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( d’après les visions de Maria Valtorta )

« Ne prononce pas en vain mon Nom » 

 

Il est dit : “Ne prononce pas en vain mon Nom”.

Quand le nomme-t-on en vain et qui le fait ? C’est seulement quand on le blasphème ? Non. Même quand on le nomme sans se rendre digne de Dieu. Un fils peut-il dire : “J’aime mon père et je l’honore” si ensuite, à tout ce que désire son père, il oppose des œuvres contraires ? Ce n’est pas en disant : “père, père” qu’on l’aime réellement. Ce n’est pas en disant: “Dieu, Dieu” que l’on aime le Seigneur.

En Israël, je l’ai expliqué avant hier, il y a tant d’idoles dans le secret des cœurs, il y a là aussi une louange hypocrite à Dieu, louange à laquelle ne correspondent pas les œuvres de ceux qui Le louent. En Israël, il y a aussi une tendance : celle de trouver tant de péchés dans les choses extérieures, et à ne pas vouloir les trouver là où ils sont réellement, à l’intérieur. En Israël, il y a aussi un sot orgueil, une habitude antihumaine et anti-spirituelle : celle de considérer comme blasphème le Nom de notre Dieu sur des lèvres païennes, et on y ajoute la défense aux Gentils de s’approcher du Vrai Dieu parce qu’on juge que c’est là un sacrilège.

Ceci jusqu’à présent. Maintenant il n’en est plus ainsi.

Le Dieu d’Israël est le même Dieu qui a créé tous les hommes.

508> Pourquoi empêcher ceux qui ont été créés de sentir l’attraction de leur Créateur ? Croyez-vous que les païens n’éprouvent rien dans le fond de leur cœur, quelque chose d’insatisfait qui crie, qui s’agite, qui cherche ? Qui ? Quoi ? Le Dieu inconnu. Et croyez-vous que si un païen tend de tout lui-même vers l’autel du Dieu inconnu, vers cet autel immatériel qu’est l’âme, où il y a toujours un souvenir de son Créateur, l’âme qui attend d’être possédée par la gloire de Dieu, comme le fut le Tabernacle érigé par Moïse, selon l’ordre qu’il avait reçu, le païen qui pleure jusqu’à ce qu’il la possède, croyez-vous que Dieu repousse son offrande comme une profanation ? Et croyez-vous que ce soit un péché cet acte suscité par un honnête désir de l’âme qui, éveillée par des appels célestes, dit : “Je viens” à Dieu qui lui dit : “Viens”. Croyez-vous qu’il soit saint le culte corrompu d’un Israël qui offre au Temple les restes de ses plaisirs et entre en présence de Dieu, et Le nomme, le Très Pur, avec une âme et un corps où les fautes fourmillent comme des vers ?

Non. En vérité je vous dis que la perfection du sacrilège se trouve en cet Israélite qui, avec son âme impure, prononce en vain le Nom de Dieu. C’est le prononcer en vain lorsque, et vous n’êtes pas sots, lorsque, à cause de l’état de votre âme, c’est inutilement que vous le prononcez. Oh ! Je vois le visage indigné de Dieu qui se détourne avec dégoût d’un autre côté quand un hypocrite L’appelle, quand quelqu’un Le nomme sans se repentir ! Et j’en éprouve de la terreur, Moi qui pourtant ne mérite pas ce courroux divin.

Je lis dans plus d’un cœur cette pensée : “Mais alors, en dehors des tout petits, personne ne pourra appeler Dieu, puisque il n’y a dans l’homme qu’impureté et péché”. Non. Ne dites pas cela. C’est par les pécheurs que ce Nom doit être invoqué et par tous ceux qui se sentent étranglés par Satan et qui veulent se libérer du péché et du Séducteur. Ils veulent. Voilà ce qui change le sacrilège en rite. Vouloir guérir. Appeler le Puissant pour être pardonné et pour être guéris. L’invoquer pour mettre en fuite le Séducteur.

