. Il vous les montre. Il vous dit : "Les voilà, avec elles est assurée l'éternelle victoire". Il vous les montre, Lui, le Sage et le Saint pour que vous puissiez, si vous le voulez, les mettre en pratique et en tirer une gloire éternelle. Les deux puissances ennemies sont Satan et la chair. Sous le nom de chair, je mets la vôtre et celle du monde : c'est à dire les pompes et les séductions du monde, c'est à dire la richesse, les fêtes, les honneurs, les puissances qui viennent du monde et qui s'y trouvent et qu'on n'acquiert pas toujours honnêtement et dont on sait encore moins user honnêtement si l'homme y parvient par suite d'un ensemble de circonstances. Satan, maître de la chair et du monde s'adresse à nous par lui-même et par la chair. Lui aussi a ses règles... Oh ! s'il en a !... Et puisque le moi est entouré de chair et que la chair recherche la chair comme les parcelles de fer se dirigent vers l'aimant, et parce que le chant du Séducteur est plus doux que les roulades du rossignol énamouré au clair de lune dans le parfum de la roseraie, il est plus facile d'aller vers ces règles, de se soumettre à ces puissances, de leur dire : "Je vous tiens pour des amies. Entrez".

237> Entrez... Avez-vous jamais vu un allié qui reste toujours honnête, sans demander le cent pour un pour l'aide qu'il apporte ? Ainsi font-elles. Elles entrent... Elles deviennent maîtresses. Maîtresses ? Non : tyranniques. Elles vous attachent ô hommes aux bancs de galériens, elles vous y enchaînent, elles ne vous laissent plus dégager le cou de leur joug et leur fouet vous laisse des traces sanglantes si vous cherchez à leur échapper. Oh ! se faire frapper jusqu'à en devenir une masse de chair broyée, devenue inutilisable au point que leur pied cruel la repousse, ou mourir sous les coups. Si vous savez vous donner ce martyre, vous donner ce martyre voilà alors que passe la Miséricorde, l'Unique qui puisse encore avoir pitié de cette répugnante misère pour laquelle le monde, un des deux maîtres, éprouve du dégoût et sur laquelle l'autre maître, Satan, décoche ses flèches vengeresses. Et la Miséricorde l'Unique qui passe auprès, se penche, l'accueille, la soigne, guérit et lui dit : "Viens, ne crains pas, Ne te regarde pas. Tes plaies ne sont plus que des cicatrices, mais tellement innombrables qu'elles te feraient horreur, tellement elles te défigure. Mais, Moi, ce n'est pas elles que je regarde, je regarde ta volonté. A cause ce cette bonne volonté, tu es ainsi marqué d'un signe, à cause de ce signe, je te dis : "je t'aime, viens avec Moi", et elle la porte dans son Royaume. Alors vous comprenez que Miséricorde et amitié Royale sont une même personne. Vous retrouvez les règles que Lui vous avait montrées et que vous n'aviez pas voulu suivre. Maintenant vous en avez la volonté... et arrivez à paix de la conscience d'abord, à la paix de Dieu ensuite.

Dites-moi, alors. Est-ce que cette destinée a été imposée par un Seul à tous, ou si personnellement chacun l'a voulue pour lui même ?"

"C'est chacun qui l'a voulue."

"Tu juges bien, Simon

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Moi, j'ai besoin d'arracher deux âmes à Satan . Il n'y a que la pénitence qui puisse en venir à bout. Je vous demande de l'aide. Cela servira aussi à votre formation. Vous apprendrez comment on arrache les proies à Mammon. Pas tant avec les paroles qu'avec le sacrifice... Les paroles !... Le vacarme satanique empêche qu'on les écoute… Les âmes qui sont la proie de l'Ennemi sont emportées dans un tourbillon de voix infernales...

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Écoutez. Il y eut une fois quelqu’un, un homme qui me demanda si j’avais jamais été tenté. Qui me demanda si je n’avais jamais péché. Qui me demanda si, au cours de la tentation, je n’avais jamais cédé. Et qui fut stupéfait de ce que Moi, le Messie, j’eus demandé, pour résister, l’aide du Père en disant : ''Père, ne m’induis pas en tentation".

Jésus parle doucement, comme s’il racontait un fait ignoré de tous... Judas baisse la tête comme s’il était gêné. Mais les autres sont tellement attentifs à regarder Jésus qu’ils ne s’en aperçoivent pas.

241> Jésus continue : "Maintenant, vous, mes amis, vous pourrez savoir ce que très légèrement cet homme apprit. Après le Baptême - j’étais pur, mais on ne l’est jamais suffisamment par rapport au Très-Haut et l’humilité de dire : “Je suis un homme pécheur” est déjà un baptême qui purifie le cœur

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La tristesse.. appel magique pour Satan. Ce n’est pas péché d’être triste si l’heure est torturante. C’est péché de s’abandonner à la tristesse et de tomber dans l’inertie ou le désespoir. Mais Satan s’amène tout de suite quand il voit quelqu’un qui tombe dans la langueur spirituelle.

Il est venu, en habits de voyageur serviable. Il prend toujours un aspect sympathique... J’avais faim.., et j’avais mes trente ans dans le sang. Il m’a offert son aide et il a commencé par me dire :

“Dis à ces pierres qu’elles deviennent des pains“. Mais, avant encore... oui... encore avant, il m’avait parlé de la femme... Oh ! il sait en parler. Il la connaît à fond. Il a commencé par la corrompre pour s’en faire une alliée dans son oeuvre de corruption. Je ne suis pas seulement le Fils de Dieu. Je suis Jésus, l’artisan de Nazareth. A cet homme qui me parlait alors, me demandant si je connaissais la tentation et m’accusait presque d’être injustement heureux parce que je n’avais pas péché, à cet homme j’ai dit :

L’acte s’apaise dans la satisfaction. La tentation quand on la repousse ne tombe pas, mais se fait plus forte surtout parce que Satan l’excite“. J’ai repoussé la double tentation de la faim de la femme et de la faim du pain. Et sachez que Satan me proposait la première et il n’avait pas tort, d’après le jugement des hommes, comme la meilleure alliée pour m’imposer dans le monde.

243> La Tentation, qui n’était pas vaincue par mon : “Ce n’est pas seulement des sens que vit l’homme“, me parla alors de ma mission. Elle voulait séduire le Messie après avoir tenté l’homme jeune. Elle me poussa à annihiler les indignes ministres du Temple par un miracle... Le miracle, flamme du Ciel, ne se prête pas à se faire cercle d’osier pour qu’on s’en fasse une couronne... Et on ne tente pas Dieu en Lui demandant des miracles à des fins humaines. C’est cela que voulait Satan. Le motif présenté était un prétexte; la vérité était : “Glorifie-toi d’être le Messie“, pour m’amener à l’autre concupiscence, celle de l’orgueil.

Pas vaincu par mon : “Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu” il chercha à me circonvenir par la troisième force de sa nature: l’or : Oh ! L’or. Grande chose que le pain et plus grande la femme pour qui est affamé de pain ou de jouissance. Très grande chose l’acclamation des foules pour l’homme... Pour ces trois choses que de fautes se commettent ! Mais l’or... mais l’or... Clef qui ouvre, moyen de corruption, c’est l’alpha et l’oméga de quatre vingt dix neuf actions sur cent pour les hommes. Pour le pain et la femme, l’homme devient voleur. Pour la puissance il va jusqu’à l’homicide. Mais, pour l’or, il devient idolâtre. Le roi de l’or : Satan, m’a offert son or pour que je l’adore,.. Je l’ai transpercé avec les paroles éternelles : “Tu n’adoreras que le Seigneur ton Dieu ”

C’est ici, ici que cela est arrivé."

Jésus s’est levé. Il paraît plus grand qu’à l’ordinaire dans la plaine qui l’entoure, dans la lumière légèrement phosphorescente qui tombe des étoiles. Les disciples se lèvent aussi. Jésus continue a parler en fixant intensément Judas.

"Alors sont venus les anges du Seigneur... L’Homme avait remporté la triple victoire. L’Homme savait ce que voulait dire être homme et il avait vaincu. Il était épuisé. La lutte avait été plus épuisante que le jeûne prolongé... Mais l’esprit dominait... Je crois que les Cieux ont tressailli à mon affirmation complète de créature douée de raison. Je crois que, de ce moment est venu en Moi le pouvoir du miracle. J’avais été Dieu. J’étais devenu l’Homme. Maintenant, triomphant de l’animal conjoint à la nature humaine, voilà que j’étais l’Homme Dieu. Je le suis. Et comme Dieu, je puis tout. Et comme Homme j’ai l’expérience de tout. Agissez, vous aussi, comme Moi, si vous voulez faire ce que je fais. Et faites-le en souvenir de Moi.

244> Cet homme s’étonnait que j’eusse demandé l’aide du Père et que je l’eusse prié de ne pas m’induire en tentation. De ne pas m’abandonner donc au risque d’une tentation qui dépasserait mes forces. Je crois que cet homme, maintenant qu’il sait, ne s’étonnera plus. Agissez vous aussi de même en souvenir de Moi, et pour vaincre comme Moi et ne doutez jamais en me voyant fort dans toutes les épreuves de la vie, victorieux dans la bataille des cinq sens, de la sensibilité et du sentiment, sur ma nature de véritable Être humain, et en plus d’Être divin. Rappelez-vous de tout cela.

Je vous avais promis de vous conduire là où vous auriez pu connaître le Maître... depuis l’aube de son jour : une aube pure comme celle qui va se lever jusqu’au midi de sa vie, ce midi d’où je suis parti pour aller à la rencontre du soir de ma vie... J’ai dit à l’un de vous : “Moi aussi, je me suis préparé “. Vous voyez que c’était vrai. Je vous remercie de m’avoir tenu compagnie dans ce retour à mon lieu de naissance et à mon lieu de pénitence. Les premiers contacts avec le monde, m’avaient déjà donné la nausée et apporté le découragement. Il est trop laid. Maintenant mon âme s’est nourrie de la moëlle du lion : de la fusion avec le Père dans l’oraison et dans la solitude. Je puis retourner dans le monde pour reprendre ma croix, ma première croix de Rédempteur : celle du contact avec le monde, avec le monde où trop peu nombreuses sont les âmes qui s’appellent Marie, qui s’appellent Jean ...

Dans le 45eme chapitre :

Ils descendent et Jésus s'assoit sur une souche qui dépasse, les autres par terre. Jésus sourit et les regarde très attentivement, un par un : "Laissez-moi que je connaisse vos visages. Les âmes, je les connais déjà, comme des âmes de justes qui s'attachent au bien qu'ils aiment, contre tous les intérêts du monde

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C'est de l'or maudit, oui, maudit. Mais elle a dit : "Il sera sanctifié servant à qui est pauvre et saint". C'est pour cela qu'elle l'a donné, pour que le bénéficiaire prie pour sa pauvre âme qui, comme une chrysalide, est en train de pousser dans la semence de son cœur

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Aime-le Simon, ce pauvre Judas... Je t'en prie. Si tu l'aimes... il te paraîtra meilleur."

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Cela fait mal de connaître certaines vérités... et leur connaissance pourrait être pour toi, cause de méprises. Laisse faire à ton Maître. Toi, donne-moi ton amour et pense qu'il me fait plaisir:.."

Dans le 46eme chapitre :

Jésus arrive par une rue et regarde autour de lui, mais il ne voit encore personne. Patiemment il s'appuie à un tronc d'arbre et attend. 

Il trouve moyen de parler aux gamins de la charité qui a sa source en Dieu et descend du Créateur sur toutes les créatures "Ne soyez pas cruels. Pourquoi voulez-vous troubler les oiseaux ? Ils ont leurs nids là-haut. Ils ont leurs petits. Ils ne font de mal à personne. Ils nous donnent leurs chants et procurent la propreté en mangeant les restes de l'homme et les insectes qui nuisent aux moissons et aux fruits. Pourquoi les blesser et les tuer en privant leurs petits de leurs pères et mères, ou ceux-ci de leurs petits. Seriez-vous contents de voir entrer un méchant dans votre maison la démolir, ou tuer vos parents ou vous emporter loin d'eux ? Non, vous ne le seriez pas. Et alors pourquoi faire à ces créatures innocentes ce que vous ne voudriez pas que l'on vous fît ? Comment pourrez-vous un jour ne pas faire de mal à l'homme si, encore enfants, vous endurcissez votre cœur contre des petites créatures inermes[4][1] et gentilles comme les oiseaux ? 

Ne savez-vous pas que la Loi dit : "Aime ton prochain comme toi-même" ? Qui n’aime pas son prochain ne peut non plus aimer Dieu. Et qui n'aime pas Dieu, comment peut-il aller dans sa Maison et Le prier ? Dieu pourrait leur dire, et le dit du haut des Cieux : "Va-t-en. Je ne te connais pas, un fils, toi ? Non, tu n'aimes pas tes frères, tu ne respecte pas en eux le Père qui les a faits. Tu n'es donc pas un frère ni un fils, mais un bâtard, mauvais fils pour Dieu, faux frère pour tes frères". Voyez comme Il aime, Lui, le Seigneur Éternel ? Aux mois les plus froids, Il fait trouver des greniers et des granges pour que les oiseaux puissent s'y abriter. Pendant les chaleurs, Il leur donne l'ombre des feuilles pour les protéger du soleil. 252> En hiver, dans les champs, le grain est à peine couvert de terre et il est facile de trouver les semences et de s'en nourrir. En été, des fruits succulents soulagent la soif, ils peuvent faire des nids solides et chauds avec les brins de foin et la laine que les troupeaux laissent après les ronces. Et Il est le Seigneur. Vous, petits hommes, créés comme des oiseaux par Lui, frères par conséquent de ces petites créatures, pourquoi voulez-vous être différents en vous croyant permis d'être cruels envers tous ces petits animaux ? Soyez pour tous miséricordieux en ne privant aucun de ce qui lui revient, ni parmi les hommes, vos frères, ni parmi les animaux, vos serviteurs et amis, et Dieu..."