Il est dit dans la Genèse que le Serpent tenta Ève à l’heure où le Seigneur ne passait pas dans l’Eden. Si Dieu avait été dans l’Eden, Satan n’aurait pu y être. Si Ève avait appelé Dieu, Satan aurait été mis en fuite. Ayez toujours dans le cœur cette pensée. Et, avec sincérité, appelez le Seigneur. Ce Nom est salut. Beaucoup d’entre vous veulent descendre au fleuve pour se purifier. Mais purifiez-vous le cœur sans cesse, en y écrivant par l’amour la parole : Dieu. Pas de prières menteuses. Pas de pratiques routinières. Mais, avec votre cœur, avec votre pensée, avec vos actes, avec tout vous mêmes, dites ce Nom : Dieu. Dites-le pour ne pas être seuls. Dites-le pour être soutenus. Dites-le pour être pardonnés.

509> Comprenez le sens de la parole du Dieu du Sinaï : “En vain” on prononce le Nom “Dieu” sans le changement en bien. C’est péché. Ce n’est pas “en vain” lorsque les battements de votre cœur, à chaque minute de la journée dans toutes vos actions honnêtes, lorsque le besoin, la tentation et la souffrance vous ramènent sur les lèvres la filiale parole d’amour, vous dites : “Viens, mon Dieu !” Alors, en vérité, vous ne péchez pas en nommant le Nom saint de Dieu.

Allez, la paix soit avec vous."

Il n'y a pas de malades. Jésus reste les bras croisés, adossé au mur sous le hangar où déjà descend l'ombre. Jésus regarde ceux qui partent sur leurs ânes, ceux qui s'empressent vers le fleuve, par le désir de se purifier, ceux qui, à travers champs, se dirigent vers le pays.

L'homme vêtu de rouge très sombre semble incertain sur sa décision. Jésus le tient d’œil. Finalement il s'en va vers son cheval. Il a un magnifique cheval blanc caparaçonné de rouge au dessous de la selle couverte de cabochons.

"Homme, attends-moi." dit Jésus et il le rejoint.

"La nuit tombe. As-tu où dormir ? Tu viens de loin ? Tu es seul ?"

L'homme répond : "De très loin... et j'irai... je ne sais... Au pays, si je trouve... sinon... à Jéricho ... J'y ai laissé mon escorte dont je ne me fiais pas."

"Non. Je t'offre mon lit. Il est tout prêt. As-tu de la nourriture ?"

"Je n'ai rien. Je croyais trouver un pays plus hospitalier ..."

"Il n'y manque rien."

"Rien. Pas même la haine pour Hérode. Sais-tu qui je suis ?"

"Pour ceux qui me cherchent, il n'y a qu'un nom : frères au nom de Dieu. Viens. Nous romprons le pain ensemble. Tu peux abriter le cheval sous ce hangar. J'y dormirai et te le garderai..."

"Non, cela jamais. Je dormirai ici. J'accepte le pain, mais rien de plus. Je ne mettrai pas mon corps souillé là où tu étends ton corps saint."

"Tu me crois saint ?"

510> "Je sais que tu es saint. Jean, Chouza... tes œuvres... tes paroles... La cour royale en résonne comme la coquille qui conserve le bruit de la mer. Je descendais chez Jean... puis, je l'ai perdu. Mais il m'avait dit : "Quelqu'un qui est plus que moi te recueillera et t'élèvera" Ce ne pouvait-être que Toi. Je suis venu quand j'ai su où tu étais."

Ils sont restés seuls sous le hangar. Les disciples parlent entre eux près de la cuisine et ils guettent.

Le Zélote, qui était aujourd'hui chargé de baptiser, revient du fleuve avec les derniers qui ont reçu le baptême. Jésus les bénit et puis il dit à Simon : "Cet homme est un pèlerin qui cherche un abri au nom de Dieu. Et, au nom de Dieu, nous le saluons comme ami."

Simon s'incline, et l'homme également. Ils entrent dans la pièce et Mannanen attache le cheval à la crèche. Jean, averti par un signe de Jésus, accourt, apportant de l'herbe et un seau d'eau. Pierre accourt aussi avec un lumignon à huile car il fait déjà sombre.

"Je serai très bien ici. Dieu vous récompense." dit le cavalier et puis il entre, entre Jésus et Simon, dans la cuisine éclairée par un feu de brindilles qu'on a allumé