"Maître, appelle Simon, Judas arrive."

"...et Dieu sera miséricordieux envers vous en vous donnant tout ce qu'il vous faut, comme Il le fait pour ces créatures innocentes.

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ne mens pas, même pour faciliter une bonne action

Dans le 47eme chapitre :

"Oui, je te comprends. Tu veux dire qu'avec le sérieux et la connaissance des choses qui est propre à l'adulte, tu ressens, après avoir écouté la Parole de Dieu, la simplicité, la foi, la pureté qui renaît en ton cœur et il te semble redevenir un bambin, sans fautes ni malices, avec autant de foi, que lorsque tenant la main de la maman tu montais au Temple pour la première fois, ou que tu priais sur ses genoux. C'est cela que tu veux dire."

"Cela, oui, exactement. Heureux vous, qui êtes toujours avec Lui !" dit-il ensuite à Jean, Simon et Judas qui mangent des figues succulentes, assis sur un petit muret. Et il termine : "Et moi je suis heureux de t'avoir donné l'hospitalité pour une nuit. Je ne crains plus de malheur dans ma maison car ta bénédiction y est entrée."

Jésus répond : "La bénédiction agit et persiste si les âmes restent fidèles à la Loi de Dieu et à mon enseignement. Dans le cas contraire, la grâce disparaît. Et c'est juste. Car s'il est vrai que Dieu donne le soleil et l'air aux bons comme aux méchants, pour qu'ils vivent, et s'ils sont bons deviennent meilleurs, et s'ils sont mauvais se convertissent, il est juste aussi que d'autre part, la protection du Père devienne châtiment pour le méchant afin de le rappeler par des peines au souvenir de Dieu."

259> "La douleur n'est-elle pas toujours un mal ?"

"Non, ami, c'est un mal du point de vue humain, mais d'un point de vue qui dépasse l'humain, c'est un bien. Elle augmente les mérites des justes qui la supportent sans désespérer ni se révolter et l'offrent, en s'offrant par leur résignation en sacrifice d'expiation pour leurs propres manquements et pour les fautes du monde. Elle est rédemption pour ceux qui ne sont pas justes."

"C'est si difficile de souffrir !" dit le paysan auquel se sont joints les membres de sa famille : une dizaine entre adultes et enfants.

"Je sais que l'homme trouve que c'est difficile. Et sachant comment l'homme l'aurait jugée telle, le Père ne l'avait pas donnée à ses fils. Elle est venue à la suite de la faute. Mais combien de temps dure la souffrance sur la terre ? Dans la vie d'un homme, peu de temps. Toujours peu, même si elle dure tout la vie. Maintenant je vous dis : n'est-il pas préférable de souffrir un peu de temps que toujours ? N'est-il pas préférable de souffrir ici qu'au Purgatoire ? Pensez, là le temps est multiplié par mille. Oh ! en vérité, je vous le dis qu'on ne devrait pas maudire mais bénir la souffrance et l'appeler "grâce" et l'appeler "pitié

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Je t'observe. Ta bonté cache ta blessure, pour qu'on ne déteste pas celui qui te blesse. Mais cette blessure te fait souffrir et te donne la nausée. Mais, dis-moi, mon Seigneur : pourquoi n'éloignes-tu pas la source de cette peine ?"

"Parce que, humainement, c'est inutile et ce serait contre la charité."

"Ah ! Tu as compris que je parle de Judas ! C'est par lui que tu souffres

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Être bons avec des Jean, comprendre les esprits qui lui ressemblent, c'est à la portée même des idiots. 262> Mais être bon avec un Judas, savoir comprendre les esprits comme le sien et être pour eux médecins et prêtres, c'est difficile, Judas est votre enseignement vivant."

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Ce sont des âmes simples, comme il faut l'être pour te plaire."

Dans le 48eme chapitre :

Jésus dit ensuite :

"Petit Jean, que de fois j'ai pleuré, le visage contre terre, pour les hommes. Et, vous, vous voudriez souffrir moins que Moi ?

Même pour vous, les bons sont dans là proportion qu'il y avait entre les bons et Judas. Et plus un homme est bon, plus il a à souffrir. Mais, pour vous aussi - et cela je le dis spécialement pour ceux qui sont préposés au soin des cœurs - il est nécessaire de s'instruire en étudiant Judas. Tous vous êtes des "Pierre", vous les prêtres, et vous devez lier et délier. Mais combien, combien, combien d'esprit d'observation, quelle fusion avec Dieu, quelle étude éveillée, quelles comparaisons avec la méthode de votre Maître vous devez faire pour être comme Lui, comme vous devez l’être.

A certains cela semblera inutile, humain, impossible ce que je mets en lumière. Ce sont ceux qui ont l'habitude de nier les phases humaines de la vie de Jésus, et font de Moi une chose tellement en dehors de la vie humaine qui n'est uniquement qu'une chose divine. Où donc alors la Très Sainte Humanité, où le sacrifice de la Seconde Personne en revêtant une chair ? Oh ! Combien vraiment j'étais l'Homme parmi les hommes. J'étais l'Homme et pour cette raison, je souffrais de voir le traître et les ingrats. Pour cela je jouissais de l'amour de qui m'aimait ou se convertissait à Moi. C'est pour cela que je frémissais et pleurais devant le cadavre spirituel de Judas. J'ai frémi et pleuré devant un ami mort, mais je savais que je l'aurais rappelé à la vie et je jouissais de le voir déjà par son esprit dans les Limbes. Ici... Ici j'avais en face de Moi le Démon. Et je ne dis rien de plus.

Toi, Jean (ici le surnom de Maria Valtorta), suis-moi. Faisons encore ce don aux hommes. Et puis... Bienheureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et s'efforcent de pratiquer, ce qu'elle dit. Bienheureux ceux qui veulent me connaître pour m'aimer. En eux et pour eux, je serai bénédiction."

Dans le 49eme chapitre :

"Tu trouves le monde rétif, Maître ?" demande Lazare.

"Le monde ? ...Non. La force du monde : Satan. Si lui n'était pas le maître des cœurs et ne les avait pas en sa possession, je ne trouverais pas de résistance. Mais le Mal est contre le Bien, et je dois vaincre en chacun le mal pour y mettre le bien... et tous ne le veulent pas..."

"C'est vrai. Ce n'est pas tous qui le veulent ! Maître : quelles paroles trouves-tu pour qui est coupable, pour le convertir, pour le soumettre ? Des paroles de réprimande sévère comme celle dont est remplie l'histoire d'Israël à l'égard des coupables, et le dernier à les employer c'est le Précurseur, ou des paroles de pitié ?"

268> "Je mets en œuvre l'amour et la miséricorde. Crois bien Lazare que, sur celui qui est tombé, un regard d'amour a plus de puissance qu'une malédiction."

"Et si l'amour est méprisé ?"

"Insister encore. Insister jusqu'au bout

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comme tu les as connus par tes lectures, tu as pu lire aussi comment on peut sauver ceux qui y sont tombés."

"Oui, avec un cordage qu'on leur lance avec une perche, même avec une branche. Alors ce petit secours suffit pour donner à celui qui s'enlise, le peu d'aide qu'il lui faut pour se dégager et le fait se tenir tranquille sans se débattre, jusqu'à l'arrivée de secours plus efficaces."

"Et bien ! Le coupable, c'est celui qui s’est laissé posséder par un sol trompeur dont la surface est couverte de fleurs et qui par dessous est une boue mouvante. Crois-tu que si quelqu'un savait ce que c'est que de mettre un seul atome de soi au pouvoir de Satan, il le ferait ? Mais, il ne sait pas... et après... Ou il est paralysé par la stupeur et le venin du Mal, ou bien il s’affole et, pour échapper au remords de sa perdition, il se débat, s'enlise dans une autre fange, met en mouvement de lourdes ondes mouvantes par son mouvement inconsidéré et celles-ci précipitent sa perte. L'amour, c'est le cordage, le filin, la branche dont tu parles. Insister, insister... jusqu'à ce qu'il les saississe... Une parole... un pardon... une plus grande indulgence pour la faute... seulement pour arrêter la descente et attendre le secours de Dieu... Lazare sais-tu la Puissance du pardon ? Il amène Dieu à l'aide du sauveteur.

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Ce qui corrompt, c'est ce qui trouble l'esprit et l'éloigne de Dieu."

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L'amour vrai que tu as pour ton Dieu rend stériles les germes profanes que la lecture pourrait introduire en toi. Dans toutes les actions de l'homme il y a une possibilité de bien ou de mal suivant la manière dont on les accomplit. Aimer n'est pas péché si on aime saintement. Travailler n'est pas péché, si on travaille quand il le faut. Gagner n'est pas péché, si on se contente d'un gain honnête. S'instruire n'est pas péché, si par l'instruction, on ne tue pas en soi l'idée de Dieu. Mais c'est péché même de servir à l'autel, si on le fait par intérêt personnel

Dans le 50eme chapitre :

La nuit est faite pour le repos et trop peu nombreux sont ceux qui font passer le repos après la connaissance de la Vérité. L'homme... oh l'homme ! Il oublie trop qu'il a une âme. Il ne pense qu'à la chair et ne se soucie que d'elle

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Bénissons le Seigneur pour cette joie que tu me donnes et pour l'honnêteté de ton aveu en disant : "J'ai péché", et pour le travail du disciple que tu croyais malfaisant et qui ne l’est pas."

Dans le 51eme chapitre :

Tu dois faire ton devoir, mais fais-le toujours avec humanité. Pense toujours : "Si j'étais à leur place, qu'est-ce que je ferais ?". Tu verras qu'alors tu éprouveras tant de pitié pour ceux qui vous sont soumis."

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"Voilà : si chacun se le rappelait, il n'y aurait plus de haine. Tu as dit : "Quelle religion ont-ils ?". Je te réponds : une religion sainte dont le premier commandement est l'amour pour Dieu et le prochain. Une religion qui enseigne l'obéissance aux lois, même s'il s'agit d'États ennemis.

Écoutez donc, ô mes frères en Israël. Rien n'arrive sans que Dieu le permette, même la domination d'un peuple étranger : suprême malheur pour un peuple. Mais, presque toujours, si ce peuple s'interroge franchement, il peut dire que c'est lui qui l'a voulue par sa façon de vivre opposée à Dieu. Rappelez-vous les Prophètes. Combien de fois ils en ont parlé ! Combien ont montré par les faits passés, présents et futurs que la conquête est le châtiment, la verge du châtiment sur les épaules du fils ingrat. Combien de fois ils ont enseigné la manière de ne plus la subir : revenir au Seigneur. Ce n'est pas la révolte ni la guerre qui guérit les blessures, essuie les larmes et rompt les chaînes. C'est la vie de justes. Alors Dieu intervient. Et que peuvent les armes et les troupes armées contre l'éclat des cohortes angéliques lorsqu'elles luttent en faveur des bons ? Nous sommes frappés ? Nous méritons de ne plus l'être davantage par notre façon de vivre, nous, fils de Dieu.

Ne rivez pas vos chaînes par des péchés toujours renouvelés Ne laissez pas penser que les gentils vous croient sans religion ou plus païens qu'eux par votre façon de vivre, Vous êtes le peuple à qui Dieu Lui-même a donné la Loi. Observez-la. Faites que vos maîtres s'inclinent devant vos chaînes en disant : "Ils nous sont soumis, mais ils sont plus grands que nous, d'une grandeur qui ne tient pas au nombre ni à l'argent, ni aux armes, ni à la puissance, mais qui provient de leur attachement à Dieu. En eux brille la paternité d'un Dieu Parfait, Saint, Puissant. C'est là le signe d'une véritable Divinité. Elle resplendit à travers ses fils. Qu'ils méditent à ce sujet et arrivent à la vérité du Vrai Dieu en abandonnant l'erreur. Tous, même le plus pauvre, même le plus ignorant du peuple de Dieu, peut être un maître pour un gentil, maître par sa manière de vivre et de prêcher Dieu aux païens par les actions d'une vie sainte

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"Il n'y a que le péché qui me dégoûte."

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"L'âme, qu'est-ce que c'est ?"

"Quand tu mourras, où iras-tu ?"

279> "Ma foi, je ne sais pas. Si je meurs en héros, sur le bûcher des héros... si je suis un pauvre vieux, un rien, peut-être je pourrirai dans ma tanière ou sur le bord d'un chemin."

"Cela pour le corps, mais l'âme, où ira-t-elle ?"

"Je ne sais si tous les hommes ont une âme, ou seulement ceux que Jupiter destine aux champs Élisées après une vie prodigieuse à moins qu'il ne les amène à l'Olympe comme il le fit pour Romulus."

"Tous les hommes ont une âme et c'est cette chose qui distingue l'homme de l'animal. Voudrais-tu être semblable à un cheval ? A un oiseau ? A un poisson ? Chair qui après la mort n'est que pourriture ?"

"Oh ! non. Je suis homme et je préfère l'être."

"Et bien, ce qui te fait homme, c'est l'âme. Sans elle, tu ne serais rien de plus qu'un animal doué de la parole."

"Et où est-elle ? Comment est-elle ? "

"Elle n'est pas matérielle. Mais elle existe. Elle est en toi. Elle vient de Celui qui a créé le monde et retourne vers Lui après la mort du corps."

"Du Dieu d'Israël, selon vous."

"Du Seul Dieu, Unique, Éternel, Suprême Seigneur et Créateur de l'univers."

"Et même un pauvre soldat comme moi a une âme qui retourne vers Dieu ?"

"Oui, même un pauvre soldat, et son âme aura Dieu pour Ami si elle a toujours été bonne et Dieu la punira si elle a été mauvaise."

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Car, comme disciple, je ne réussis à rien."

"Et crois-tu que je réussisse beaucoup ? Ne te décourage pas, Judas. Ce sont les luttes de l'apostolat. Plus de défaites que de victoires. Mais défaites ici. Là haut, ce sont toujours des victoires. Le Père voit ta bonne volonté et même si elle n'aboutit pas, il ne t'en bénit pas moins."

"Oh ! Tu es bon ! Judas lui baise une main. Mais moi, deviendrai-je jamais bon ?"

"Oui, si tu le veux."

"Je crois l'avoir été ces jours-ci... J'ai souffert pour l'être... parce que j'ai beaucoup de désirs... Mais je l'ai été en pensant toujours à Toi."

"Persévère, donc, tu me donneras tant de joie

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Si vous saviez ce que c'est pour Moi d'accomplir ma mission et voir que les cœurs y viennent, c'est à dire viennent au Père, oh ! comme toujours davantage vous me suivriez en esprit !…"

Dans le 52eme chapitre :

"Combien durera le travail ?"

"Je ne sais. Mais crois-moi. Il suffit de ne pas regarder en avant, ni en arrière. Travailler jour après jour, et si au soir on a réussi, dire : "Merci, mon Dieu"; sinon, dire : "J'espère en ton secours pour demain".

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Aller de l'avant. Sans lassitude. La lassitude est encore une racine de l'orgueil humain. Et de même l'empressement. Pourquoi se dégoûte-t-on des défaites ? Pourquoi se trouble-t-on des lenteurs ? Parce que l'orgueil dit : "Me refuser, à moi ? Me faire si longtemps attendre ? C'est manquer de respect envers l'apôtre de Dieu ". Non, amis. Regardez la création et pensez à Celui qui l'a faite. Méditez sur le progrès de l'homme, et pensez à son origine. 

Pensez à cette heure où nous sommes, et calculez combien de siècles l'ont précédée. Le monde créé est l’œuvre d'une tranquille création. Ce n'est pas d'une façon désordonnée que le Père a fait l'univers. 283> Il a procédé par étapes. L'homme est l’œuvre d'un progrès patient, l'homme actuel, et il progressera toujours plus en savoir et en puissance, qui seront saints ou non, selon la volonté des hommes. Mais l'homme n'est pas devenu savant en un jour. Les Premiers renvoyés du Jardin avaient tout à apprendre, lentement, progressivement. Apprendre jusqu'aux choses les plus simples : comment le grain de blé est meilleur réduit en farine, puis en pâte, puis après la cuisson. Apprendre comment le réduire en farine, comment le cuire. Apprendre à faire du feu avec le bois. Apprendre comment on fait un habit en regardant la fourrure des animaux. Comment se faire un abri en observant les fauves. Comment faire une couche en observant les nids. Apprendre à se soigner avec les herbes et les eaux en observant comment agissent les bêtes poussées par l'instinct. Apprendre à voyager à travers les déserts et les mers en étudiant les étoiles, en domestiquant les chevaux, apprendre l'équilibre des embarcations qu'enseigne une coquille de noix flottant sur l'eau d'une rivière. Combien d'insuccès avant de réussir ! Mais la réussite vient, et on la dépasse. L'homme n'en sera pas plus heureux pour cela, parce qu'il se rendra plus habile dans le mal que dans le bien. Mais il progressera. La Rédemption n'est-elle pas œuvre de patience ? Décidée, depuis des siècles de siècles et même au-delà des limites du temps, voici qu'arrive à présent l'heure que les siècles ont préparée. Tout est affaire de patience Pourquoi, alors, être impatient ? Dieu ne pouvait-Il pas tout faire en un éclair ? L'homme, doué de raison, sorti des mains de Dieu, ne pouvait-il pas tout savoir en un éclair ? Ne pouvais-je pas, Moi, venir au commencement des siècles ? Tout pouvait se produire ainsi mais rien ne doit être violence. Rien. La violence est toujours contraire à l'ordre. Dieu, et ce qui vient de Dieu est ordre. N'ambitionnez pas d'être plus que Dieu."

"Mais alors, quand seras-tu connu ?"

"De qui, Judas ?"

"Mais, du monde !"

"Jamais."

"Jamais ? Mais n'es-tu pas le Sauveur ?"

"Je le suis, mais le monde ne veut pas être sauvé. Ce n'est que dans la proportion de un sur mille qu'il voudra me connaître, et dans la proportion de un sur dix mille qu'il me suivra réellement. Et encore, j'exagère. Je ne serai pas connu même par mes plus intimes."

284> "Mais, s'ils te sont intimes, ils te connaîtront."

"Oui, Judas. Ils connaîtront de Moi, Jésus, l'Israélite Jésus. Mais ils ne me connaîtront pas pour Ce que je suis. En vérité je vous dis que je ne serai pas connu de tous mes intimes. Connaître veut dire aimer avec fidélité et vertu..

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"Malheur à lui ! Je serai pour lui le justicier."

"Non, laisse au Père la justice. Sois son rédempteur, le rédempteur de cette âme qui s'en va vers Satan.

Dans le 53eme chapitre :

"N'aie pas de rancœur, Lévi" dit Jésus

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l'Amour est avide d'amour et l'homme donne et donnera toujours à son avidité d'imperceptibles gouttes comme celles qui tombent du ciel et sont si insignifiantes qu'elles s'évaporent dans l'atmosphère, dans l'embrasement de l'été. Même les gouttes d'amour des hommes se consumeront dans l'air, tuées par la fièvre de trop de choses. Le cœur encore les produira... mais les intérêts, les amours, les affaires, les désirs avides, tant, tant de choses humaines les vaporiseront. Et qu'est-ce qui montera vers Jésus ? Oh ! trop peu de choses ! Les restes de toutes les palpitations du cœur humain, ce qui peut bien encore en survivre, les palpitations intéressées pour demander, demander, demander quand le besoin se fait sentir. M'aimer uniquement par amour sera le propre d'un petit nombre : des Jean… Regarde un épi poussé hors saison, C'est peut-être une graine tombée au moment de la moisson, Elle a su naître, résister au soleil, à la sécheresse, grandir, épier... Regarde : l'épi est déjà formé. Il n'y a que lui de vivant dans ces champs dépouillés. D'ici peu les grains mûrs tomberont sur le sol en rompant l'enveloppe lisse qui les rattachait à là tige, et ce sera charité pour les oiseaux, ou bien, donnant le cent pour un, ils repousseront encore et, avant le labour d'hiver, ils arriveront de nouveau à maturité et rassasieront une foule d'oiseaux déjà tenaillés par la faim de la saison plus triste... Vois-tu, mon Jean, tout ce que peut réaliser une graine courageuse ? 

Ainsi seront les hommes peu nombreux qui m'aimeront d'amour. Un seul suffira pour apaiser la faim d'un si grand nombre. Un seul embellira la région, où est l'horrible, où il n'y avait d'abord que néant. Un seul fera surgir la vie là où était la mort et vers lui viendront les affamés. Ils mangeront un grain de son amour laborieux et puis, égoïstes et distraits, ils s'envoleront ailleurs. Mais, même à leur insu, ce grain déposera un germe vital dans leur sang, dans leur esprit... et ils reviendront... Et, aujourd'hui, et demain, et après demain encore, comme disait Isaac, la connaissance de l'Amour se développera dans les cœurs. La tige, dépouillée, ne sera plus rien. Un brin de paille brûlé. Mais que de bien naîtra de son sacrifice et quelle récompense pour lui !"

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combien il est simple de Me servir. Je ne veux que la bonne volonté."

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Pour m'avoir contemplé uniquement avec foi et amour vous êtes devenus justes aux regards de Dieu et des hommes

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"Pour les bons, le miracle est une juste récompense. Pour les moins bons, c'est pour les amener à une bonté véritable. Pour les mauvais, aussi parfois, c'est pour les secouer, pour les persuader que j'existe et que Dieu est avec Moi. Le miracle est un don et ce don est pour les bons. Mais Celui qui est Miséricorde et qui voit combien les hommes sont lourds et que seul un événement prodigieux peut les secouer, y recourt aussi pour pouvoir dire : "J'ai tout fait pour vous, et cela n'a servi à rien. Dites-moi donc vous mêmes, ce que je dois faire de plus"

Dans le 54eme chapitre :

Moi, j'y trouve un parfum et une saveur célestes parce qu'il s'y trouve la foi et l'amour

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Demeurez-moi tous fidèles

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si Dieu pourvoyait à tout, Il commettrait un vol envers ses amis. Il les priverait du pouvoir d'être miséricordieux et d'obéir par conséquent au commandement de l'amour. Mes amis doivent avoir cette marque de Dieu, qui leur soit commune avec Lui : la sainte miséricorde qui se manifeste en œuvres et ses paroles. Et les malheurs d'autrui fournissent à mes amis la manière de l'exercer.

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Mais qu'est-ce donc que Dieu ?"

"Dieu est la Perfection qu'on ne peut atteindre, Dieu est la Complète Beauté, Dieu est l'Infinie Puissance, Dieu est l'Incompréhensible Essence, Dieu est l'Insurpassable Bonté, Dieu est l'Indestructible Compassion, Dieu est l'Incommensurable Sagesse, Dieu est l'Amour devenu Dieu. C'est l'Amour ! C'est l'Amour ! 294> Tu dis que plus tu connais Dieu dans sa perfection et plus il te semble monter ou plonger dans deux profondeurs sans bornes, d'azur sans ombre... Mais, quand tu comprendras ce que c'est que l'Amour devenu Dieu, tu ne monteras plus, ne plongeras plus dans l'azur, mais dans un tourbillon éblouissant de flammes tu seras aspiré par une béatitude qui sera pour toi mort et vie. Tu auras Dieu en une totale possession quand, par ta volonté, tu seras arrivé à Le comprendre et à Le mériter. Alors, tu seras fixé en sa perfection."

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Mais avec Toi, ont ils été bons alors !"

"Oui et pour cela il faut les plaindre. Satan est envieux de leur bonté et les excite au mal

Dans le 55eme chapitre :

"Tu as mérité la grâce parce que tu es bon.

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Je vous prie de vous aimer, même si vous êtes de régions différentes. Soyez tous frères dans le Seigneur

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Parfois, plus on vieillit, plus on devient faux et méchant. Mais tu es de ceux qui se comportent comme des vins de qualité. Plus ils vieillissent et plus ils se dépouillent et s'améliorent."

Dans le 56eme chapitre :

Maintenant j'ai décidé de vous envoyer dans le monde. 304> Mais avant, je dois vous instruire pour vous rendre capables d'affronter le monde avec la douceur et la sagacité, le calme et la constance, avec la conscience et la science de votre mission

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qui ne m'annonce pas seulement en faisant connaître mon existence, mais les caractéristiques les plus essentielles de ma doctrine

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Soyez unis. Aimez-vous. Aimez-vous pour vous apporter une aide mutuelle. Aimez-vous pour enseigner à aimer

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Respectez ma Mère. Elle vit dans l'ombre et le silence. Sa seul activité, c'est la vertu, l'oraison pour Moi, pour vous, pour tous.

Dans le 57eme chapitre :

Pensez fermement, et que cela vous soit une règle de conduite, que rien de ce qui est caché ne le reste pour toujours. Ce peut-être Dieu qui prend soin de faire connaître les œuvres de l'un de ses fils au moyen de ses signes miraculeux, ou bien Il le fait par l'intermédiaire des justes qui reconnaissent le mérite d'un frère. Ce peut-être aussi Satan qui, par la bouche d'un imprudent, je ne veux rien dire de plus, révèle des choses que les bons auraient préféré de les taire, pour ne pas pousser au manque de charité, et il déforme la vérité de façon à créer de la confusion dans les pensées. C'est ainsi que le moment vient toujours où ce qui était caché est connu. Maintenant, ayez toujours cela présent à l'esprit. Que cela vous arrête sur la pente du mal sans vous inciter par ailleurs à publier le bien que vous faites. 309> Combien de fois on agit par bonté, par vraie bonté, mais par bonté toute humaine ! Or, comme cette action n'est qu'humaine et procède d'une intention qui n'est pas parfaitement pure, on désire que cette action soit connue des hommes, on écume, on s'énerve de voir qu'elle reste inconnue et on étudie des méthodes pour que ce bien soit connu. Non, mes amis Ce n'est pas ainsi. Faites le bien et abandonnez-le au Seigneur Éternel. Oh ! Lui saura, si la chose vous est profitable, de la faire connaître aussi aux hommes. Si, au contraire, la divulgation pouvait enlever toute valeur à vos actions entreprises dans un juste but par l'effet d'une résurgence d'orgueilleuse complaisance, voici qu'alors le Père la garde secrète, se réservant de vous en rendre gloire au Ciel en présence de toute la Cour Céleste.

Que celui qui voit une action, ne la juge jamais sur les apparences. N'accusez jamais, car les actions humaines peuvent avoir parfois un aspect déplaisant et cacher des motifs louables

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L'esprit appartient à Dieu, et Dieu ne violente pas la liberté de l'esprit de se donner ou pas.

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Ne jugez donc jamais personne.

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Le premier facteur de réussite est en vous. Le maître travaille votre moi. Mais si vous n'êtes pas susceptibles d'amélioration, que peut faire le maître ? Que suis-je, Moi ? En vérité, je vous dis que vous n'aurez pas de maître plus sage, plus patient et plus parfait que Moi. Et pourtant, voilà, que même de quelqu'un des miens on dira : "Mais quel maître avait-il ?"

Ne vous laissez jamais dominer, dans vos jugements, par des motifs personnels. Hier Judas, par un amour exagéré de sa région, a estimé voir en Moi une injustice envers elle. Souvent l'homme est influencé par ces éléments impondérables, qui sont l'amour de la patrie ou l'amour d'une idée, et dévie de son but comme un alcyon désorienté. Le but, c'est Dieu. Tout voir en Dieu pour y voir clair. Ne pas mettre soi-même ni mettre autre chose au dessus de Dieu. Et, s'il arrive que quelqu'un se trompe... ô Pierre ! ô vous tous ! ne soyez pas intransigeants. L'erreur qui vous choque tant faite par l'un de vous, est-il bien sûr que vous ne l'avez jamais faite ? En êtes-vous bien certains ? Et, en admettant que vous ne l'ayez jamais faite, que vous reste-t-il à faire ? Vous devez remercier Dieu, et c'est tout. Et veiller. Veiller tellement, et continuellement, pour ne pas tomber demain dans ce que, jusqu'à ce jour, vous avez évité

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Oh ! Il faut vous dire que vraiment Satan est aux aguets ! Seuls les vigilants seront victorieux. Les autres ? Vous demandez pour les autres ? Pour les autres, ce qui est écrit sera."

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Et je le dis pour les nouveaux Caïn des nouveaux Abel. Pour ceux qui, pour n'avoir pas veillé sur eux-mêmes et sur l'Ennemi, ne deviendront qu'un avec lui."

Dans le 58eme chapitre :

Et vous avez reçu la semence et accepté le travail de la bêche, parce que vous avez la bonne volonté de porter du fruit dans le travail de Dieu.

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pour faire de vous des "forts" au service de Dieu. Il faut redresser les idées fausses, maîtriser les prétentions charnelles, soutenir les faiblesses, modérer, au besoin, les penchants, se libérer des servitudes et des timidités. Vous devez être libres et forts. Comme des aigles qui, abandonnant le pic où ils sont nés, ne pensent qu'à voler toujours plus haut. Le service de Dieu, c'est le vol. Les affections sont le pic.

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Je suis venu pour le persuader que tout est inutile quand le cœur se serre dans la rancœur

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Dieu est plus que le père, que la mère, que les frères. Je ne suis pas venu pour unir la chair et le sang à la manière terrestre, mais à la manière spirituelle et céleste. Aussi je dois séparer ce qui est chair et sang pour prendre avec Moi les esprits capables, dès cette terre, de s'élever à la hauteur du Ciel pour en faire les serviteurs du Ciel. Je suis donc venu appeler les "forts", et les rendre encore plus forts, car c'est avec les "forts" qu'est faite l'armée de ceux qui sont doux. Doux pour les frères, forts à l'encontre de leur moi et de l’être du sang familial.

Ne pleure pas, cousin. Ta souffrance, je te l'assure, travaille auprès de Dieu au profit de ton père, de tes frères plus que n'importe quelle parole, non seulement de toi, mais même de Moi. La parole ne rentre pas là où le préjugé fait barrière, crois-le. Mais la Grâce entre. Le sacrifice c'est l'aimant qui attire la grâce.

En vérité, je vous dis, que lorsque j'appelle quelqu'un à Dieu, il n'y a pas d'obéissance plus élevée que celle de répondre à cet appel. Et il faut répondre sans même s'arrêter à calculer à quel point et de quelle façon les autres réagiront à notre fidélité à l'appel. On ne doit pas s'arrêter même pour ensevelir le père. De cet héroïsme vous serez récompensés. La récompense ne sera pas pour vous seuls, mais aussi pour ceux dont vous vous séparez avec un cri qui vient du cœur, pour ceux dont la parole vous frappe plus durement qu'un soufflet, parce qu'ils vous accusent d'être des fils ingrats et vous maudissent, dans leur égoïsme, comme si vous étiez des rebelles. Non. Pas des rebelles... des saints. Les premiers ennemis de ceux qui sont appelés, sont les membres de leur famille. Mais entre amour et amour, il faut savoir distinguer, et aimer surnaturellement. C'est dire qu'il faut aimer davantage le Maître du surnaturel que les serviteurs de ce Maître. Aimer les parents en Dieu et non pas plus que Dieu.

Dans le 59eme chapitre :

Jésus s'approche... arrive près d'elle... jette sur elle le linge, lui fait sur la tête une légère caresse et lui dit : "Adieu. Sois bonne. Tu as mérité la grâce par la sincérité de ton repentir. Grandis dans la foi au Christ. Et obéis à la loi de la purification

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Et il commence : "Le grand roi d'Israël, David de Bethléem après avoir péché  pleura, le cœur contrit, criant à Dieu son repentir et demandant à Dieu son pardon. David avait eu l'esprit obscurci par le brouillard des sens, et cela l'avait empêché de voir le Visage de Dieu et de comprendre ses paroles.

J'ai dit : le Visage. Dans le cœur de l'homme, il est un point qui garde le souvenir du Visage de Dieu, un point particulièrement choisi qui est notre "Saint des Saints" d'où lui viennent les saintes inspirations et les saintes résolutions, un endroit qui parfume comme un autel, qui brille comme un bûcher, résonne de chant: comme la demeure des séraphins. Mais, quand le péché répand en nous sa fumée, voici que ce point s'assombrit tellement que disparaissent la lumière, le parfum, les chants, et il ne reste que l'odeur suffocante d'une lourde fumée et un goût de cendre. Mais quand la clarté revient, parce qu'un serviteur de Dieu la porte aux malheureux sans lumière, voilà qu'alors il voit sa laideur, sa déchéance et, horrifié de lui-même, s'écrie comme le roi David "Aie pitié de moi, Seigneur, selon ta grande miséricorde et, à cause de ton infinie bonté, lave-moi de mon péché". Il ne dit pas : "Je ne puis être pardonné, et pour cela je reste dans mon péché", mail il dit : "Je suis humilié, j'ai le cœur brisé, mais, je t'en prie, Toi qui sais comment je suis né dans le péché, de m'asperger et de m'inonder pour que je redevienne semblable à la neige des cimes" Mais, il dit encore : "Ce ne sera pas pour moi un holocauste de béliers et de bœufs, mais un vrai brisement de mon cœur, car je sais que c'est lui que Tu veux de nous et que Tu ne le méprises pas".

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La première condition pour remplir sa mission était que, dès sa conception, il fut tenu vierge de tout ce qui excite les sens, et associe les viscères de l'homme à des chairs impures : c'est à dire le vin et les viandes grasses qui allument dans les reins un feu impur. La seconde condition, pour être le libérateur, était qu'il fût consacré au Seigneur dès l'enfance et le restât dans un nazirat perpétuel. Consacré est celui qui se garde non seulement dans une sainteté extérieure, mais dans une sainteté intérieure.

Mais la chair, c'est la chair, et Satan c'est la Tentation. Et la Tentation se sert pour combattre Dieu dans un cœur et dans ses saints décrets, de la chair qui excite l'homme : de la femme. Voici alors la force du "fort" tremble et il devient un faible qui gâche les prérogatives que Dieu lui avait accordées. Et maintenant, écoutez : Samson fut lié avec sept cordes de nerfs frais, avec sept cordes neuves, fixé au sol avec sept tresses de ses cheveux. Et il avait toujours vaincu. Mais on ne met pas en vain à l'épreuve le Seigneur, pas même en sa bonté. Ce n'est pas permis. Lui pardonne, pardonne, pardonne. Mais Il exige la volonté de sortir du péché pour continuer à pardonner. Sot est celui qui dit : "Seigneur, pardon" et ensuite ne fuit pas ce qui le pousse continuellement au péché !

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Il ne redevint le "fort", le "libérateur" que lorsque, dans la douleur d'un vrai repentir, il retrouva sa force. Repentir, patience, constance, héroïsme et puis, ô pécheurs, je vous promets que vous serez vos propres libérateurs. En vérité je vous dis qu'il n'est pas de baptême qui vaille, ni de rite qui serve, s'il n'y a pas le repentir et la volonté de renoncer au péché. En vérité je vous le dis qu'il n'y a pas pécheur si grand qu'il ne puisse faire renaître par ses pleurs de repentir les vertus que le péché a arrachées de son cœur.

Aujourd'hui une femme, une pécheresse d'Israël, punie par Dieu de son péché, a obtenu miséricorde par son repentir. J'ai dit : miséricorde. Ils en auront moins ceux qui n'en eurent pas pour elle et sur la pauvre déjà punie s'acharnèrent sans pitié. Ces gens là n'avaient-ils pas en eux la lèpre de leur faute ? Que chacun s'examine... et aie pitié pour mériter, pour lui même, la pitié

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Jésus sourit : "Je te le dirai quand tu auras appris à ne médire de personne."

Dans le 60eme chapitre :

"Le monde est comparable à une grande famille dont les membres exercent des métiers différents et tous nécessaires. Il y a les agriculteurs, les bergers, les vignerons, les charpentiers, les pêcheurs, les maçons, les ouvriers du bois et du fer, et puis les écrivains, les soldats, les fonctionnaires affectés à des missions spéciales, les médecins, les prêtres. Il y a de tout. Le monde ne saurait être composé d'une seule catégorie. Les professions sont toutes nécessaires, toutes saintes, si toutes font leur travail avec honnêteté et justice. Comment peut-on y arriver, si Satan nous tente de tant de côtés ? En pensant à Dieu qui voit tout, même les actions les plus cachées et à sa Loi qui dit : "Aime ton prochain comme toi-même, ne lui fais pas ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse. Ne dérobe pas, en aucune manière"

Dites-moi, vous qui m'écoutez : quand quelqu'un meurt, emporte t-il avec lui ses sacs d'argent ? Et même s'il était assez sot pour les vouloir auprès de lui en son tombeau, pourrait-il s'en servir dans l'autre vie ? Non. Les pièces de monnaies s'abîment au contact de la pourriture d'un corps décomposé. Mais son âme, d'autre part serait nue, plus pauvre que celle du bienheureux Job, ne disposant pas de la plus petite pièce de monnaie, même si, ici-bas et dans la tombe, elle avait laissé des talents et talents. 

Aussi, écoutez, écoutez ! En vérité, au contraire, je vous le dis, avec les richesses on acquiert difficilement le Ciel, mais au contraire, avec elles on le perd généralement, même si elles proviennent d'un héritage ou d'un gain honnête, car il y a peu de riches qui sachent en user avec justice.

Que faut-il alors, pour posséder ce Ciel béni, ce repos au sein du Père ? Il faut n'être pas avide de richesses. Pas avide dans le sens de ne pas les vouloir à tout prix, même en manquant à l'honnêteté et à l'amour. Pas avide en ce sens que, les possédant, on les aime plus que le Ciel ou le prochain, en refusant la charité au prochain quand il est dans le besoin. Pas avide pour ce que les richesses peuvent donner, c'est à dire femmes, plaisirs, table opulente, vêtements fastueux qui insultent à la misère de ceux qui ont froid et faim. Il y a, oui, il y a une monnaie d'échange pour les injustes monnaies du monde et qui vaut dans le Royaume des Cieux. Il y faut la sainte ruse de transformer les richesses humaines, souvent injustes ou causes d'injustices, en richesses éternelles. Il faut pour cela l'honnêteté dans le gain, la restitution de ce qu'on a eu injustement, faire un usage des biens du monde mais modéré et sans s'y attacher. 330> Il faut savoir quitter les richesses parce que, tôt ou tard, elles nous quitteront – oh ! il faut y penser ! - tandis que le bien accompli ne nous abandonne jamais.

Tous voudraient qu'on les appelle "justes" et être considérés comme tels et comme tels être récompensés par Dieu. Mais comment Dieu pourrait-Il récompenser celui qui n'a de juste que le nom, mais n'en a pas les œuvres ? Comment pourrait-Il dire : "Je te pardonne", s'Il voit que le repentir n'est que dans les mots et que dans l'esprit il n'y a pas de changement véritable ? Il n'y a pas de repentir, tant que dure le désir de l'objet qui est cause du péché. Mais quand quelqu'un s'humilie, quand il mutile moralement ce qui est en lui la source d'une passion mauvaise, et ça pourrait être la femme ou l'or, quand il dit : "Pour Toi, Seigneur, plus rien de tout cela", voilà alors un repentir authentique. Et Dieu l'accueille en disant : "Viens, tu m'es cher comme une créature innocente ou un héros"

Dans le 61eme chapitre :

Insinuations, aussi bien que menaces, moqueries et calomnies. L'ennemi commun se servira de tout pour arracher les âmes au Christ et s'en faire une proie. Je vous le dis : qui persévérera sera sauvé; mais je dis aussi : celui qui aime la vie et le bien-être plus que le salut éternel, est libre de partir, de me quitter, de s'occuper de sa petite existence et d'un bien-être passager. Moi, je ne retiens personne.

L'homme est un être libre. Je suis venu le libérer de plus en plus, du péché en ce qui concerne l'esprit et des chaînes d'une religion déviée, oppressive, qui étouffe sous des flots de détails, de paroles, de prescriptions, la vraie parole de Dieu qui est nette, brève, claire, facile, sainte, parfaite. Ma venue passe au crible les consciences. Je rassemble mon grain sur l'aire et je le bats avec la doctrine du sacrifice et je le crible avec le crible de sa propre volonté. La balle, le sorgho, la vesce, l'ivraie s'envoleront légères et inutiles, elles tomberont lourdes et nuisibles et nourriront les oiseaux. Dans mon grenier n'entrera que le grain choisi, pur, résistant, excellent. Le grain : les saints.

Un défi séculaire a eu lieu entre l'Éternel et Satan. Satan, enorgueilli de sa première victoire sur l'homme a dit à Dieu : "Tes créatures seront pour toujours à moi. Rien, pas même le châtiment, pas même la Loi que Tu veux leur donner, ne les rendra capables de gagner le Ciel. 334> Cette demeure, la tienne, d'où Tu m'as chassé, dont tu as chassé le seul intelligent parmi tes créatures, te restera vide, inutile, triste, comme tout ce qui est inutile". Et l'Éternel a répondu au Maudit : "Cela encore est en ton pouvoir tant que ton venin est le seul à régner dans l'homme. Mais J'enverrai mon Verbe, et sa parole neutralisera ton venin, assainira les cœurs, les guérira de la folie dont tu les as endiablés et eux reviendront à Moi. Comme des brebis égarées qui retrouvent leur berger, ils retourneront à mon Bercail et le Ciel sera peuplé. C'est pour eux que Je l'ai fait. Et toi, dans ta rage impuissante, tu grinceras de tes horribles dents là, dans ton horrible royaume, prisonnier et maudit, les anges rabattront sur toi la pierre de Dieu. Une fois scellée, les ténèbres et la haine seront ton partage et celui des tiens. Les chants bienheureux, la liberté infinie, éternelle, sublime sera le lot des miens". Et Mammon, avec son rire moqueur, a juré : "Et sur ma Géhenne, je jure, que quand ce sera l'heure, je viendrai. Je serai partout présent près de ceux qui seront évangélisés et nous verrons qui des deux, moi ou Toi, sera le vainqueur". 

Oui, Satan vous dresse des embûches pour vous cribler et Moi aussi, je vous entoure pour vous cribler. Il y a deux adversaires : Moi et lui. Vous êtes entre les deux. C'est le duel de l'Amour contre la Haine, de la Sagesse contre l'Ignorance, de la Bonté contre le Mal sur vous et autour de vous. Pour détourner les mauvais coups qu'il dirige sur vous, ma présence suffit. Je m'interposerai entre les armes sataniques et vos personnes, et j'accepte d'être blessé à votre place parce que je vous aime. Mais les coups qui vous frappent au dedans, c'est vous qui devez les détourner par votre volonté, en courant vers Moi, en vous mettant sur ma route qui est Vérité et Vie. Celui qui n'a pas le ferme désir du Ciel ne le possédera pas. Celui qui n'est pas capable d'être le disciple du Christ, sera la balle légère que le vent du monde emporte avec lui. Qui est ennemi du Christ est une semence nuisible qui renaîtra dans le royaume de Satan

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"Aime celui qui vous nuit"

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je vous dis : sachez pardonner. Dieu a exécuté vos vengeances, et puis encore Dieu a pardonné. Pardonnez vous aussi

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J'aurais pu attendre le lendemain du sabbat pour la guérir. Oui. Mais pourquoi attendre vingt quatre heures pour remettre dans la paix de Dieu un cœur contrit ? Il y avait en ce cœur une humilité vraie, une vraie sincérité, une douleur parfaite. J'ai lu en ce cœur. Son corps était encore lépreux, mais son cœur était déjà guéri par le baume des années de larmes, de repentir, d'expiation. Ce cœur n'avait besoin pour être approché de Dieu, sans pour cela rendre impur par ce voisinage l'air de sainteté qui entoure Dieu, que de ma consécration renouvelée. Je l'ai faite. Elle est sortie du lac pure aussi dans sa chair, mais encore plus pure en son cœur

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Le baptême de Jean n'était qu'un symbole. Il voulait dire : "Purifiez- vous de l'orgueil, humiliez-vous en vous avouant pécheurs; purifiez-vous de vos péchés de luxure en vous lavant de ce qui reste en vous". Le baptême efficace est celui qui répond à la volonté de votre âme, de devenir pure pour le banquet de Dieu

Il n'y a pas de faute si grande qu'elle ne puisse être lavée par le repentir d'abord, puis par la Grâce ensuite, enfin par le Sauveur. Il n'y a pas de pécheur si grand qu'il ne puisse lever son visage humilié et sourire à une espérance de rédemption. Il lui suffit de renoncer complètement à la faute, de résister héroïquement à la tentation, d'être sincère dans la volonté de renaître.

337> Moi, à présent, je vais vous dire une vérité qui semblerait à mes ennemis un blasphème. Mais vous, vous êtes mes amis. Je parle spécialement pour vous, disciples que j'ai déjà choisis et puis, pour vous tous qui m'écoutez. Je vous dis : les anges, esprits purs, et parfaits, qui vivent dans la lumière de la Très Sainte Trinité et en Elle sont comblés de joie, ont, dans leur perfection et reconnaissent de l'avoir, une infériorité par rapport à vous qui êtes si loin du Ciel. Ils ont l'infériorité de ne pouvoir se sacrifier et souffrir pour coopérer à la rédemption de l'homme. Et qu'en pensez-vous ? Dieu ne prend pas un ange pour lui dire : "Sois le rédempteur de l'humanité". Mais Il prend son Fils. Et sachant bien que ce Sacrifice, tout en ayant une valeur incalculable, et que son pouvoir soit infini, Il sait qu'il lui manque quelque chose - car sa bonté de Père ne veut pas faire de différence entre le Fils de son amour et les fils de sa puissance - il manque quelque chose à la somme des mérites qu'il faut opposer à la somme des péchés que d'heure en heure l'humanité accumule. Mais Il ne prend pas d'autres anges pour combler la mesure et Il ne leur dit pas : "Souffrez pour imiter le Christ", mais c'est à vous qu'Il s'adresse, à vous les hommes. Il vous dit : "Souffrez, sacrifiez-vous, soyez semblables à mon Agneau. Soyez corédempteurs..." Oh ! voici que je vois des cohortes d'anges qui, cessant un instant de tourner dans une extase d'adoration autour de la Trinité qui est leur Centre s'agenouillent tournés vers la terre et disent : "Bénis soyez vous vous qui pouvez souffrir avec le Christ et pour le Dieu éternel, le nôtre et le vôtre !"

Beaucoup ne comprendront pas encore cette grandeur. Elle est trop au-dessus de l'homme. Mais quand l'Hostie sera immolée quand le Grain éternel ressuscitera pour ne plus jamais mourir après avoir été moissonné, battu, dépouillé et enseveli dans les entrailles du sol, alors viendra l'Illuminateur superspirituel et Il éclairera les esprits, même les plus lents, demeurés cependant fidèles au Christ Rédempteur, alors vous comprendrez que je n'ai pas blasphémé, mais que je vous ai annoncé la plus haute dignité de l'homme : celle d'être corédempteur, même si d'abord il n'était que pécheur. En attendant, préparez-vous à cette destinée avec pureté de cœur et d'intention. Plus purs vous serez et plus vous comprendrez. Car l'impureté, quelle qu'elle soit, est toujours une fumée qui obscurcit et alourdit la vue et l'intelligence.

338> Soyez purs. Commencez à l'être en votre corps pour passer ensuite à l'esprit. Commencez par les cinq sens pour passer aux sept passions. Commencez par l’œil : le sens de la vue est roi, il ouvre le chemin à la plus mordante et la plus complexe des faims. L’œil voit la chair de la femme et désire la chair. L’œil voit l'opulence des riches et désire l'or. L’œil voit la puissance de ceux qui gouvernent et désire le pouvoir. Ayez un œil paisible, honnête, modéré, pur, et vous aurez des désirs paisibles, honnêtes, modérés et purs. Plus pur sera votre œil et plus pur sera votre cœur. Veillez- avec soin sur votre œil, avide de découvrir les pommes tentatrices. Soyez chastes dans vos regards si vous voulez être chastes dans votre corps. Si vous avez la chasteté de la chair, vous aurez la chasteté des richesses et de la puissance. Vous aurez toutes les chastetés et serez les amis de Dieu.

Ne craignez pas qu'on vous raille si vous êtes chastes. Craignez seulement d'être les ennemis de Dieu. Un jour, j'ai entendu dire : "Le monde te ridiculisera comme menteur ou comme eunuque si tu montres n'avoir pas d'attrait pour la femme". En vérité je vous dis que Dieu a établi le mariage pour vous élever à son imitation dans la procréation et à sa coopération pour peupler le Ciel. Mais il y a un état plus élevé, devant lequel s'inclinent les anges qui en voient la sublimité sans pouvoir l'imiter. Cet état, parfait, quand il dure de la naissance à la mort, n'est cependant pas fermé à ceux qui ne sont plus vierges, mais qui réduisent à rien leur fécondité d'hommes ou de femmes, qui annulent leur virilité animale pour devenir féconds et virils seulement en leurs esprits. C'est l'état d'eunuque sans imperfection naturelle ni mutilation violente ou volontaire. Cet état n'interdit pas d'approcher de l'autel, mais, dans les siècles à venir, ceux qui s'y obligent serviront l'autel et l'entoureront. C'est l'état le plus élevé séparant la volonté de tout ce qui n'est pas l'appartenance à Dieu seul, gardant pour Lui la chasteté du corps et du cœur pour avoir éternellement la blancheur lumineuse chère à l'Agneau.

Dans le 62eme chapitre :

Moi, mon plaisir c'est leurs douces âmes innocentes. Elles m'enlèvent tant d'amertume..."

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si dans toutes les disputes le plus modéré savait céder et ne pas s'acharner à avoir raison, et se montrait conciliant en partageant en deux l'objet du litige même si, je veux l'admettre, ses réclamations étaient fondées, ce serait mieux et plus saint. Ce n'est pas toujours que quelqu'un nuit par parti-pris de nuire. Parfois on agit mal sans le vouloir. Pensez toujours à cela et pardonnez. Éli et les autres croient servir Dieu avec justice en agissant comme ils le font. Je chercherai, avec patience et constance et tant d'humilité et de bonne grâce, à les persuader qu'un nouveau temps est venu et que Dieu, maintenant, veut être servi d'après mon enseignement. La ruse de l'apôtre : c'est la bonne grâce, son arme : la constance, le secret de la réussite : l'exemple et la prière pour ceux qu'il faut convertir."

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Plus de fêtes de ce monde... Seulement la fête intérieure, celle d'être racheté et de te servir... d'être aimé de Toi... Combien j'ai pleuré... Combien ces derniers mois... Cela fait presque trois mois que je pleure... Je ne savais comment faire... je voulais venir ...Mais, comment venir vers Toi, Saint, avec mon âme souillée ?"

"Tu l'as lavée par ton repentir et par ta charité. Pour Moi et pour le prochain.

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Vous... je sais bien que vous êtes maîtres de votre âme. Les pécheurs ne le sont pas. Je recherche leur âme, je la leur rends, pour que à leur tour, ils me la rapportent comme elle est : malade, blessée, souillée, pour que je la soigne et la purifie. Je suis venu pour cela. Ce sont les pécheurs qui ont besoin du Sauveur et Moi, je viens les sauver.

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Agis seulement de façon à ce que le Père n'ait pas à te critiquer. Ne sois pas mortifié, Matthieu, ni vous, ses amis. La conscience nous dit : "Vous ne faites pas de mal". Cela suffit."

Dans le 63eme chapitre :

Vous m'êtes reliés par des fils invisibles, mais très sensibles qui me sont rattachés et me transmettent jusqu'aux plus légères vibrations de votre moi. Je vous laisse croire à votre liberté, pour que vous manifestiez toujours plus ce que vous êtes.

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Vous êtes, et devez être la lumière du monde.

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Grande est votre destinée ! Mais aussi : grande et redoutable est votre mission ! Rappelez-vous que celui à qui on a plus donné, est tenu à donner davantage. Et à vous, c'est le maximum qui a été donné en fait d'instruction et de don. Vous êtes instruits par Moi, Verbe de Dieu, et vous recevez de Dieu le don d'être "les disciples", c'est à dire les continuateurs du Fils de Dieu

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Moi, je n'offre qu'une chose : la sainteté. Sur la terre, c'est la chose la plus étroite, la plus pauvre, la plus rude, la plus épineuse, la plus persécutée qui existe. Au Ciel son étroitesse se change en immensité, sa pauvreté en richesse, ses épines en un tapis de fleurs, sa rudesse en un sentier facile et agréable, sa persécution en paix et béatitude. Mais ici-bas, c'est un, effort héroïque que d'être saint. Moi, je ne vous offre que cela.

Voulez-vous rester avec Moi ? Ne vous sentez-vous pas le courage de le faire ? Oh ! ne vous regardez pas, étonnés et affligés ! Vous m'entendrez encore de nombreuses fois poser cette question. Et quand vous l'entendrez, pensez que mon cœur pleure, parce qu'il est blessé de vous trouver sourds à mon appel. Examinez-vous, alors, et puis jugez honnêtement et sincèrement et décidez. Décidez pour n'être pas des réprouvés. Dites : "Maître, amis, je me rends compte que je ne suis pas fait pour suivre cette voie. Je vous donne le baiser d'adieu, et je vous dis : priez pour moi" Cela vaut mieux que de trahir. Cela vaut mieux...

Que dites-vous ? Trahir qui ? Qui ? Moi. Ma cause, c'est à dire la cause de Dieu, car Je suis un avec le Père, et vous, oui ! vous vous trahiriez, vous trahiriez votre âme en la donnant à Satan

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après des années vous serez moins ardents qu'à cette heure où vous êtes néophytes. La vie est ainsi... l'humanité est ainsi... On perd l'élan après le premier bond. 354> Mais (Jésus s'est brusquement levé) je vous jure que Moi je vaincrai. Purifiés, par une sélection naturelle, fortifiés par un breuvage surnaturel, vous, les meilleurs, vous deviendrez mes héros : Les héros du Christ. Les héros du CielLa puissance des Césars sera poussière en comparaison de la royauté de votre sacerdoce. Vous, pauvres pêcheurs de Galilée, vous, Juifs inconnus, vous, nombres dans la masse des hommes qui vous entourent, vous serez plus connus, acclamés, respectés que des Césars que tous les Césars que la terre a eus et aura. Vous serez connus, vous serez bénis dans un avenir très prochain et dans les siècles les plus reculés jusqu'à la fin du monde.

C'est pour cette sublime destinée que je vous ai choisis. Vous qui avez une honnête volonté et qui avez la capacité de la suivre, je vous donne les lignes essentielles de votre caractère d'apôtres.

Être toujours vigilants et prêts. Que vos reins soient ceints, toujours ceints, et vos lampes allumées comme des gens qui doivent partir d'un moment à l'autre ou courir à la rencontre de quelqu'un qui arrive. En fait, vous êtes, vous serez jusqu'à ce que la mort vous arrête, d'inlassables pèlerins à la recherche de qui est errant; et jusqu'à ce que la mort ne vous arrête, vous devez tenir votre lampe haute et allumée pour indiquer la route aux égarés qui viennent vers le bercail du Christ.

Fidèles, vous devez l'être au Maître, qui vous a préposés à ce service. Il sera récompensé ce serviteur que le maître trouvera toujours vigilant et que la mort surprend en état de grâce. Vous ne pouvez pas, vous ne devez pas dire : "Je suis jeune, j'ai le temps de faire ceci et cela et ensuite penser au Maître, à la mort, à mon âme". Les jeunes meurent comme les vieux, les forts comme les faibles. Et les vieux comme les jeunes, les forts comme les faibles, sont également exposés à l'assaut de la tentation. Sachez que l'âme peut mourir avant le corps et que vous pouvez porter, sans le savoir, en votre sein une âme en putréfaction. C'est tellement insensible la mort d'une âme ! C'est comme la mort d'une fleur. Sans un cri, sans convulsion... elle laisse baisser sa flamme comme une corolle flétrie et elle s'éteint. Après, longtemps après, parfois immédiatement après telle autre, le corps s'aperçoit qu'il porte en lui un cadavre vermineux. Il devient fou d'épouvante et se tue pour échapper à cette union... Oh ! il n'échappe pas ! Il tombe, vraiment, avec son âme vermineuse sur un grouillement de serpents dans la Géhenne.

355> Ne soyez pas malhonnêtes comme des courtiers ou des avocats qui ménagent deux clients ennemis. Ne soyez pas faux comme de politiciens qui disent "ami" à tel ou tel et ensuite ils en sont ennemis. N'essayez pas de suivre deux manières de faire. On ne se moque pas de Dieu et on ne Le trompe pas. Agissez avec les hommes comme vous agissez avec Dieu, car toute offense aux hommes est une offense à Dieu. Ayez le souci que Dieu vous voie comme vous voulez être vus par les hommes.

Soyez humbles. Vous ne pouvez pas reprocher à votre Maître de ne pas l'être. Je vous donne l'exemple. Agissez comme j'agi. Soyez humbles, doux, patients. C'est ainsi que l'on conquiert le monde, non par la violence et la force. Soyez forts et violents contre vos vices, Déracinez-les, même s'il vous faut déchirer votre cœur. Je vous ai dit, il y a quelques jours, de veiller sur vos regards. Mais vous ne savez pas le faire. Je vous dis, Moi : il vaudrait mieux devenir aveugles en vous arrachant des yeux plein de convoitises, plutôt que de devenir luxurieux.

Soyez sincères. Je suis la Vérité. Dans les choses d'en haut comme dans les choses humaines. Je veux que vous soyez francs vous aussi. Pourquoi user de tromperie avec Moi, ou avec de frères, ou avec le prochain ? Pourquoi s'amuser à tromper ! Quoi ! Orgueilleux comme vous l'êtes, et vous n'avez pas la fierté de dire : "Je ne veux pas qu'on me découvre menteur" ? Et soyez francs avec Dieu. Croyez-vous de Le tromper avec des prières longues et manifestes ? Oh ! pauvres fils ! Dieu voit le cœur !

Soyez discrets en faisant le bien. Même en faisant l'aumône. Un publicain a su y être avant sa conversion. Et vous, vous ne saurez pas l'être ? Oui, je te loue, Matthieu, de la discrète offrande de chaque semaine que le Père et Moi étions seuls à connaître et je te cite en exemple. Cette réserve est aussi une forme de chasteté, amis. Ne découvrez pas votre bonté, comme vous ne découvririez pas une toute jeune fille aux yeux d'une foule. Soyez vierges en faisant le bien. Une bonne action est virginale quand elle ne s'allie pas avec une arrière pensée de louange ou d'estime ou de sentiments d'orgueil.

Soyez des époux fidèles de votre vocation à Dieu. Vous ne pouvez servir deux maîtres. Le lit nuptial ne peut accueillir en même temps deux épouses. Dieu et Satan ne peuvent se partager vos embrassements. L'homme ne peut pas, et Dieu non plus, ni Satan partager un triple embrassement entre trois êtres qui sont en opposition l'un de l'autre. 356> Soyez contraires au désir de l'or comme au désir de la chair; au désir charnel comme au désir de la puissance. Voilà ce que Satan vous offre. Oh ! ses richesses trompeuses ! Honneurs, réussite, pouvoir, argent : marchandises impures que vous achetez au prix de votre âme. Soyez contents de peu. Dieu vous donne le nécessaire. Cela suffit. Ceci, Il vous le garantit, comme Il le garantit à l'oiseau de l'air, et vous êtes beaucoup .plus que des oiseaux. Mais Il veut de vous confiance et sobriété. Si vous avez confiance, Lui ne vous décevra pas. Si vous êtes sobres, son don journalier vous suffira.

Ne soyez pas païens, tout en appartenant, de nom, à Dieu. Ce sont les païens, ceux qui, plus que Dieu, aiment l'or et la puissance pour paraître des demi-dieux. Soyez saints et vous serez semblables à Dieu pour l'éternité.

Ne soyez pas intransigeants. Tous pécheurs, il vous faut vouloir être avec les autres comme vous voudriez que les autres fussent avec vous : c'est à dire compatissants et disposés au pardon.

Ne jugez pas. Oh ! ne jugez pas ! C'est depuis peu que vous êtes avec Moi et pourtant vous voyez combien de fois Moi, innocent, j'ai été à tort mal jugé et accusé de péchés inexistants. Mal juger, c'est offenser, Et seul celui qui est vraiment saint ne répond pas à l'offense par l'offense. Abstenez-vous donc d'offenser pour n'être pas offensés. Vous ne manquerez ainsi ni à la charité, ni à la sainte, chère et douce humilité, ennemie de Satan, avec la chasteté. Pardonnez, pardonnez toujours. Dites : "Je pardonne, ô Père, pour être pardonné par Toi pour mes péchés sans nombre".

Améliorez-vous d'heure en heure, avec patience, avec fermeté, héroïquement. Et, qui vous dit que devenir bon ne soit pas pénible ? Je vous dis même : c'est le plus dur travail. Mais le Ciel est la récompense et il vaut la peine de s'épuiser dans cet effort.

Et aimez.

Dans le 64eme chapitre :

Ce n'est pas leur faute, Pierre. Eux ont leurs habitudes et ils ne nous forcent pas à les prendre. Mais c'est nous qui voulons la corruption : par intérêt, pour suivre la mode, par servilisme..."

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fortifie-toi dans la foi.

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Joseph aussi a eu une mort douloureuse ?"

"Oui" répond Jésus. "Mais il souffrait moins car il était résigné."

Dans le 65eme chapitre :

"Ils sont très bons, oui. Et ils sont humbles, assez pour ne pas mesurer d'où ils en sont. Ils se croient toujours en faute, car leur esprit voit le bien chez tous, plutôt que chez eux. Ils feront beaucoup de chemin..."

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"Toi, pardonne aux fils, comprends leur âme et je te soulagerai. Si tu as de la rancune, je ne peux rien faire."

"Pardonner ?" Le vieillard fait un saut qui naturellement exaspère ses souffrances et cela le rend de nouveau furieux. "Pardonner ? Jamais ! Va-t'en ! Va-t'en, si tu dois me dire cela ! Va-t'en ! Je veux mourir sans qu'on me trouble davantage."

Jésus a un geste de résignation. "Adieu, Alphée. Je m'en vais... Dois-je vraiment partir ? Mon oncle... dois-je vraiment partir ?"

"Si tu ne me contentes pas, oui va-t'en et dis à ces deux serpents que le vieux père meurt avec rancune."

"Non, cela non. Ne perds pas ton âme. Ne m'aime pas, si tu veux. Ne me crois pas le Messie. Mais tu ne dois pas haïr, tu ne dois pas haïr, Alphée. Ridiculise-moi. Dis que je suis fou. Mais ne hais pas."

"Mais pourquoi m'aimes-tu, si je t'insulte ?"

"Parce que je suis Celui que tu ne veux pas reconnaître. Je suis l'Amour

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A celui qui souffre, on pardonne tout. Maintenant,

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Ne pleure pas, Jude. Et toi, ne t'abandonne pas à la souffrance."

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Mon chemin, mon travail, mon service, c'est la croix, la souffrance, le renoncement, le sacrifice. J'y suis passé, Moi. Que ceux qui veulent se dire "miens" le suivent.

Dans le 67eme chapitre :

La Pure, l'Humble, la Détachée des richesses terrestres, ne pouvait ne pas avoir de dégoût pour ce serpent. A Moi aussi il me faisait horreur

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Non, mes fils, non. Il faut d'abord boire tout le calice que Moi j'ai bu. Tout : avec la charité donnée en échange de la haine, avec la chasteté qui s'oppose à la voix des sens, avec l'héroïsme dans les épreuves, avec l'holocauste de Soi-même pour l'amour de Dieu et des frères. Puis, quand on s'est acquitté de son devoir, dire encore : "Nous sommes des serviteurs inutiles", et attendre que mon Père, qui est aussi le vôtre, vous accorde, par sa bonté, une place dans son Royaume. Il faut se dépouiller, comme tu m'as vu dépouillé au Prétoire, de tout ce qui est humain, en gardant seulement l'indispensable qui est respect pour le don de Dieu qu'est la vie, et pour les frères, auxquels nous pouvons être plus utiles du haut du Ciel que sur la terre, et laisser à Dieu le soin de vous revêtir de la robe immortelle blanchie dans le sang de l'Agneau

Dans le 68eme chapitre :

Je ne fais jamais de promesses pour ne pas les tenir

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Sois ami de la paix et mérite d'avoir toujours Dieu avec toi.

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N'aie pas de scrupules

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sois charitable. Supporter les personnes désagréables c'est une vertu qui n'est pas sans valeur

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La foi mérite récompense. Qui me désire me possède

Dans le 69eme chapitre :

"En vérité je vous dis que, par un supplice ou un autre, vous serez tous mis à l'épreuve. Pour l’instant c'est celui du renoncement à vos aises, à vos affections, à vos intérêts. Après, ce sera un sacrifice de plus en plus vaste, jusqu'au sacrifice suprême qui vous ceindra d'un diadème immortel. Soyez fidèles. Mais vous le serez tous. C'est le sort qui vous attend."

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Mais, pourquoi, Seigneur, l'homme est-il si égoïste ?"

"Parce que l'amour a été étranglé au Paradis terrestre, mais je suis venu dénouer le lacet et rendre la vie à l'amour."

Dans le 70eme chapitre :

Sois juste et honnête. Dieu te donnera une récompense qui dépassera tes mérites."

Dieu récompense de ses dons une bonne conduite.

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"Je suis la Vérité et la Science. Qui croit en Moi aura en lui : justice, sagesse, amour et paix."

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"Relevez-vous. Ayez foi et soyez saints."

Dans le 71eme chapitre :

La mort est un lien qui resserre les vraies affections

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au dessus du sang, il y a l'esprit

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Tu guéris les mourants, mais lui, tu ne l'as pas guéri " dit Joseph avec âpreté.

"Il ne croyait pas en Moi."

402> "C'est vrai, Joseph." observe son frère Simon.

"Il ne croyait pas et ne déposait pas sa rancune. Je ne peux rien, là où se trouvent l'incrédulité et la haine. C'est pour cela que je vous dis : ne haïssez plus vos frères. Les voici. Que votre rancœur n'alourdisse pas leur déchirement. Votre mère est plus déchirée par cette haine toujours vivante que par la mort qui d'elle-même prend fin. Chez votre père, elle s'est éteinte dans la paix, car le désir qu'il eut de Moi, lui obtint le pardon de Dieu. Je ne vous parle pas de Moi et je ne vous demande rien pour Moi. Je suis dans le monde, mais je n'appartiens pas au monde. Celui qui vit en Moi, me dédommage de tout ce que le monde me refuse. Je souffre en mon humanité, mais j'élève mon esprit au-delà de la terre et je jubile dans les réalités célestes. Mais eux !... Ne manquez pas à la loi de l'amour et du sang. Aimez-vous. Il n'y a pas eu en Jacques et Jude d'offense à l'égard du sang. Mais, même s'il y en avait eu, pardonnez. Regardez les choses d'un œil juste

Dans le 72eme chapitre :

La Grâce opère tantôt comme un coup de tonnerre, tantôt lentement. Mais elle agit toujours là où se trouve la volonté d'être juste.

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Avec une charité sans borne et une prudence avisée, tu dois accueillir tout le monde. Se renfermer serait exciter la curiosité. Repousser serait contraire à la charité.

Dans le 73eme chapitre :

Dépouillez-vous de vos passions, afin d'avoir l'agilité qu'il faut pour suivre le Christ. Ayez la bonne volonté de croire, de devenir meilleurs, de vouloir le salut, et le salut vous sera donné. Il est en mes mains mais je ne le donne qu'à ceux qui ont la bonne volonté de le posséder, car ce serait une offense à la Grâce que de le donner à qui veut continuer à servir Mammon."

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Les gens qui mouraient de faim en Israël n'eurent pas de pain et les lépreux pas de purification, parce qu'il n'y avait pas dans leurs cœurs la bonne volonté, perle fine que le Prophète avait découverte ailleurs. C'est ce qui vous arrivera, à vous aussi qui êtes hostiles et incrédules à l'égard de la Parole de Dieu."

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Toi et ce petit troupeau qui chaque jour s'accroît de quelque brebis que j'arrache au loup des passions et que j'amène au bercail de Dieu.

Dans le 75eme chapitre :

"Il n'y a pour moi d'autre lassitude que la haine du monde

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"C'est pour cela que je voudrais donner à tout le monde mon cœur, car l'amour leur serait lumière pour comprendre. Parce que, crois-le, c'est l'amour qui rend facile toute entreprise et moi, je suis la Mère et en moi l'amour coule de source

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tout travail, quand il est honnête, mérite bénédiction du Seigneur Éternel. Mais, je l'ai dit : la première condition pour avoir la bénédiction de Dieu, c'est d'être honnête en toutes ses actions.

Maintenant, regardons ensemble quand, et à quelles conditions les actions sont honnêtes. Elles le sont, quand on les accompli en ayant présent à l'esprit le Dieu Éternel.

Peut-il jamais pécher celui qui dit : "Dieu me regarde. Dieu à les yeux sur moi, et de mes actions aucun détail ne Lui échappe". Non. Il ne le peut. Car la pensée de Dieu est une pensée salutaire et plus que toute menace humaine, elle éloigne l'homme du péché. Mais doit-on seulement Le craindre, l'Éternel Dieu ?

Non. Écoutez. Il vous a été dit : "Crains le Seigneur ton Dieu" Et les Patriarches ont tremblé, et ont tremblé les Prophètes quand le Visage de Dieu ou un ange du Seigneur est apparu à leurs esprits de justes. Et, en réalité, au temps de la colère divine, l'apparition du surnaturel devait faire trembler le cœur. Qui, même s'il est pur comme un petit enfant, ne tremble pas devant le Puissant, devant l'éclat éternel duquel se tiennent en adoration les anges empressés à redire l'alléluia paradisiaque ? L'insoutenable éclat d'un ange, Dieu le tempère par un voile de pitié, pour permettre à l'œil humain de le contempler sans que soient brûlés sa pupille et son esprit. Que sera-ce donc que de voir Dieu ?

414> Mais cela est tant que dure la colère. Quand à sa place arrive la paix, et le Dieu d'Israël dit : "Je l'ai juré et je tiendrai parole. Voici Celui que j'envoie, et c'est Moi, tout en n'étant pas Moi, mais ma Parole qui se fait chair pour être Rédemption", alors à la crainte doit succéder l'amour et c'est seulement l'amour qu'il faut donner au Dieu Éternel, joyeusement, car l'âge de la paix est venu polir la terre et entre Dieu et l'homme. Quand les premiers vents du printemps répandent le pollen des fleurs de la vigne, l'agriculteur doit encore craindre, car tant d'embûches peuvent être tendues au fruit par les intempéries et les insectes. Mais quand arrive l'heure joyeuse de la vendange, voici qu'alors cesse toute crainte, et le cœur jubile dans la certitude de la récolte.

Annoncé à l'avance par les Prophètes, le Rejeton de la souche de Jessé est venu. Maintenant, il est parmi vous, grappe merveilleuse qui vous apporte le suc de l'Éternelle Sagesse et qui ne demande qu'à être cueillie et pressée pour être le Vin pour les hommes. Vin de joie sans fin pour ceux qui se nourriront de Lui. Cependant, malheur à ceux qui, ayant eu ce Vin à leur portée, l'auront repoussé et trois fois malheur à ceux qui, après s'en être nourris, l'auront rejeté ou mélangé en eux aux mets de Mammon.

Et voilà que je reviens à ma première idée. La première puissance pour avoir la bénédiction de Dieu, tant sur les œuvres spirituelles que sur les humaines, c'est la droiture de l'intention.

Il est honnête celui qui dit : "Je suis la Loi, non pour être loué par les hommes, mais par fidélité à Dieu". Il est honnête celui qui dit : "Je suis le Christ, non pour les miracles qu'il fait, mais pour les conseils de vie éternelle qu'il me donne". Il est honnête encore celui qui dit : "Je travaille non par recherche avide du lucre, mais parce que le travail a été établi par Dieu comme moyen de sanctification car il a le pouvoir de former, de mortifier, de préserver, d'élever. Je travaille pour pouvoir aider mon prochain. Je travaille pour faire resplendir les prodiges de Dieu, qui d'un grain minuscule fait une touffe d'épis, d'une semence de raisin une grande vigne, d'un noyau un arbre, et de moi, homme, pauvre rien, tiré du néant par son vouloir, fait son aide dans l’œuvre infatigable de perpétuer les blés, les vignes et les fruits, ainsi que peupler la terre des hommes".

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"Aimez Dieu. Aimez le prochain". Elles sont comme le travail qui féconde le cep quand on le pratique au pied de la vigne, au printemps. L'amour de Dieu et du prochain, c'est comme la herse qui nettoie le sol des herbes nuisibles de l'égoïsme et des mauvaises passions. C'est comme la pioche qui creuse un cercle autour du pied de vigne pour l'isoler des herbes parasites et le nourrir avec les eaux fraîches de l'arrosage. C'est comme la serpette qui supprime les pousses superflues pour condenser la sève et la diriger là où doit se former le fruit. C'est le lacet qui serre la plante contre le tuteur solide qui la soutient, et enfin c'est le soleil qui fait mûrir les fruits de la bonne volonté et en fait des fruits de vie éternelle.

Maintenant, vous êtes joyeux parce que l'année a été bonne, les moissons riches et la vendange abondante. Mais en vérité je vous dis que cette joie que vous éprouvez est moins qu'un grain de sable, en comparaison de la joie sans mesure que vous aurez quand le Père Éternel vous dira : "Venez mes sarments féconds, greffés sur la vraie Vigne. Vous vous êtes prêtés à toutes les opérations, même quand elles étaient pénibles, pour donner beaucoup de fruit, et maintenant venez à Moi, riches des doux sucs de l'amour envers Moi et le prochain. Épanouissez-vous dans mes jardins pour l'éternité entière ".

416> Tournez-vous vers cette joie éternelle. Attachez-vous fidèlement à la poursuite de ce bien. Avec reconnaissance, bénissez l'Éternel qui vous aide à l'atteindre. Bénissez-Le pour la grâce de sa Parole, bénissez-Le pour la grâce d'une bonne récolte. Aimez le Seigneur en reconnaissant ses bienfaits et soyez sans crainte. Dieu donne le cent pour un à qui l'aime."

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"Que dois-je, que dois-je faire pour te dire que je suis heureuse ?"

Et Jésus lui dit, en la caressant encore : "Être bonne, aime Dieu et ton prochain, et élever ton fils dans cet amour."

Dans le 76eme chapitre :

"La paix à tous ceux qui me désirent. Qui me désire a le désir du bien et Moi, je J'aime comme un ami

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"Avec Moi, il ne peut y avoir que ceux qui aiment l'humilité, la douceur, la continence, l'honnêteté et l'amour, par-dessus tout l'amour, parce que celui qui aime Dieu et le prochain possède par suite toutes les vertus et gagne le Ciel."

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Ce ne sont pas les riches et les puissants, en tant que tels, qui auront des honneurs, mais seulement ceux qui auront toujours aimé Dieu en L'aimant plus qu'eux-mêmes et plus que toute autre chose comme l'argent, le pouvoir, la femme, la table; et en aimant leurs semblables que sont tous les hommes, riches comme pauvres, connus comme inconnus, savants ou sans culture, bons ou mauvais. Oui, même les mauvais il faut les aimer. Non pour leur méchanceté, mais par pitié pour leurs âmes qu'ils blessent à mort. Il faut les aimer d’un amour qui supplie le Père céleste de les guérir et de les racheter. 

Dans le Royaume des Cieux seront bienheureux ceux qui auront honoré le Seigneur avec vérité et justice, et témoigné leur amour par le respect envers ceux qui les ont mis au monde et aussi leurs parents; ceux qui n'auront volé d'aucune façon et en rien, c'est à dire ceux qui auront donné et prétendu ce qui est juste, même pour le travail des serviteurs; ceux qui n'auront pas tué la réputation ou la personne et n'auront pas eu le désir de tuer, même si d'autres sont cruels au point de pousser le cœur au mépris et à la révolte; ceux qui n'auront pas fait de faux serments, faisant tort au prochain ou offensant la vérité; ceux qui n'auront pas commis d'adultères ni de péchés de la chair, quels qu'ils soient; ceux qui, doux et résignés, auront toujours accepté leur sort sans envier les autres, C'est à ceux-là qu’appartient le Royaume des Cieux, et le mendiant lui-même peut-être là-haut un roi bienheureux, pendant que le Tétrarque sera, en fait de pouvoir, réduit à moins que rien, à un sort pire que le néant : il sera une proie pour Mammon s’il a agi contre la loi éternelle du Décalogue."

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Oui, Maître. Et je dis que c'est un saint, comme ceux qui, par fidélité au Seigneur notre Dieu, ont été tués martyrisés."

"Tu as bien parlé.

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Les morts aiment les vivants d'un double amour : le leur et celui qu'ils reçoivent se trouvant avec Dieu, amour parfait par conséquent

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Et tous les hommes son égaux."

"Égaux ? Oh ! Moi égal à... à tes Galiléens ?"

"L'âme vient de Dieu, et Lui les crée égales."

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Je ne connais que Lazare, et sa conduite qui est honnête."

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Je veux seulement qu'on m'aime."

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Et je voudrai être bon, moi aussi. Dis-moi : pour nous, hommes d'armes, quelle doctrine prêches-tu ?"

"Il n'y a qu'une doctrine, pour tous. Justice, honnêteté, continence, pitié. Exercer son métier sans abuser. Même dans la dure nécessité du métier des armes, respecter l'humanité. Et cherche à connaître la Vérité, c'est à dire Dieu, Unique et Éternel, car sans cette connaissance, tout acte est privé de grâce et donc de récompense éternelle."

430> "Mais, à ma mort, qu'en est-il du bien que j'ai fait ?"

"Celui qui vient au Dieu Vrai retrouve ce bien dans l'autre vie."

"Je nais une seconde fois ? Je deviens tribun, ou même empereur ?"

"Non, tu deviens semblable à Dieu en t'unissant à son éternelle béatitude dans le Ciel."

"Comment ? Dans l'Olympe, moi, parmi les dieux ?"

"Il n'y a pas plusieurs dieux. Il n'y a que le Dieu vrai. Celui que je prêche. Celui-là qui t'entend et remarque ta bonté et ton désir de connaître le Bien."

"Cela me plaît ! Je ne savais pas que Dieu pouvait s'occuper d'un pauvre soldat païen."

"C'est Lui qui t'a créé, Publius. Il t'aime donc et te voudrait avec Lui."

"Eh... pourquoi pas ? Mais... personne ne nous parle de Dieu... jamais..."

"Je viendrai à Césarée et tu m'entendras."

"Oh ! oui, je viendrai t'écouter. Voilà Nazareth. Je voudrais te rendre encore service. Mais, si on me voit..."

"Je descends et te bénis pour ta bonté."

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"Paix au Ciel à l'homme de bonne volonté !

Dans le 77eme chapitre :

il vaut mieux obéir à Dieu en faisant le bien que d'assister à une cérémonie extérieure.

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Ne confondez jamais la foi avec les actes extérieurs. Il ne faut jamais critiquer. Mais comment les pharisiens peuvent-ils t'étonner si toi aussi, tu t'illusionnes avec une piété mal comprise, et si tu fermes ton cœur au prochain en disant : "Je sers Dieu. Cela suffit" ?"

433> "Tu as raison, Maître. Je suis plus ignorant qu'un ânon."

"Et je te garde avec Moi, pour te rendre sage.

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"Personne ne le voudrait, car la justice du Parfait, que sera-t-elle donc ?" disent les disciples.

434> "Pour les bons, ce sera l'extase, pour les satans, ce sera la foudre, amis. En vérité je vous le dis : être toute la vie esclave, lépreux, mendiant, c'est une félicité royale en comparaison d'une heure, d'une seule heure de punition divine

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Laisse-moi faire. Tu m'abrites. Moi je t'aide. Il faut s'aimer entre hommes, en donnant chacun ce qu'il peut."

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"Je le crois bien. Cette charrue est passée par tes mains et me bénira la terre."

"Ce n'est pas pour cela Jacob, qu'elle sera bénie."

"Pourquoi, alors, mon Seigneur ?"

"Parce que tu uses de miséricorde. Tu ne te renferme pas dans la rancœur de l'égoïsme et de l'envie, mais tu reçois mon enseignement et le mets en pratique. Bienheureux les miséricordieux. Ils obtiendront miséricorde."

"En quoi j'en use pour Toi, mon Seigneur ? C'est à peine si j'ai une place et la nourriture dont tu as besoin. Je n'ai que la bonne volonté, et jamais je n'ai tant souffert d'être pauvre pour n'avoir pas de quoi faire honneur, à Toi et à tes amis."

437> "C'est assez de ton désir. En vérité, je te dis que même un seul verre d'eau donné en mon nom est une grande chose aux yeux de Dieu. J'étais un voyageur fatigué sous la bourrasque : tu m'a abrité. L'heure du repas arrive et tu me dis : "Je t'offre ce que j'ai". La nuit descend : et tu m'offres un toit ami. Que veux-tu faire de plus ? Fais confiance, Jacob. Le Fils de l'homme ne regarde pas au luxe de la réception et de la nourriture. Il regarde aux sentiments du cœur. Le Fils de Dieu dit au Père : "Père, bénis mes bienfaiteurs et tous ceux qui, en mon nom, sont miséricordieux pour leurs frères". Cela, je le dis pour toi."

Pendant que Jésus travaillait à la herse, la servante a parlé avec le maître, et elle revient avec du pain, du lait qu'elle vient de traire quelques pommes ratatinées et un plateau d'olives. "Je n'ai rien de plus." dit l'homme en s'excusant. "Oh ! Moi, je vois parmi ta nourriture une nourriture que tu ne vois pas ! Et je m'en nourris, car elle a une saveur céleste."

"Tu te nourris, peut-être, Toi, Fils de Dieu, d'une nourriture que t'apportent les anges ? Peut-être tu vis d'un pain spirituel."

"Oui, l'esprit vaut plus que le corps et pas seulement en Moi. Mais je ne me nourris pas de pain angélique. Bien plutôt de l'amour du Père et des hommes. Je le trouve aussi sur ta table, et j'en bénis le Père qui par amour m'a conduit à toi, et je te bénis de m'accueillir avec amour et de me donner l'amour. Voilà ma nourriture, avec l'exécution de la volonté de mon Père

Dans le 78eme chapitre :

Une seule chose, m'étonne : qu'II ne traite pas toute la Palestine comme Sodome et Gomorrhe ! …"

"II ne le fait pas à cause des justes qui s'y trouvent, à cause de ceux qui, sans être tout à fait justes, ont soif de justice et s'attachent aux enseignements de ceux qui prêchent la sainteté." répond Jésus.

"Alors, ils sont deux : le Baptiste et le Messie. Le premier, je le connais car je l'ai servi aussi ici au Jourdain, en lui amenant avec ma barque des fidèles sans rien demander, car lui disait qu'il faut se contenter d'un juste salaire.

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"Je suis fils de la Loi, Moi aussi. Je ne supprime pas la Loi Je vous donne lumière et force pour la suivre parfaitement."

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Parabole :

Nous sommes passés par la Décapole et la Pérée, et partout nous avons vu des agriculteurs au travail dans les champs. En certains endroits, la terre était encore occupée par le chaume et le chiendent aride, dure, encombrée de plantes nuisibles que les vents d'été avaient apportées et ensemencées en transportant les graines des déserts désolés. C'était les champs des paresseux et des jouisseurs Ailleurs, la terre était déjà ouverte par la charrue et débarrassée par le feu et la main, des pierres, des ronces, du chiendent. Et ce qui d'abord était nuisible, à savoir les plantes inutiles, voilà que par la purification du feu ou de la taille, elles s'étaient changées en choses utiles : fumier, sels utiles pour rendre la terre féconde. La terre avait pleuré sous la douleur du soc qui l'ouvrait et la fouillait et sous la morsure du feu qui passait sur ses blessures Mais elle sera plus riante au printemps et elle dira : "L'homme m'a torturée pour me donner cette opulente moisson qui est pour moi parure et beauté". 440> Et ces champs appartenaient à ceux qui savent vouloir. Ailleurs encore la terre était déjà en parfait état, débarrassée même des cendres, un vrai lit nuptial pour les épousailles de la terre et de la semence et le mariage fécond qui donne une si glorieuse moisson d'épis. Et c'étaient les champs des généreux qui ne se satisfont que de la perfection du travail.

Et bien. Il en est de même des cœurs. Je suis le Soc et ma parole est le Feu. Pour préparer au triomphe éternel.

Il en est qui, paresseux ou jouisseurs, ne me cherchent pas encore, ne veulent pas de Moi, ne cherchent qu'à jouir de leurs vices et de leurs passions mauvaises. Tout ce qui leur semble parure de verdure et de fleurs, n'est que ronces et épines qui déchirent mortellement leur esprit, l'enchaînent et en font des fagots pour les feux de la Géhenne. Pour l'heure, la Décapole et la Pérée sont ainsi... et pas elles seulement. On ne me demande pas de miracles parce qu'on ne veut pas de la taille de la parole ni de l'ardeur du feu, mais leur heure viendra. Ailleurs, il en est qui acceptent cette taille et cette ardeur, et ils pensent : "C'est pénible, mais cela me purifie et me rendra fertile en bonnes actions". Ce sont ceux qui n'ont pas l'héroïsme de faire, mais me permettent de faire. C'est le premier pas sur ma route. Il y en a enfin qui m'aident de leur travail actif inlassable. Ils font mon travail. Ils ne marchent pas, mais ils volent sur la route de Dieu. Ceux-là sont les disciples fidèles : vous et les autres disséminés en Israël

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Celui qui couve une pensée homicide est déjà homicide; si c'est le vol, c'est déjà un voleur; si c'est un adultère, il est déjà adultère; si c'est la trahison, c'est déjà un traître

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la joie sera grande parmi les justes, et qu'il y aura un paix assurée pour les hommes dont la volonté est droite

Dans le 79eme chapitre :

"Je crois que tu me connais suffisamment pour comprendre que c'est de Moi-même que je juge, et avec justice. Quand j'aime, j'aime sans me demander si cet amour peut me servir ou me desservir aux yeux du monde."

"Mais cet homme est féroce et atroce quand il blesse et tâche de nuire... Il m'a tourmenté encore ces jours passés. Il est venu ici et m'a dit... Oh! alors que j'ai déjà tant de tourment ! Pourquoi vouloir t'enlever à moi Toi aussi ?"

"Je suis le réconfort des tourmentés et le compagnon des abandonnés. C'est pour cela aussi que je suis venu vers toi."

"Oh ! alors tu sais ? ...Oh ! ma honte !"

"Non. Pourquoi ta honte ? Je sais. Et quoi ? Aurai-je un anathème pour toi qui souffres ? Je suis Miséricorde, Paix, Pardon, Amour pour tous, et que sera-ce pour les innocents ? Tu n'es pas responsable du péché qui te fait souffrir. Devrais-je m'acharner sur toi, alors que j'ai pitié d'elle aussi ?..."

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"Prie pour elle, Maître. Moi je prie... mais je ne sais pas pardonner tout à fait, et peut-être l'Éternel repousse ma prière."

"Tu as bien dit. Il faut pardonner pour être pardonné et écouté

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"C'est une malade, Marthe, une folle. Pardonnez."

"Elle est possédée du démon, Maître."

"Et, qu'est-ce que la possession diabolique, sinon une maladie de l'esprit contaminé par Satan, dénaturé au point d'en faire un être spirituel diabolique ? Comment expliquer autrement certaines perversions chez les humains ? Perversions qui rendent l'homme pire que les fauves pour la férocité, plus libidineux que les singes pour la luxure, et ainsi de suite, pour en faire un être hybride où sont fondus ensemble l'homme, l'animal et le démon ? Voilà qui explique ce qui étonne comme une monstruosité qui passe pour inexplicable en tant de créatures. Ne pleure pas. Pardonne. Moi, je vois. C'est que j'ai une vue qui dépasse celle de l’œil et du Cœur. J'ai la vue de Dieu. Je vois. Je te dis : pardonne parce qu'elle est malade."

"Et guéris-la, alors !"

"Je la guérirai. Aie foi. Je te donnerai cette joie. Mais toi pardonne et dis à Lazare qu'il pardonne aussi. Pardonne. Aime-la encore. Tiens-lui compagnie. Parle-lui comme si elle était comme toi. Parle-lui de Moi..."

"Comment veux-tu qu'elle te comprenne, Toi qui est Saint ?"

449> "Elle semblera ne pas comprendre, mais déjà mon seul Nom est salut. Fais qu'elle pense à Moi et dise mon Nom. Oh ! Satan s'enfuit quand la pensée de mon Nom arrive dans un cœur. Souris, Marthe, à cette espérance. Regarde cette rose. La pluie de jours derniers l'avait abîmée, mais le soleil d'aujourd’hui, regarde : il l'a épanouie et elle est encore plus belle car les gouttes de pluie qui restent entre les pétales lui donnent une parure de diamants. Il en sera ainsi de votre maison... Larmes et douleur maintenant et puis... joie et gloire. Va. Parles-en à Lazare pendant que Moi, dans la paix de ton jardin, je prie le Père pour Marie et pour vous..."

Dans le 80eme chapitre :

Puis-je te dire une critique à propos de l'un de tes disciples ?"

"Dis-la. S'il est juste, son jugement sera juste. S'il est injuste, il critiquera une conversion, car l'Esprit donne la lumière à l'esprit de l'homme, si c'est un homme droit; et l'esprit de l’homme, conduit par l'Esprit de Dieu, possède une sagesse surhumaine et lit ce qu'il y a dans les cœurs."

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"Oui, mais moi je garde le souvenir de ce moment. On n'oublie pas la souffrance, même quand elle appartient, au passé."

"Lazare, Lazare tu t'inquiètes de trop de choses… et si peu importantes ! Laisse faire le temps : ce sont des bulles d'air qui crèvent et disparaissent avec leurs reflets gais ou tristes. Regarde vers le Ciel. Lui ne s'évanouit pas : il demeure pour les justes."

Dans le 81eme chapitre :

"Tu es une âme qui cherche la vérité. La Vérité ne te repousse donc pas."

"Tu es la Vérité ?"

453> "Je suis le Chemin, la Vie et la Vérité. Celui qui m'aime et me suit trouvera en lui-même le Chemin sûr, la Vie bienheureuse et connaîtra Dieu, car Dieu qui est Amour et Justice est par surcroît la Vérité."

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"J'ai voulu te dire ses paroles à lui, car certainement il te les dira simplement lui-même. Il est franc." fait remarquer Joseph.

"C'est une vertu rare et que j'apprécie beaucoup." répond Jésus.

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"Gamaliel a un bon jugement. Pharisien et docteur jusqu'à la moelle des os, mais aussi honnête et juste."

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Je dis : l'homme, c'est l'homme. La mission dépasse l'homme. Mais l'homme, investi d'une mission, devient capable de l'accomplir en surhomme quand, par une vie sainte il a Dieu pour ami

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L'homme est l'éternel sauvage et l'éternel enfant. Il est frappé par tout ce qui sort de l'ordinaire. Le miracle c'est ça : une lumière que l'on agite devant des pupilles obscurcies c'est un bruit près des oreilles bouchées. Il réveille. Il appelle l'attention. Il fait dire : "Dieu est là"."

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crois si tu veux obtenir le pardon et le salut. Bienheureux dès maintenant si tu pouvais déjà croire

 

 

 

 

 

                                                    Jesus